l'Espagne trébuche sur l'Italie (1-1)
Antonio Di Natale, auteur de l'ouverture du score pour l'Italie. | (AFP/CHRISTOF STACHE )
Les amateurs de beau football tiennent leur première «plus belle rencontre de l’Euro». Il y en aura sans doute d’autres, mais le match nul entre l’Espagne et l’Italie (1-1) place déjà le curseur assez haut sur l’échelle de la qualité de jeu. L’Espagne, championne du monde et championne d’Europe en titre, peut s’estimer heureuse de s’en tirer à si bon compte face à des Italiens toujours aussi experts en matière de replacement défensif, de faute utile à 35 mètres de leur but et de maîtrise du hors-jeu.Mais, loin de ses canons historiques, cette squadra azzurra met en avant bien d’autres qualités offensives. Un appétit de jeu plutôt frais, étonnant.
Séduisante, l’Italie ouvre la marque par Di Natale, entré en jeu cinq minutes avant à la place du toujours aussi lunaire Balotelli. Sur une merveille de service dans la profondeur de Pirlo, Di Natale trompe Casillas d’un tir croisé du droit (61e). Pas mal pour un gaucher.
Surtout au lendemain d’un Allemagne - Portugal (1-0) aussi puissant qu’un bon somnifère.Entré en jeu sur le tard, Torres, aussi emprunté qu’un couloir de bus parisien, rate deux fois l’occasion de donner la victoire à l’Espagne (75e, 85e).
La conclusion de cette partie de belle qualité concerne les Bleus. Bon courage à eux s’ils doivent croiser l’un de ces deux adversaires dans un quart de finale assez probable.
Le fantasque attaquant italien s'est encore signalé sur la pelouse de Gdansk mais pas forcément pour ses talents de buteur. D'abord passablement énervé sur le pré, mulipliant les mauvais gestes en première période, il a ensuite sombré dans le ridicule sur une action qui va amener son remplacement quasi-immédiat. Le champion d'Angleterre avait pourtant réussi à chiper le ballon à Sergio Ramos avant de partir tout seul au but. mais pour une raison inexpliquée et sans doute inexplicable, Balotelli a soudainement coupé sa course à quelques d'Iker Casillas sorti à sa rencontre dans la surface de réparation. Ramos parti à la chasse est même parvenu à pousser la balle en corner. Le sélectionneur italien sans doute fâché du comportement de son joueur, l'a remplacé trois minutes plus tard par Di Natale qui parviendra à marquer sur sa deuxième action franche. Pas sûr que le joueur de Manchester City retrouve de sitôt une place de titulaire dans l'équipe d'Italie.
LeParisien.fr





