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TPS/Extension: La diaspora mobilisé

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image Réunion de la Diaspora

Donald Trump, surfant sur la mésaventure des Clinton en Haïti, avait promis d’être le champion des Haïtiens. Au bureau Oval aujourd’hui, le président Américain regarde ailleurs. Il n’a pas désigné un nouvel ambassadeur pour remplacer Peter Mulrean et s’est emmuré dans le silence par rapport au TPS. Sur son bureau, il y a désormais une recommandation de l’immigration contre l’extension de cette disposition concernant près de 60 000 Haïtiens. Inquiets, des activistes, des législateurs américains, démocrates et républicains appellent à l’extension du TPS.

« Au regard des conditions difficiles en Haïti, nous requérons une extension du TPS qui expirera le 22 juillet 2017 pour certains Haïtiens qui vivent aux Etats-Unis. Une extension est nécessaire pour permettre à Haïti de se remettre pleinement des dommages du tremblement de terre du 12 janvier 2010 et de l’ouragan Matthew », ont appelé 16 sénateurs démocrates américains dans une correspondance aux chefs du département d’Etat et de Homeland Security, Rex Tillerson et John Kelly, mercredi 26 avril 2017.

Plus de sept ans après le tremblement de terre qui a provoqué une crise humanitaire, Haïti ne s’est pas encore remis. Ce désastre naturel, qui a fait des dégâts de plus de 7,8 milliards de dollars américains, a causé la mort de 200 000 personnes, fait plus de 300 000 blessés, a aussi provoqué des millions de déplacés. L’épidémie de choléra qui a fait 10 000 morts et plus de 800 000 infectés a compliqué la situation en Haïti, ont expliqué les sénateurs américains dans cette lettre. L’ouragan Matthew, en octobre 2016, a aggravé une situation déjà désastreuse. Les trombes d’eau et les vents violents ont provoqué des pertes estimées à 1,7 milliard de dollars US. L’ouragan a affecté 2,1 millions d’Haïtiens, dont 900 000 enfants. Et 1,5 million de personnes ont besoin d’une aide humanitaire, ont détaillé les sénateurs américains, démocrates et républicains.

Pour ces 16 sénateurs, Haïti n’a pas les moyens de prendre en main 50 000 Haïtiens qui avaient sous le TPS. « L’extension du TPS est appropriée », ont-ils souligné. Par rapport aux innombrables défis auxquels Haïti est confrontée, les Etats-Unis devraient prioriser une assistance au relèvement de ce pays, ne devraient pas renvoyer des Haïtiens dans un pays ne disposant pas de capacité pour les accueillir. « Nous demandons que soit pris en compte la situation humanitaire quand sera considérée l’extension du TPS », ont appelé dans la correspondance, les sénateurs Bill Nelson et Robert Mendez, signée par les Cory Booker (D-NJ), Sherrod Brown (D-OH), Chris Coons (D-DE), Dick Durbin (D-IL), Dianne Feinstein (D-CA), Al Franken (D-MN), Kirsten Gillibrand (D-NY), Tim Kaine (D-VA), Patrick Leahy (D-VT), Ed Markey (D-MA), Jack Reed (D-RI), Chuck Schumer (D-NY), Elizabeth Warren (D-MA) and Ron Wyden (D-OR).

Cette correspondance intervient après celle ayant presque la même teneur envoyée le 24 avril par des congressmen. Elle a été signée par le sénateur républicain Marco Rubio. La correspondance des sénateurs démocrates intervient après celle de plusieurs congresmem, quelques jours après un rapport de James Mc Cament, directeur de l’agence américaine de l’immigration et de la citoyenneté  recommandant l’arrêt du TPS le 22 juillet 2017. La situation en Haïti ne justifie plus le TPS, avait indiqué ce rapport qui a proposé une extension jusqu’au mois de janvier 2018 pour un départ organisé des Haïtiens.

« Il est con », a réagi Frederica Wilson,  congreswoman de Miami. « M. Trump a besoin d’envoyer un task force du département d’Etat pour effectuer une évaluation sur le terrain et il arrivera à la même conclusion que moi », a poursuivi la congreswoman, citée par le Miami Herald. Pour faire dérailler les recommandations du rapport de James Mc Cament, Frederica Wilson en appelle au chef de l’Etat haïtien, Jovenel Moïse. « La seule chose qui arrêtera cela c’est que le président Haïtien  dise qu’il ne peut pas accepter  50 000 personnes. Il doit dire qu’il n’y a aucun endroit où ils peuvent aller. Nous avons une crise de logement depuis le séisme du 12 janvier et il y a encore des gens dans des cités de tentes », avait indiqué la congresswoman Fredericka Wilson.

La situation humanitaire ne devrait pas constituer le principal argument du gouvernement dans son action pour le renouvellement du TPS, a confié au journal une source dans la diplomatie haïtienne. Après le séisme, beaucoup d’argent promis n’a pas été débloqué. Par rapport à l’argent reçu, il y a eu beaucoup de griefs et de critiques. Le Congrès américain avait lui-même épinglé l’USAID et la Croix-Rouge américaine. « Le président Jovenel Moïse peut solliciter l’extension du TPS comme un service à son homologue Donald Trump dans le cadre de son plan d’action pour reconstruire Haïti après le séisme du 12 janvier, après l’ouragan Matthew », a expliqué cette source diplomatique au journal. Emmuré jusqu’ici dans le silence, l’exécutif lance des signaux sur  ce que sera sa ligne sur ce dossier. « Il est dans l’intérêt national que le président et le gouvernement prennent des dispositions pour entrer en contact avec les autorités américaines pour voir les possibilités d’une prolongation du TPS. Cela a été discuté. Le gouvernement va jouer sa partition et demander une extension », a insisté Guichard Doré, conseiller spécial du président Jovenel Moïse. Il a souligné l’importance de la diaspora, son apport à l’économie haïtienne.

« Le président Jovenel Moïse aurait dû y penser lui-même sans l’avis de congresswoman Fredericka Wilson », par rapport aux risques que 58 000 Haïtiens soient déportés manu militari après avoir vécu si longtemps aux Etats-Unis, a estimé Marlène Bastien, responsable de Fanm Ayisyen Miami, interrogée par le journal. « Ce serait décevant si le président Jovenel Moïse ne verrait pas l’importance et l’urgence  de son intervention auprès du président Donald Trump.  Le président Jovenel Moïse doit agir vite, car Haïti n’a ni la capacité d’absorber 58 000 ressortissants et ne peut se permettre le luxe d’ignorer les milliards de dollars que ces rudes travailleurs envoient au pays », a-t-elle souligné. C’est  une recommandation  sans fondement, anti-famille et anti-immigrant. Seul un gouvernement cruel et sans cœur peut prétendre qu’Haïti a totalement récupéré après ces catastrophes naturelles.  Nos frères et sœurs mènent un combat quotidien pour survivre. 

L’administration Trump n’a pas le droit d’ajouter à leur misère.  Il y va de leur intérêt de renouveler le T.P.S. pour 24 mois et laissez ces rudes travailleurs, pères et mères de famille vivre en paix,  a confié Marlène Bastien. La mobilisation pour le renouvellement de TPS se fait au niveau local et national.  Hier soir, nous avions fait salle comble à notre bureau de Little Haiti, où Noir et Blancs , jeunes et vieux ont travaillé pendant des heures pour développer une stratégie à court terme et à long terme pour le renouvellement du TPS.  Nos frères et sœurs en Haïti peuvent nous aider en utilisant les réseaux sociaux, et en participant à des manifestations de rue, même en Haïti.  Les Haïtiens détenteurs du TPS sont en train de vivre un cauchemar, il faut les aider.  Il y va de leur survie autant que la vôtre en Haïti!, a appelé Marlène Bastien. 

Source Le Nouvelliste



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