Accueil | Nouvelles | Sante | Journée Mondiale du Sida:« Sommes-nous sur la bonne voie? »

Journée Mondiale du Sida:« Sommes-nous sur la bonne voie? »

Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image Commémoration de la Journée mondiale de lutte contre le Sida en Haïti ce 1er décembre 2016. Sur une même table, nous avons Daphné Delsoin et Gabriel Timothée, respectivement Ministre et Directeur Général de la Santé Publique et de la Population (MSPP), ac

Ce premier décembre, les PVVIH en Haïti ont dénoncé la stigmatisation dont elles sont l’objet. Elles sont discriminées même par leurs médecins traitants. La ministre de la Santé, de son côté, a soulevé ses préoccupations au sujet de la prise en charge de la maladie. « Sommes-nous sur la bonne voie ? », s’interroge le Dr Daphnée Benoît Delsoin qui demande pourquoi les PVVIH d’Haïti n’ont pas encore accès à des médicaments qui sont plus efficaces que ceux qui sont disponibles dans le pays…

 Au centre de convention de la BRH, le décor est bien planté ce jeudi 1e décembre pour commémorer la Journée mondiale du sida en Haïti. Des affiches indiquant le thème de la commémoration « Leve men pou sida kaba »  fuse de toutes parts. La salle n’est pas pleine, mais les personnes vivant avec le virus, les partenaires œuvrant en Haïti dans la lutte contre le sida, des membres du gouvernement ont fait le déplacement.

En présence des représentants de l’Onusida en Haïti, du fonds mondial qui finance des programmes de lutte contre la pandémie, du PEPFAR, la ministre de la Santé publique et de la Population, le Dr Daphnée Benoît Delsoin, a exprimé ses préoccupations, ses craintes…

« Pourquoi faut-il attendre des années avant d’accéder à de puissants médicaments comme le dolutegravir, passés en première ligne dans beaucoup d’autres pays… Voilà, chers partenaires, chers collaborateurs, les préoccupations dont je voulais vous faire part», a déclaré la ministre de la Santé publique et de la Population lors de son intervention.

Depuis le début du siècle, on utilise très peu de molécules actives parmi une vingtaine commercialisées dans le monde. « Nous utilisons en première ligne des molécules dont on connaît la très fragile  barrière génétique. Elles ne sont plus en première ligne dans la majorité  des pays », a affirmé la ministre Delsoin qui a plaidé pour l’intronisation en Haïti des méthodes de prévention combinée, la PrEp. 

La prophylaxie pré-exposition (PrEP) est une nouvelle stratégie de prévention du VIH. Son principe est simple : il s’agit de proposer à une personne qui n’a pas le VIH, qui n’utilise pas systématiquement le préservatif lors de ses rapports sexuels et qui est à haut risque de contracter le VIH, un médicament actif contre ce virus afin de réduire, voire d’empêcher le risque de le contracter.

En Haïti, la situation du sida, malgré les efforts consentis tant par les organisations internationales que par le gouvernement haïtien, demeure très préoccupante, fait remarquer la première dame de la République, Ginette Michaud Privert.

Haïti est au rang des pays les plus affectés dans la Caraïbe et de l’Amérique latine avec un taux de prévalence de 2, 5%. Bien que les niveaux d’incidence soient en léger recul, soit 2,2%. Selon les dernières estimations, les femmes représentent 59% des adultes vivant avec le VIH. Les jeunes de 15 à 24 ans comptent plus d’un tiers de tous les niveaux cas d’infection dus au VIH, avec une séroprévalence trois fois plus élevée chez les jeunes filles que chez les jeunes garçons. 18% des enfants haïtiens sont devenus orphelins, dont 9% du Sida.

Fort de ces constats, Ginette Michaud Privert fait appel à la conscience générale. « Chaque Haïtien doit avoir cette détermination de lutter contre cette maladie », a dit le médecin, soulignant que la prévention est indispensable, particulièrement chez les femmes enceintes et les jeunes.

En 2030, souligne le directeur général du MSPP, l’objectif poursuivi est d’arriver à avoir « zéro nouvelle infection, zéro décès lié au sida, zéro stigmatisation ». Cette route semble très loin. 

Malgré les campagnes de sensibilisation, explique les PVVIH disent être victimes de discrimination et de stigmatisation. «  Même les médecins qui les soignent ne les épargnent pas », a témoigné Roseline Benoît, PVVIH qui a pris la parole à la cérémonie. Elle explique qu’elle a été la cible des campagnes de stigmatisation. Son enfant, pour être accepté à une école de la capitale, devait, à la demande soutenue de la direction de l’école, d’apporter les résultats de son test de dépistage.

 « Il faut que cela cesse. Une personne vivant avec le VIH est une personne à part entière, qui doit vivre sa vie », a-t-elle déclaré, indiquant que depuis 1994 elle vit avec le virus dans son sang. 

Dans un comuniqué, le président provisoire, Jocelerme Privert, appelle à la solidarité et au sens de responsabilité, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’épidémie du Sida. Il a tenu à saluer le courage des personnes infectées par le virus ainsi que les professionnels de santé pour leur travail de sensibilisation.

Il estime que tous ensemble, nous pouvons arriver à éradiquer la maladie d’ici 2025, moyennant un comportement responsable de tous, personnes infectées et autres acteurs de la chaîne.

Edrid St Juste source le nouvelliste



Audionow:
Etats Unis: 641.552.5200 712.432.7000 712.432.9945 Canada: 438.795.4395 514.900.6012 Bresil 021 40 42 11 31 France: 01.90.14.14.75 Republique Dominicaine 849.936.7140 Mexique 08.99.27.46.700
Studio: 718) 355-9853 / (718) 303-2551 / (509) 2813-9450 / (509) 2813-9452 / (509) 2813-9456 Adresse: 45, Rue Chavannes Port au Prince, Haiti
Email: radiocaraibesfm<at>yahoo.fr
Tél: (509)4300-4300 / 3701-4300
WhatsApp: (509) 3701-4300

  • email Envoyer par email à un ami
  • print Version imprimable
  • Plain text Texte complet
Notes
Pas de note pour cet article
Estimez cet article
0