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A Paris, le premier ministre Laurent Lamothe se félicite du vote de la loi électorale

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image Le Premier Ministre Laurent Lamothe

Le premier ministre Laurent Lamothe a déclaré mardi accueillir favorablement l’adoption la veille du projet de loi électorale à la chambre basse, alors que les parlementaires pro-gouvernementaux demandent au président de cette assemblée Jean Tholbert Alexis de ne pas acheminer le texte au Sénat, arguant que l’article 241 dudit projet a été adoptée de manière déloyale.

La bonne nouvelle c’est que la loi a été votée lundi soir, donc  on est en route vers les élections, a répondu Laurent Lamothe à une journaliste de RFI. Marie Normad dont il était l’invité ce mardi.

Mais le chef du gouvernement haïtien qui voulait sans doute envoyer un message positif à la communauté internationale, s’est, comme d’habitude, refusé à dire si les élections se tiendraient avant la fin de l’année. Le plus vite possible, s’est-il contenté de répondre.

Laurent Lamothe a indiqué que le gouvernement a tout fait pour organiser les élections, en mettant notamment à la disposition du collège électoral les frais de premier établissement, de 1.5 millions de dollars.

Ce n’est pas le gouvernement, mais le conseil électoral qui organise les élections, a dit M. Lamothe pour tenter de justifier son refus de dire si les élections auront  lieu avant la fin de l’année.

"La bonne nouvelle c’est que la loi a été votée à la chambre basse et devrait être transmise au Sénat, a dit Laurent Lamothe, exprimant ainsi une position opposée à celle des députés proches du gouvernement qui, peu après le vote, ont écrit au président de la chambre Jean Tholbert Alexis  pour lui demander de ne pas transmettre le projet de loi au Sénat.

Ces parlementaires sont remontés contre leur collègue Alexis qu’ils accusent d’avoir tenté  d’adopter de manière malicieuse et non au nom de l’assemblée, l’article 241 de la loi électorale. Une démarche déloyale  qui ne respecte pas la noblesse de la fonction de président de la chambre basse ni les règlements intérieurs de la chambre, jugent-ils, .

Les membres du PSP (Parlementaires pour la Stabilité et le Progrès) ont fait savoir que le refus du président de la chambre de donner une suite favorable à leur correspondance ne sera pas sans conséquence, car pour eux, la loi électorale est toujours en discussion à la chambre des députés.

Le 5 septembre dernier, lors de la première journée du vote du projet de loi électorale au Parlement, les députés du PSP s’étaient réjoui d’une erreur s’était glissée, dit-on dans le rapport, quand l’article 3.1, portant sur le maintien d’une direction générale au CTCEP, a été adoptée dans la même formulation qu’il a été proposé par l’Exécutif, alors qu’il avait été modifié par la commission ayant analysé le document.

Plusieurs secteurs estimaient qu’il s’agissait d’un deal politique pour permettre aux députés de l’opposition d’obtenir le vote de l’article 245, devenu 241, portant sur le mandat des sénateurs, comme ils l’espéraient, mais doutaient que les pro-gouvernementaux allaient respecter leurs promesses.

"Une erreur s’est glissée pour l’article 3.1, il peut toujours y avoir une autre erreur pour le 245", avait déclaré le ministre Ralph Théano, chargé des relations avec le parlement.

Mais pour beaucoup, le tapage de certains députés membres du bloc présidentiel PSP après le vote de la loi électorale, participerait d'un scénario, car ils ne souhaitaient pas réellement la caducité du Sénat en janvier 2011, ce qui entrainerait le départ immédiat de la chambre, au cas, il n'y a pas d'élections avant la fin de l'année.

Entretemps, l’Organisation des États Américains (OEA) a renouvelé son engagement à soutenir le processus électoral en Haïti, mais dit attendre le signal du gouvernement. Le support prendra la forme que le gouvernement haïtien aura souhaitée, a fait savoir Albert Ramdin, représentant de l’organisation hémisphérique dans le pays.

Il affirme qu’en dépit de la crise économique et financière qui frappe les pays membres de l'OEA, ils sont prêts à mobiliser des fonds pour l’organisation des élections en Haïti. On peut aussi fournir une assistance technique et aider en termes d’observation électorale, a ajouté M. Ramdin qui attend le signal d’Haïti.

En Haïti, de nombreux secteurs ne font pas confiance absolue à l'organisation hémisphérique qu'ils accusent d'avoir imposé les résultats des  présidentielles et législatives de 2011.

AHP

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