Les compétitions de basketball de la NBA avancent à grand pas vers la fin
Par Jean Robert Noël
Les amants du basketball vivent la réalité du moment qu’ils interprètent selon leurs vœux. Certains sont troublés par les défaites de leurs équipes préférées. D’autres, au contraire, s’en réjouissent puisque leurs clubs continuent à gagner. Les émotions sont diverses. Elles oscillent entre la joie (émotion positive) et la tristesse (émotion négative) ou bien l’inverse, dépendant de la situation. Tout ceci se ressent au niveau du plexus solaire, le centre des émotions et des désirs.
En sport, quelques secondes suffisent pour tout basculer. Un tel fait se remarque au cours des compétions de basketball de la NBA (Association Nationale de Basketball). Malgré les différences existant entre les équipes, elles caressent toutes le même rêve, celui de remporter le titre de champion des champions. Des trente équipes de la ligue, la NBA, il ne reste que quatre (4) qui se battent pour la grande finale. Citons: San Antonio Spurs, Oklahoma City Thunder, Miami Heat, et Boston Celtics.
La certitude et l’incertitude entre l’Ouest et l’Est
Les Spurs de San Antonio et l’Oklahoma City Thunder ont contourné les obstacles en semi-finales. Ces deux équipes ont franchi le cap de l’incertitude et s’affrontent en finale de la zone-Ouest. Cette équipe de San Antonio met tous ses adversaires hors d’état de nuire avec une facilité qui défie l’imagination. Les Spurs ont mis les Clippers K.O au quatrième round, comme ils l’avaient fait face à Utah Jazz un peu plus tôt, 4 victoires -0 défaite dans les deux cas. Cette équipe peut elle continuer sur cette même lancée ? Le match de ce mardi 29 mai nous mettra sur la bonne piste.
Les deux finalistes de la zone-Ouest ont joué leur premier match le dimanche 27 mai. Les Spurs ont battu l’Oklahoma City Thunder 101-98 et mène la série des meilleurs sept (7) matchs avec une victoire. Les joueurs de San Antonio ont prouvé leur expérience. Il faut toutefois applaudir les jeunes de l’Oklahoma qui ont joué un superbe match. Kevin Durant et Russell Westbrook ont été l’objet d’un marquage serré.
Durant ne pouvait sortir d’un marquage triple à chaque fois qu’il était en possession du ballon. Pourtant, il est très intelligent et habile. Une telle stratégie le gênait dans ses mouvements en réduisant son espace de jeu. Il a raté un dunk (écrasement agressif du ballon dans le cercle du panier), alors qu’il se trouvait tout seul devant le panier. Avec agressivité, il a voulu écraser le ballon dans le cercle du panier alors qu’un lay up (lalad) ferait l’affaire. Un peu plus tard, Westbrook se trouvait dans la même situation et n’a pas pu le réaliser. Les émotions étaient si fortes qu’elles atteignirent même des téléspectateurs à travers le monde.
Ces jeunes de l’Oklahoma ne pouvaient pas pénétrer à travers la défense 2-3 que leur imposait les Spurs. Une défense 2-3 signifie 3 joueurs en arrière et deux en avant, incluant le meneur / point guard représentant la première ligne de défense. Ils ont essayé de tirer à distance mais leurs efforts n’avaient pas porté fruits tout au début. Le match opposant les Spurs de San Antonio à l’Oklahoma City Thunder est la meilleure rencontre jusqu'à présent de cette phase finale 2012.
Le samedi 26 mai, les Celtics de Boston ont mis fin à l’espoir que caressaient les 76ers de Philadelphie. Rajon Rondo, 26 ans, avait exhibé son talent de grand meneur de jeu sans réserve. Il avait réussi non seulement des passes décisives mais aussi avait marqué des points. Rajon Rondo (26 ans) représente la solide fondation sur laquelle se dresse le Big Three des Celtics de Boston, composé de Paul Pierce (34 ans), de Kevin Garnett (36 ans) et de Ray Allen (37 ans). Allen souffre d’un malaise au talon. Il s’agit d’un éperon osseux, bone spur en anglais, qui affecte sa capacité physique. Cette victoire finale des Celtics les a conduits en phase finale de la zone-Est.
La première victoire du Miami Heat
Le lundi 28 mai, le Miami Heat a battu les Celtics de Boston 93-79. Lebron James se montre déterminé. Il a toute la chance de concrétiser son rêve cette année. Les Celtics de Boston n’ont pas été à la hauteur de la compétition. Le Big Three de Boston n’a pas vraiment été une menace. C’est peut-être l’effet de l’âge. Il faut aussi considérer la fatigue des joueurs des Celtics. C’est une rude épreuve. Le Miami Heat s’est bien reposé en attendant le gagnant du match de Boston versus Philadelphie. Les déclarations de Rondo ne se confirment pas. Le Miami Heat mène 1-0 sur Boston. Jouer à domicile offre un avantage énorme. Le second match aura lieu ce mercredi 30 mai à Miami.
Je ne peux laisser dans l’ombre le travail de l’entraineur du Miami Heat, Erik Spoelstra. Il a su faire les ajustements nécessaires et modifier son plan d’attaque. Il a réussi sans la participation de Chris Bosh. Dwyane Wade s’est impliqué plus profondément dans le jeu. Ses réalisations sont très révélatrices et convaincantes. Les tirs à trois points de Miami Heat viennent souvent des ailiers ou faux ailiers qui les lancent fréquemment en paramètre. Mike Miller en a marqué quelques uns.
Toutes les attaques dangereuses du Heat venaient des deux ailes. L’équipe floridienne a beaucoup utilisé le « back door » pour loger ses trois points. Le « back door » c’est quand un joueur passe rapidement derrière la défense adverse, d’une aile à une autre, tout près de la ligne de fond, pour recevoir le ballon et shooter sans que les défenseurs s’en rendent compte. Charlmers et Mike Miller permutent souvent utilisant cette stratégie. Ray Allen des Celtics de Boston la maitrise bien et il réussit ses tirs à trois points en l’utilisant.
Cela m’étonne que l’entraineur des Celtics, Doc Rivers, n’ait pas pu remarquer sa faiblesse défensive et comprendre que le Miami Heat utilisait des attaques en triangle. Il aurait dû changer son système de marquage individuel et le substituer à un barrage de zone. Une défense territoriale aurait éliminé ou réduit les actions de Mike Miller et Mario Charlmers, passant toujours en position d’ailier. L’entrée était libre dans l’univers défensif des Celtics, comme cela se fait encore au stade Sylvio Cator, à Port-au-Prince, avant la fin d’un match. Un tel fait se remarque aussi en Italie puisque lors de la finale de la Coupe du Monde de football de 1990, j’avais vu quelques compatriotes connus qui ont dû attendre l’entrée libre « la barrière-libre » pour être admis au stade de Rome.
Si en français le mot « Heat » veut dire « chaleur », je conclus que les Celtics de Boston n’ont pas pu résister à cette chaleur qui se dégageait des mains de Lebron James, de Dwyane Wade, Mike Miller, Mario Charlmers et Joel Anthony. Les Celtics ont dû laisser la cuisine où le Miami faisait cuire son gâteau pour la célébration de sa première victoire. Grande déception dans le camp des Celtics. Doc Rivers, l’entraineur, et Rondo ont chacun reçu un « technical penalty– un tir à partir de la ligne de lancer-libre sans la présence de défenseurs ». Un technical équivaut à un penalty en football, où le joueur est seul avec le gardien sans une ligne défensive.
Lebron James veut à tout prix remporter un titre et sa bague de champion pour compléter son résumé. On vit la même situation en football international. Lebron a reçu de grands honneurs mais pas encore un titre de champion. Kobe Bryant est 5 fois champion avec les Lakers. Le Miami Heat n’est pas vraiment imbattable. Cette équipe a essuyé des défaites au cours de ces semi-finales et aussi en saison régulière.
À travers les yeux de la mémoire
En cette dernière phase des compétitions, perdre un match ne signifie pas le requiem de l’espoir. Et, gagner le premier match ne veut pas non plus dire que le titre est garanti.. Les surprises peuvent changer le décor, et les hypothèses ne se confirment pas toujours puisque la logique « devan devan nèt » ne tient pas en sport.
En 2010, le Miami Heat avait battu les Celtics de Boston en quatre matchs de semi-finale. Lebron James était encore aux Cavaliers de Cleveland. C’était avant sa défection au Miami Heat. Lors, le Miami Heat avait aussi éliminé les Cavaliers. Cette rencontre marquait la dernière de Lebron James au sein des Cavaliers.. C’est une série-revanche pour les Celtics. Cela pourra peut-être les motiver. Si le jeu devient trop physique, il perdra tout son côté technique. D’ailleurs, je note une certaine inconsistance tout au long de la série. Un jour une équipe ou un joueur joue exceptionnellement bien puis deux jours plus tard c’est la pagaille.
En 2011, le Big Three, Lebron James, Dwyane Wade et Chris Bosh occupaient tous les esprits. Leurs noms suffisaient pour intimider tous leurs adversaires. Se croyant invincibles, ils se vantèrent et se laissèrent tromper par leurs sens physiques. Ils s’accrochent à une supériorité fictive. La situation était différente de l’image qu’ils se faisaient. Ils avaient battu les Celtics de Boston en finale 2011 en cinq matchs. Faisant référence à ces deux cuisantes défaites, Rajon Rondo, le meneur de jeu / point guard de Boston, a déclaré que « le vent a changé de direction cette année, ce qui s’est passé l’an dernier et avant appartient à hier mais aujourd’hui les actualités diffèrent ».
Rondo fait croire que les Celtics de Boston vont imprimer une nouvelle édition dans l’histoire du basketball, et cela sans Erratum. Je me garde de tout commentaire sur ses déclarations personnelles puisque quelques secondes suffisent pour tout basculer, particulièrement en basketball où trois dixième de seconde (0.3 sec) peut changer l’humeur des spectateurs, et téléspectateurs du monde entier, suite à un dernier tir réussi d’un joueur. Les hypothèses ne se confirment qu’à partir des résultats.





