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Le Brésil, bras ouverts, attend tous les Haïtiens

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image Fernando VIdal

Il est plus facile pour un Haïtien d'émigrer au Brésil que d'y partir faire du tourisme. En visite au journal Le Nouvelliste mardi, Fernando Vidal, nouvel ambassadeur du Brésil en Haïti, a apporté des précisions sur la politique migratoire de son pays vis-à-vis des ressortissants haïtiens qui souhaitent émigrer au pays de Pelé. Tous les Haïtiens sont les bienvenus au Brésil, selon l’ambassadeur. Ceux qui arrivent avec un visa légal, comme ceux qui se présentent aux frontières du Brésil sans papiers. Tous les Haïtiens seront accueillis, intégrés et trouveront des aides à l’emploi. Leurs enfants nés sur le sol du Brésil seront brésiliens. Eux, ils pourront demander la nationalité brésilienne et faire venir leur famille. Le directeur du journal Max Chauvet, et deux journalistes, suspendus aux lèvres de l’ambassadeur, n’en revenaient pas. Explications.

 

Tout Haïtien désireux d’émigrer vers un pays étranger a une terre promise qui lui ouvre les bras : le Brésil. Le géant sud-américain a décidé d’ouvrir ses frontières à tous les ressortissants haïtiens, ce sans restriction aucune. « Même si tous les 10 millions d’Haïtiens décidaient de partir là-bas ? a demandé un des journalistes au diplomate. « Il n’y a aucun plafond, aucune exigence, aucune contrainte », a précisé l’ambassadeur Fernando Vidal. Le Brésil est disposé à octroyer le visa à tout Haïtien désireux de vivre ou de travailler sur son territoire. 

L’annonce apparut un peu surréaliste. Trop belle pour être vraie. C’est alors que l’ambassadeur a bien expliqué la situation. C’est une disposition prise sous la présidence de Lula Da Silva qui est encore en vigueur sous la présidence de Dilma Rousseff. Tout Haïtien qui veut voyager au Brésil n’a qu’à se présenter au centre de réception de demande de visa brésilien avec son passeport valide et son certificat de bonne vie et mœurs, dans un délai de quatre à huit semaines, il recevra un visa humanitaire de résidence valable pour cinq ans. 

Interrogé sur les longues files devant l’ambassade du Brésil à Pétion-Ville, l’ambassadeur Vidal a expliqué que cela va cesser. Pour deux raisons : un centre d’accueil vient d’être ouvert en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Tabarre et surtout le nombre de visas qui seront accordés par mois va passer de moins de deux cents à près de deux mille visas par mois. 

L’ambassadeur a expliqué que les ressortissants haïtiens bénéficient sans condition d’un visa de résidence à caractère humanitaire pour s’installer au Brésil. Ce visa, valable pour cinq années, donne aux migrants haïtiens l’accès aux besoins de base dans le pays de Lula Da Silva. Sitôt arrivés au Brésil, les Haïtiens ont automatiquement droit aux soins de santé, à une carte de résidence et un certificat leur permettant de travailler légalement dans le pays.  Ceux qui arrivent aux frontières, en passant par la dangereuse route de la jungle ont à leur disposition des moyens de transport gratuit pour les conduire vers les grandes agglomérations comme Sao Paulo où les possibilités de travail sont plus évidentes.

Il faut souligner que tout Haïtien arrivé illégalement au Brésil en passant par un poste frontière brésilien est automatiquement enrôlé dans le processus et son statut est légalisé. Il a les mêmes droits et avantages que ceux qui débarquent avec un visa obtenu en Haïti, rassure l’ambassadeur Vidal.

Depuis quelques années, le Brésil est l’une des destinations étrangères de prédilection pour les Haïtiens. Chaque jour qui passe, les demandeurs de visa étaient de plus en plus nombreux devant le building de l’hexagone à Pétion-Ville. Les personnes tentées par l’aventure brésilienne sont de plus en plus nombreuses. Plus de soixante mille Haïtiens vivent actuellement au Brésil. Les demandes de visa augmentent chaque mois au point que l’ambassade a dû déménager un bureau spécial qui reçoit lesdites demandes. 

Des difficultés logistiques avaient limité les services consulaires brésiliens dans la livraison de visas. Des compatriotes, déterminés à fouler à tout prix la terre brésilienne, ont préféré s’organiser avec les passeurs. Ils sont prêts à traverser toute l’Amérique du Sud et l’Amazonie pour arriver au Brésil. « L’un des objectifs des mesures du ministère des Affaires étrangères est de diminuer ce trafic illégal où les gens payent très cher pour faire le voyage », a dit l’ambassadeur, qui encourage les Haïtiens à emprunter le chemin légal. 

« Vous n’avez pas besoin d’avoir un métier ni nous garantir que vous allez en avoir un, c’est dans notre politique d’accueillir ceux qui veulent vivre chez nous », a déclaré l’ambassadeur Fernando Vidal, qui présente le Brésil comme une terre d’accueil. Le diplomate a confié au Nouvelliste que la main-d’œuvre haïtienne a la cote dans son pays. Au Brésil, il existe même des entreprises spécialisées dans l’embauchage des travailleurs haïtiens. «  Les entreprises aiment embaucher les Haïtiens. Les Haïtiens ont au Brésil la réputation d’aimer travailler, de bien faire leur boulot, d’être ponctuels et réguliers », a dit l’ambassadeur.  

L’ambassadeur présente le Brésil comme un pays où l’on aime recevoir, où l’on cultive la curiosité de l’autre. Après tout, Haïti et le Brésil se ressemblent beaucoup culturellement. Il existe des points de ressemblance entre le vaudou haïtien et le candomblé brésilien, par exemple. La peinture naïve pratiquée dans les deux pays et le carnaval sont entre autres éléments qui rapprochent les deux pays. Quant au football, n’en parlons pas. L’intégration n’est pas si difficile pour les migrants haïtiens. Même la langue n’est pas une barrière. Les Haïtiens la maîtrise rapidement et les Brésiliens découvrent avec eux le créole et le français.

Haïti bénéficie depuis plusieurs années d’une décision spéciale du Conseil national de l’immigration. Cette décision, qui vient d’être renouvelée au début de ce mois d’octobre, confère aux immigrants haïtiens un statut particulier. « Quel que soit le citoyen haïtien qui se présente au Brésil, il reçoit automatiquement le statut d’immigrant permanent à caractère humanitaire », a dit l’ambassadeur, selon qui l’Etat brésilien veut accorder aujourd’hui la priorité à l’immigration haïtienne et depuis peu aux Syriens. 

Selon les dispositions de la loi en vigueur au Brésil en faveur d’Haïti, tous les Haïtiens arrivés au Brésil ces dernières années ont été accueillis, intégrés et ont, dans leur quasi-totalité, trouvé du travail. Les enfants d’Haïtiens nés sur le sol du Brésil sont brésiliens. Les parents peuvent à ce titre demander la nationalité brésilienne. Un membre d’une famille haïtienne installé au Brésil peut faire venir les autres membres du clan familial. Un(e) Haïtien (ne) marié (e) à un ressortissant du Brésil acquiert rapidement la nationalité brésilienne.

Le statut légal des Haïtiens est si enviable au Brésil que des francophones venus d’Afrique se font passer pour des Haïtiens, quand ils arrivent au Brésil, a déclaré l’ambassadeur Fernando Vidal.  Louis Joseph Olivier Source Le nouvelliste



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