L’Oklahoma City Thunder: Champion de la Conférence-Ouest
Le mercredi 6 juin, l’Oklahoma City Thunder a remporté le titre de champion de la Conférence –Ouest de basketball de la saison 2012. Pour ceux qui avaient prévu que l’Oklahoma City Thunder remporterait le titre, leurs pronostics sont confirmés. Ceux qui croyaient le contraire, leurs hypothèses ne sont pas vérifiées. Il n’y a que les résultats qui peuvent les confirmer. L’Oklahoma City Thunder après avoir réduit le déficit 0-2, a pu battre les Spurs de San Antonio quatre fois de suite pour devenir champion de la Conférence-Ouest. Il s’agit d’une finale entre l’expérience et le talent / la détermination / la jeunesse. Le pilier de cette équipe, Kevin Durant, n’a que 23 ans. En fait, l’expérience n’a pas pu vaincre la combinaison talent - détermination - jeunesse - résilience. Tout ceci représente les grands paramètres de l’équation du succès de l’Oklahoma City Thunder.
Les grands faits du match
Les Spurs ont débuté le match avec les titulaires suivants : Tony Parker, Diaw, Kawhi Leonard, Tim Duncan et Manu Ginobili. La formation de l’Oklahoma City Thunder se composait des titulaires suivants : Kevin Durant, Russell Wetsbrook, Hendrick Perkins, Thabo Sefolosha et Serge Ibaka. On ne change pas une équipe qui gagne. Ces joueurs de l’OKC représentent les architectes de la troisième victoire qui a confirmé leur avance de la série, 3-2.
Au début du premier quart, les Spurs de San Antonio ont donné l’impression d’un bulldozer qui voulait tout écraser sur son passage. Manu Ginobili a marqué le premier tir du match, qui atterrit au panier. En fait c’était aussi son premier tir à trois (3) points du match. Les Spurs mènent 3-0. Sans même donner le temps à Oklahoma City Thunder de respirer Tim Duncan a ajouté deux (2) points augmentant ainsi la marque. Ce qui fait 5-0. L’on se demandait s’ils allaient maintenir une telle allure. Russell Westbrook les a forcés à diluer leur vin, en inscrivant 2 points au tableau. On lisait un score 5-2 en faveur des Spurs.
Le temps déclinait quand, à 9 minutes 30 de la fin, Westbrook exécuta un excellent slum dunk / un écrasement du ballon au cercle du panier, à la grande surprise de Tim Duncan, Kawhi Leonard et Tony Parker. D’ailleurs, Tim Duncan s’est reculé. Il le fit non seulement pour ne pas commettre sa première faute mais aussi pour éviter l’impact puisque Russell Westbrook pénétrait avec une vitesse défiant l’imagination. On a eu l’impression que Westbrook sautait d’un tremplin. Cette action lui a valu une ovation nourrie des spectateurs. Dans un temps, les deux équipes répondaient du tac au tac.
La tension se ressent dans le camp de l’OKC
De temps en temps, Kevin Durant et Russell Westbrook regardait l’horloge. À 7 minutes de la fin, le score était 15-8. À ce moment précis, l’entraineur de l’OKC Thunder, Scott Brooks, a requis un arrêt de jeu de 20 secondes pour réorganiser sa défense. Des fois, un tel arrêt est utilisé pour rompre la vitesse avec laquelle l’adversaire joue. Une telle stratégie s’emploie aussi en football pour la même raison mais en désignant un joueur, qui doit faire semblant de recevoir un choc après un contact physique avec un adversaire. Ce sont là les trucs du métier. Un tel acte parait anormal selon les règles du football mais il est difficile de prouver que le joueur n’a pas été vraiment touché.
Après 8 minutes de jeu, Tony Parker de San Antonio avait déjà réalisé 17 points et exécuté 5 passes décisives. Cela montre bien que l’OKC était au four et au moulin. L’Oklahoma Thunder a pu ajouter quelques points au panier. À trois (3) minutes de la fin du premier quart, Derek Fisher entre en jeu. Le premier quart s’est terminé sur un score de 34-20 en faveur des Spurs. À la reprise, Stephen Jackson des Spurs a réalisé quatre tirs à 3 points l’un après l’autre et cela à partir du même angle. Les Spurs avançaient rapidement. Ils ont continué sur la même lancée.
À la mi-temps, le tableau d’affichage indiquait le score suivant : San Antonio Spurs 63, Oklahoma City Thunder 48. Quand on fait la différence, on note un déficit de 15 points de l’OKC. On dirait que l’Oklahoma City Thunder était placé en résidence surveillée pour avoir trop montré son ambition de devenir champion de la Conférence-Ouest. D’ailleurs, l’OKC a ralenti les Spurs qui présentaient un palmarès de 20 victoires consécutives, et qui étaient considérés favoris par les media. Aux yeux des joueurs et fans des Spurs, une quatrième défaite face à l’OKC serait un fait vexant qui aurait un impact sur l’organisation et la ville de San Antonio, d’après les déclarations de Tim Duncan. Tel est pris qui croyait prendre.
Le changement des données au troisième quart
Au début de ce quart, les Spurs sont devenus ternes. Ils n’ont marqué que deux points. Tandis que l’Oklahoma City Thunder en a marqué onze (11). Cela explique un réajustement au niveau de la défense de l’OKC. Tim Duncan a inscrit 2 points, changeant le score à 65- 59. Kevin Durant n’a pas tardé pour faire ressentir sa présence. Il tire depuis les limites des 3-points et réussit, ce qui fait avancer son équipe à 62. Entre-temps, les Spurs renforcent leur défense. Ils se réveillent en sursaut. Ils utilisent les ailes pour attaquer ou contre-attaquer. C’est comme en football quand on joue contre une formation utilisant un système défensif hermétiquement clos.
Stephen Jackson exhibe sa main chaude. L’Oklahoma Thunder donne la réplique. À 1 m 23 secondes de la fin, l’OKC devance son adversaire pour la première fois, 79-7 au cours du match. Tony Parker, sur une action individuelle dans la raquette (surface peinte sous le panier), a modifié les chiffres. Parker a pivoté 360 degrés entre deux défenseurs de l’OKC pour placer un lay-up / un lob dans le panier. À mon avis, c’était la plus belle action du match. Le troisième quart prend fin sur un score 81-80. Stephen Jackson a inscrit six tirs à 3 points, sur un total de 23 (points). L’entraineur des Spurs, Gregg Popovich, a perdu son calme. Il essayait de revendiquer ses droits auprès de l’arbitre quand celui-ci prit une décision que cet entraineur n’a pas aimée. Il réprimandait ses joueurs et le faisait avec une mine reflétant son énervement. Il a instantanément retiré un joueur qui commit une erreur, et celui-ci n’a pas eu la chance d’être reconduit sur le parquet jusqu’au signal marquant la fin du match. Un tel geste d’un entraineur peut avoir un impact négatif sur l’évolution du joueur et affecter son futur dans l’univers du basketball.
Le dernier quart du match et ses surprises
Tout allait bien des deux côtés. Les deux équipes avançaient en points. Les entraineurs ont modifié leur stratégie et tactique. Les Spurs jouaient à tout ou rien. Ils attaquaient le panier un peu plus souvent. Ils comptaient des points. Pris d’émotions, les spectateurs ont vite cessé leur chant et leurs cris qui stimulaient l’OKC. Ils étaient au diapason en scandant OKC, OKC, OKC (O Ké Ci). Soudain, un silence sépulcral régna au stade. Puis, ils exhortaient les joueurs de l’OKC à se placer en défense à chaque fois que Tony Parker, Leonard et Jackson étaient en possession du ballon. Je comprenais bien leurs cris puisque ces trois mousquetaires de San Antonio Spurs se révélaient francs tireurs de 3 points tout au cours du match. L’entraineur Scott Brooks de l’OKC a imposé un marquage de zone au lieu d’un homme-à- homme (individuel), cela pour empêcher qu’aucun des joueurs cités ne trouve l’espace nécessaire pour tenter des tirs à 3-points en paramètre qui pourraient faire perdre l’avance à l’OKC.
Les joueurs de l’OKC ne se sont pas confinés en défense de façon permanente. Ils ont attaqué pour exercer une forte pression sur la défense des Spurs qui fluctuait un peu et, sous pression, devint perméable. Ainsi, à quatre (4) minutes de la fin, Derek Fisher a lancé un tir à trois (3) points et a ainsi propulsé l’OKC plus près de la victoire. James Harden, le barbu de l’Oklahoma Thunder, a fait valser la défense des Spurs avec ses dribbles toujours en dents de scie.
La fin justifie les moyens
À 3 minutes de la fin, James Harden a donné le coup de grâce aux Spurs en exécutant un tir-surprise à 3 points, donnant l’avance à son équipe, 99-93. Je peux dire avec certitude que James Harden est un percutant gaucher. Il tire de la main gauche et dribble toujours vers la gauche, c’est à dire en passant à la droite des défenseurs adverses. En gros, le match exigeait de grandes qualités physiques des joueurs. Kevin Durant à un total de 34 points et a encaissé 14 rebonds. Russell Westbrook en a marqué 25 points, Tim Duncan 25, Tony Parker 23 points.
À 14 secondes de la fin, Kevin Durant a attrapé le dernier rebond du match et a exécuté quelques dribbles pour tuer le temps. Il fit le signe de la victoire en serrant le poing et le hissant vers le haut. Puis, il alla donner l’accolade de la victoire aux membres de sa famille qui se trouvaient en premières loges. Ceci montre que Kevin Durant avait instantanément perdu la notion du temps. Le match n’était pas terminé encore quand il commençait à célébrer avec les siens. Il faut se rappeler que 14 secondes en basketball offrent amplement de temps pour renverser une situation au cours d’un match. On a souvent été témoin d’un tel fait.
La finale s’est terminée sur le score de 107-99 en faveur des coéquipiers de Kevin Durant. L’Oklahoma City Thunder a bel et bien remporté le titre de champion de la Conférence-Ouest 2012. Il va affronter le gagnant du match Boston Celtics versus Miami Heat qui se joue ce jeudi 7 juin à Boston, à partir de 8 :30 p.m. Les Celtics de Boston ont plus de chance de remporter le titre de champion de la Conférence-Est puisque psychologiquement les joueurs du Miami Heat sont en position de faiblesse et abasourdis. Et, pour gagner la finale, l’équipe floridienne a besoin de deux victoires, la première pour égaliser la série 3-3 et la deuxième pour devenir champion.
L’Oklahoma City Thunder devient la troisième équipe de la NBA qui arrive à surmonter un déficit 0-2 pour arracher quatre victoires consécutives. Au cours des phases finales, l’OKC Thunder avait éliminé les Dallas Marvericks et les Los Angeles Lakers, puis a battu les Spurs quatre fois de suite après avoir été mené 2-0 pour remporter le titre. Que lui reste t-il à prouver ? - Qu’il peut devenir le champion des champions de la NBA. Il n’y a que les résultats qui peuvent le justifier.





