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Sang non testé : les réactifs sont arrivés, informe la Croix-Rouge haïtienne

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Dans un communiqué publié mardi, la Croix-Rouge Haïtienne tente de se sortir du scandale sanitaire de ces dernières semaines quand les malades devaient signer une décharge pour accepter du sang non testé pour certaines pathologies.

La Croix-Rouge haïtienne, dans un communiqué rendu public, mardi 29 août 2017, informe le public que « les réactifs nécessaires pour les tests réguliers seront livrés à Port-au-Prince ce mercredi à compter de midi, selon confirmation reçue d’un responsable de la maison de commande ». « Cette commande est en stock suffisant pour les trois prochains mois. Un autre stock, en provenance de la République dominicaine, pour utilisation durant cette semaine, était déjà au CNTS depuis hier et a permis de répondre aux différentes demandes par des tests réguliers », a indiqué la Croix Rouge haïtienne. 

« Fière de son engagement quant à sa mission d’auxiliaire de l’Etat dans le domaine humanitaire, la Société nationale de la croix-rouge haïtienne (SNCRH) prend acte de l’intérêt manifesté de la population, des directeurs d’opinions et la Une du Nouvelliste du 28 août 2017 concernant la transfusion sanguine », lit-on dans ce communiqué de la Croix-Rouge qui a apporté une précision. 

« La Croix-Rouge haïtienne tient à préciser qu’en dépit de la carence de réactifs mentionnée dans l’article du doyen de la presse haïtienne, le sang livré durant cette période a toujours été testé pour l’hépatite B (tests rapides) et pour tous les autres agents infectieux, HIV, HEPATITE C, SYPHILIS, HTLV1 ET 2 (tests réguliers) », selon le communiqué. 

« Le test rapide est une option d’urgence QUI GARDE TOUTE SA FIABILITE. Faute de réactifs coutumiers utilisés régulièrement pour le dépistage de l’hépatite B, des tests rapides ont été effectués avec l’autorisation du médecin traitant et le consentement du patient pour toute livraison urgente de sang. Cette procédure ne remet pas en question la fiabilité du sang livré », a souligné la Croix-Rouge haïtienne.

 « La Croix-Rouge a dit au docteur de ma mère qu’il doit endosser la responsabilité  de recevoir le sang disponible parce qu’il n’y a pas d’appareil pour tester l’hépatite dans le sang », a confié Elsa Benjamin, rencontrée lundi au centre de transfusion de la Croix-Rouge. Le docteur a refusé et Elsa Benjamin a dit s’être « résignée » à recevoir ce sang pour sauver la vie de sa mère.

« Il n’y a pas un problème de sang. Il y a un problème de test. Actuellement, nous n’avons pas de réactif pour l’hépatite B. Nous en avons très peu pour l’hépatite C », avait confié au journal le président de la Croix-Rouge haïtienne, le Dr Guito Jean-Pierre dimanche après-midi. « Pour le VIH, il n’y a pas de souci, nous faisons le quick test, mais il faut quand même que la personne accepte », avait-il poursuivi, expliquant que sans les réactifs, la Croix-Rouge haïtienne ne peut pas utiliser ses machines, ses automates pour faire des tests plus poussés.

Le patron de la Croix-Rouge haïtienne a expliqué que son institution est « sous sous récipiendaire (SSR)», qu’elle n’a pas d’argent, qu’elle ne place pas de commande. La situation actuelle est imputable au Fonds mondial, gestionnaire de beaucoup de dossiers, dont la malaria, la tuberculose, le VIH après le départ du Pepfar, avait expliqué Guito Jean-Pierre, soulignant que la Croix-Rouge haïtienne dispose d’une ligne budgétaire de 1,7 million de dollars auprès du Fonds mondial, qui, « parait-il », n’a pas placé à temps les commandes pour l’acquisition de réactifs.

« J’ai pas fait de scandale ni donné de conférence de presse. J’ai préféré gérer ça », avait dit Guito Jean-Pierre, qui dit être fatigué de faire du « patching », du bricolage et de quémander pour faire fonctionner correctement le service de transfusion sanguine. « J’ai documenté 21 cas de rupture avec le Fonds mondial qui ne délivre pas à temps depuis le début de l’année. Vous n’avez pas eu écho de cela parce que j’ai réagi en tant que Croix-Rouge en appelant un partenaire pour trouver une aide financière. Il n’y a plus d’argent. Il n’y a plus rien que je puisse faire. J’ai fait trop de patching. A plusieurs reprises, c’est la Croix-Rouge coréenne qui nous a donné de l’argent pour acheter des intrants », avait insisté Guito Jean-Pierre, optimiste cependant quant à une amélioration dès la semaine prochaine après des réunions avec le MSPP et des cadres du Fonds mondial.

Interrogé sur la situation des médecins et des patients qui doivent accepter les risques en recevant des pochettes de sang de la Croix-Rouge haïtienne, le Dr Jean Pierre a expliqué qu’en donnant le sang, il y a une prise de risque. « Je prends un risque et je dois avoir une décharge de responsabilité », avait dit le responsable de la Croix-Rouge haïtienne. Le patron de la Croix-Rouge haïtienne avait toutefois souligné que les médecins n’ont pas été contraints de signer pour le quick test.« Ils n’ont pas été obligés de signer. Ils peuvent ne pas signer. C’est au patient qu’appartient cette responsabilité. Il peut se faire conseiller par son médecin », a indiqué le président de la Croix-Rouge, estimant qu’il ferait transfuser sa propre fille si la vie de celle-ci était en danger faute de transfusion.

Roberson Alphonse source le nouvelliste




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