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Tapis rouge pour Jovenel Moïse à Miami

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La Chambre de commerce haitiano-américaine de la Floride (HACCOF), de concert avec la Banque de la République d’Haïti et le Bureau du commissiner de Miami Dade County, a  déroulé le tapis rouge le samedi 17 juin 2017 au JW Marriott  Miami 1109 Brickell Avenue, à l’occasion de la soirée de gala présidentiel organisée pour clôturer de la meilleure façon le sommet des affaires haitiano-americains et accueillir le président de la République d’Haïti, M. Jovenel Moïse et son épouse, Martine Moïse, invités d’honneur à cette soirée. Quasiment rien ne manquait à cette soirée qui réunissait entrepreneurs,  professionnels, artistes, hauts cadres, hommes et femmes politiques  d’Haïti et de la diaspora sous les lumières tamisées du centre de convention du luxueux hôtel de Brickell Avenue. Entre les conciliabules, les poignées de main et les sourires familiers des chic invités, la musique apaisante et les fréquentes dégustations, on ne voyait pas passer le temps. 

8h45, plus de deux heures après l’arrivée des premiers invités, la délégation présidentielle s’amène et le maître de cérémonie, Ted Lozama, donne le coup d’envoi de cette soirée de gala appelée à marquer une nouvelle ère dans les relations économiques, financières,  politiques entre Haïti et sa diaspora. Le révérend pasteur Kenny Félix était appelé pour  faire la prière de bénédiction. Le clou de la soirée, à côté de la présence du chef de l’Etat haïtien, reste sans conteste, la présentation par le président de la  HACOFF, M. Jeff Lozama, de 20 jeunes professionnels haitiano-américains âgés entre 20 et 40 ans qui ont reçu une distinction des organisateurs de la soirée pour ce qu’ils représentent en termes d’honneur et d’espoir pour la communauté de la diaspora et pour Haïti. 

Ils répondent aux noms de : Alain Lemaire (célèbre chef cuisinier) ; Alix Alexis (analyste financier), Alix Désulmé (conseiller municipal de North Miami), Davidson Toussaint (entrepreneur), Duply Paul Étienne (spécialiste en construction), Gaétane Saint-Victor (travailleuse sociale) ; Germain Bébé (gestion à but non lucratif) ; Hudson Robillard (comptable certifié) ; Joaklin Raphael (gestion à but non lucratif) ; Jennifer Lovelace (infirmière) ; Katia Phlipeaux) (administration publique) ; Magdaleina Joseph (professeur sciences infirmières à l’université) ; Norma jules (gestion à but non lucratif);  Sandra Pierre (entrepreneur marketing); Vanessa Joseph (avocat) ; Pedro Gassant (avocat) ;  Richard T. Champagne (avocat) ; Samuel Ludington (gestion à but non lucratif) ; Volmar Volcy (gestion à but non lucratif) ; Webber J. Charles (educateur).

Ces jeunes, qui évoluent dans des secteurs clés, selon le président de la HACCOF  Jeff Lozama, expriment la volonté de s’engager dans le processus de modernisation du pays.  Ils sont en mesure d’agir en vue de contribuer au développement économique d’Haïti, en renforcer le capital humain et appuyer les entreprises haïtiennes, indique M. Lozama, qui estime que le sommet  doit représenter un véritable tournant dans les relations d’affaires entre Haïti et la diaspora. 

Dans ses allocutions de circonstance, Jeff Lozama n’a pas manqué non plus de saluer les responsable de la BRH qui a mis une salle à la disposition des institutions financières privées et publiques pour qu’elles puissent présenter leurs produits aux participants qui souhaitent investir en toute sécurité en Haïti. Ce sommet, dit-il, a été aussi l’occasion pour la chambre d’honorer deux personnalités d’origine haïtienne occupant des postes importants au niveau de multinationales américaines. Il s’agit de Pascal Desroches, vice-président de Turn Broadcasting Système Inc. Et Rudy Brioché, l’un des vice-présidents de la Compagnie Comcast Corporation dont la valeur est estimée à 200 milliards de dollars. Ces deux récipiendaires sont des modèles de réussite pour les jeunes qui représentent l’avenir du pays. S’adressant au président haïtien, Jovenel Moïse,  le numéro 1 de la HACCOF Jeff Lozama, parlant au nom de la diaspora haïtienne aux États-Unis, a fait savoir aux autorités haïtiennes que la diaspora réitérait son serment de se connecter, de s’engager et d’investir en Haïti. « Toutefois, elle réclame sa pleine et entière intégration dans les affaires de la nation. Elle réclame ses droits de représentation et de reconnaissance en tant que filles et fils d’Haïti vivant en terre étrangère ».

Jovenel présente son bilan au sommet

Comme à chacune de ses prises de parole en public, le président de la République, Jovenel Moïse, n’a pas fait dérogation à la règle, en présentant à l’assistance du gala, le bilan de ses cinq premiers mois au timon des affaires. Le Chef de l’État haïtien a pendant une cinquantaine de minutes présenté de manière assez copieuse de ses réalisations à la tête du pays et donné un aperçu des grands projets qu’il compte mener à terme avant la fin de son mandat. 

Du point de vue des infrastructures routières, le président Moïse a mis en relief les travaux qu’il a réalisés dans la commune de Delmas de concert avec la mairie de cette commune. Plusieurs routes ont été réparées,  clame-t-il, dont celle du tronçon J-B Dessable/ route de Delmas jusqu’à l’aéroport ; le tronçon Maïs-Gaté reliant  l’aéroport à Delmas 33. Il promet d’asphalter toute la commune de Delmas avant la fin de son mandat.

Des travaux ont repris sur la route Cayes/Jérémie, pour la construction des cinq premiers km sur les 20 km au total que compte ce tronçon. Le président a promis  de finir d’ici la fin de l’année le reste des travaux de ce tronçon aux frais de l’État, si les bailleurs internationaux qui se sont engagés dans cet ouvrage auraient décidé de suspendre leur financement. Le département du Nord-Ouest n’a bénéficié d’aucune infrastructure routière depuis plusieurs décennies. Il a promis de construire la route Kafou Jof/Anse-à-Foleur pendant son mandat.

Energie

Aucun  pays ne peut prétendre au développement sans une politique de l’énergie viable. «  Haïti est un pays au même titre que tous les autres, pourquoi dans les zones industrielles des grandes villes du pays, on ne dispose que de quatre heures d’électricité par jour ? Pourquoi aujourd’hui encore, à l’heure des énergies renouvelables, c’est toujours le mazout et le pétrole qui alimentent le réseau électrique haïtien ? s’est interrogé l’ex-entrepreneur d’AgriTrans.

Face à cette situation, Jovenel Moïse propose une nouvelle vision pour développer le secteur énergétique haïtien en se basant sur trois décrets de loi  du président Martelly. Le chef de l’État promet de faire appliquer ces décrets pour permettre de distinguer la production, le transport, la distribution et la commercialisation du courant électrique.

Haïti a besoin de plus de 1000 MGW de courant et ne produit que 290 MGW. La dernière ligne de réseau de distribution de courant à avoir pris naissance dans le pays date de Dumarsais Estimé et a été inaugurée en 1970 sous le gouvernement de François Duvalier. Il s’agit de la ligne de haute tension sortant du barrage de Péligre pour arriver à Port-au-Prince et qui mesure 52 km. Aujourd’hui Haïti a besoin de 600 km de réseau de lignes de haute tension et 4200 km  de réseau de moyenne et basse tension.

« Je prends la décision de construire le réseau électrique national qui va coûter 250 millions de dollars »., a fait valoir le chef de l’État  qui croit aussi que pour  produire de l’énergie de consommation en Haïti, il faudra mettre en valeur toutes les formes d’énergie dont  dispose le pays telles  que disposons, l’énergie éolienne, l’énergie solaire, l’énergie hydroélectrique, la biomasse et l’énergie à base de gaz naturel.

Le locataire du Palais national a pris la décision solennelle d’annoncer qu’avant la fin de l’année 2017, l’État et le secteur privé doivent trouver  un accord pour que le pays dispose de 700 MGW de courant. Il se donne un délai de 18 à 24 mois pour que le pays ait du courant comme tous les autres pays. À ce niveau, le président distingue trois catégories d’énergie : énergie rurale, énergie de village et énergie pour les grandes villes.

En ce qui a trait à l’énergie rurale, la localité de Lagrange dans l’Artibonite est déjà électrifiée à partir d’énergie solaire, confie le président devant une assistance apparemment épatée par les réalisations précoces du chef de l’executif. Dans la commune des Irois dans la Gran’Anse, un système hybride de 165 kw qui donnera l’électricité dans cette commune 24 heures sur 24 indique le président qui a sensibilisé l’assistance à la nécessité d’un réseau électrique fiable.

Chaque année, l’État subventionne l’électricité d’Haïti à hauteur de 250 millions de dollars. Sur chaque 100 kw achetés, l’État paye 85 kw et ne touche que pour 22 kw. D’où la nécessité pour l’État de sortir du système post-payé pour aller dans le système pré-payé. À ce sujet, le président a fait un clin d’œil au secteur privé (la diaspora surtout) qu’il invite à embrasser ce projet qui, selon les calculs d’experts, coûtera entre 70 et 90 millions de dollars US et dont le taux de recouvrement est de 100%.

Le projet-phare présenté à l’assistance du gala par M. Moïse est une route périphérique qui sort de Léogâne, traversant Pétion-Ville, Laboule Tabarre, Croix-des-Bouquets pour arriver à Cabaret. Selon les explications du président,  une étude de préfaisabilité sur cet ouvrage révèle que ce projet coûtera entre 500 et 600 millions de dollars et mesurera 80 km, dont 8 km de ponts à 6 voies (3 à l’aller, 3 au retour). Cette route sera fréquentée par une flotte de 24 mille véhicules chaque jour. Si chacun de ces véhicules devait payer 5 dollars chaque jour, cela donnerait 120 mille dollars. 

Un tel projet est réalisable au dire de Jovenel Moïse qui préconise à cet effet la technique d’affaires très prisée en Amérique et en Europe, le Build Operate Transfer (BOT). Il consiste en système de financement  où les prêteurs acceptent de financer un projet en se basant uniquement sur sa rentabilité et sa valeur propre. Le remboursement du prêt dépend principalement du cash-flow généré par le projet lui-même, de sorte que la capacité du projet à générer des revenus qui serviront au remboursement du prêt constitue la pierre angulaire du project financing.

Le président dit compter sur la BRH pour assurer la promotion de ce genre  d’investissement privé pour qu’après six ans, on laisse un pays meilleur à la génération à venir. La banque centrale ne peut pas se permettre de jouer seulement un rôle de censeur dans la finance. Elle doit faire en sorte que l’argent circule mieux dans le pays.

La caravane

Il a fait un grand rappel des difficultés que la caravane a rencontrées avant de prendre sa vitesse de croisière. Débutée avec seulement 18 équipements le 1er mai, la Caravane dispose aujourd’hui de plus de 200 équipements agricoles. Ces équipements ont déjà curé 197 km de canaux et de grandes avancées ont été faites dans le drainage des terrains. 220 km de route sont déjà réhabilités dans la Vallée de l’Artibonite et le travail continue.

Les travaux prévus pour trois ans dans le cadre de ce projet dans la Vallée se sont réalisés en moins de cinq mois, se réjouit le président qui a fait un bref passage sur le dossier de TPS qui soulève de nombreuses inquiétudes chez les Haïtiens de la diaspora et ceux d’Haïti aussi. Dans le souci de calmer les appréhensions que suscite l’annonce la fin prochaine du délai de séjour aux États-Unis des Haïtiens détenteurs du TPS, le président a laissé entendre qu’il n’est pas concevable que les États-Unis déportent d’un coup 60 mille compatriotes. Il va y avoir des études au cas par cas de la situation de cette catégorie et voir quelle solution négociée peut y être trouvée. On y travaille, dit-il.

Il a aussi analysé le problème de l’identité en Haïti. Faire un passeport en Haïti depuis ces deux dernières décennies équivaut à une descente aux enfers, à cause de la concentration de ce service. Haïti a une demande estimée à 1200 passeports chaque jour, alors que le service d’immigration ne produit que 500. Pour corriger ce problème, l’administration Jovenel/Lafontant a ouvert plusieurs centres de réception et de livraison de pièces d’identité dans 17 régions du pays.  Fort des changements apportés dans le système de fabrication et  distribution, le service est passé de 500 passeports par jour à 2500, a expliqué Jovenel Moïse, qui a donné la garantie que d’ici la fin du mois de juin, l’État haïtien livrera à leurs détenteurs respectifs les 20 000 passeports en attente.  

Le problème de train de vie dispendieux de l’État haïtien avec l’achat de  véhicules de luxe constitue aussi un autre problème auquel le président Moïse se propose d’apporter une solution. Selon les dernières mesures prises par l’actuelle administration et qui seront en vigueur dans le budget rectificatif, le prix d’un véhicule de l’État ne doit pas excéder 3.5 millions de gourdes ou 48 000 dollars américains.

Contre les problèmes de l’insécurité et du  foncier qui constituent des  obstacles majeurs à l’investissement, le chef de l’exécutif promet de les résoudre avant trop longtemps. Pour pallier l’insécurité, il convient de résoudre le problème des motos, le principal atout des bandits. Il faut pouvoir identifier toutes ces motos. À cet effet, 325 000 plaques sont disponibles pour les 500 000 motos du pays. Et avant la fin de cette année, on va enregistrer toutes les motocyclettes du pays, annonce le président qui a louangé la collaboration du pouvoir législatif avec l’exécutif. 

Après le discours fleuve du Président, des cadeaux lui ont été offerts par la HACCOF. Le commissionnaire de Miami Dade lui a remis les clés de la ville. La première dame Martine Moïse a été aussi l’objet de gâteries des responsables de la HACCOFF. 

Le  couple présidentiel a eu le privilège de remettre les distinctions aux 20 jeunes brillants professionnels haitiano-américains qui ont été très applaudis par l’assistance avant que l’orchestre Tabou Tabou ne prenne le relai pour mettre l’animation, faire danser tous  les invités et clôturer en beauté le sommet. 

Cyprien Garry source le nouvelliste


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