Accueil | Nouvelles | Sports | Le Miami Heat à deux pas du titre de champion de la Conférence-Est de basketball

Le Miami Heat à deux pas du titre de champion de la Conférence-Est de basketball

Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image

Le mercredi 30 mai dernier, le Miami Heat et les Celtics de Boston se sont rencontrés dans le cadre de la finale de la Conférence-Est de la NBA. C’était leur deuxième rencontre de la série des sept (7) matchs prévus. Le Miami Heat a récidivé. Il avait battu les Celtics au premier match. L’équipe de la Floride a encore dérouté son adversaire mais cette fois dans une situation très difficile, 115-111. Au temps réglementaire, le tableau de marque indiquait l’égalité de points 99-99 à la 48è minute. À 34,2 secondes de la fin, le Miami Heat menait avec trois points d’écart (99-96). Ray Allen a changé la marque en réalisant un tir à trois points, 99-99

Les pronostics ne se confirment pas encore 

En basketball, trois secondes peuvent tout basculer et changer une situation. Cette action d’Allen a failli couper le souffle aux joueurs, aux réservistes et au personnel technique du Miami Heat puisqu’ils célébraient déjà la victoire. Il était trop tôt pour une telle célébration. Il fallait un gagnant. Pour déterminer le vainqueur, ces équipes ont dû jouer les périodes de prolongation. Contrairement au football, en basketball il ne peut y avoir de matchs nuls, ni des tirs de penalty. On ne peut non plus considérer le premier but marqué en prolongation pour décider de la victoire d’une équipe. Donc, la victoire par mort soudaine en temps supplémentaire n’est pas de mise en basketball. En prolongation, le Miami Heat a dépassé les Celtics de Boston en points, ce qui lui garantit une seconde victoire. Le Heat mène la série par 2 victoires à 0 défaite, 2-0.  

Il n’existe pas de défaites honorables. Une défaite dérange toujours puisqu’elle ralentit le vaincu dans la course au titre, et en basketball on ne tient pas compte de goal average (différence de buts / points marqués et concédés). Les Celtics de Boston ont joué un excellent match. Il faut signaler que Rajon Rondo s’est vraiment surpassé et a confirmé son talent. Il a réalisé 44 points, a encaissé huit (8) rebonds et exécuté dix (10) passes décisives. Cet exploit du meneur de jeu / point guard des Celtics n’a pas suffi pour éviter la défaite de son club. Rondo a ainsi écrit et imprimé une nouvelle page d’histoire de sa carrière. Je pense que cette belle page sera inscrite dans le livre des grands records de ce sport. L’entraineur des Celtics de Boston, Doc Rivers, doit quand même faire les ajustements nécessaires pour renverser les vapeurs. Je pense que Rivers, sous pression, n’a pas efficacement utilisé les réservistes pour suppléer aux vétérans que le poids de l’âge semble nuire physiquement,  face à une jeune équipe bourrée d’énergie. L’entraineur de Miami, Erik Spoelstra, assure une bonne rotation des jouers.  

Quand un entraineur aime un joueur ou deux et place sa confiance en eux, il les utilise même quand ils ne satisfont pas les  besoins de l’équipe en difficulté. Il caresse toujours l’espoir d’un revirement d’une situation déficitaire. Cela existe dans toutes les disciplines sportives. Tel a été le cas de la sélection brésilienne de football avec Ronaldo qui avait un problème de santé. Il souffrait de convulsions le jour de la finale de la Coupe du Monde de 1998 qui opposa le Brésil à la France. Il avait déjà une rupture partielle du tendon rotulien de la jambe droite qui a été diagnostiquée un an après. Il développait aussi l’hypothyroïdie, une insuffisance de la sécrétion d’hormones de la glande thyroïde. Un commentateur français le nommait Gronaldo parce qu’il commençait déjà à gagner du poids. Avec de telles complications, il n’avait aucune raison de participer à cette finale que le Brésil perdit 0-3. Mais, l’entraineur croyait fermement en lui.  

Le Miami Heat en déplacement   

Le troisième match se jouera à Boston Garden, le vendredi 1er juin prochain. Les Celtics doivent gagner à domicile, au Boston Garden Stadium, pour éviter l’élimination prématurée.  Le match de ce mercredi 30 mai a marqué les fans de Miami qui étaient restés muets pendant que les Celtics dominaient son adversaire. Il a fallu une remontée en surface du Miami Heat pour que ses fans reprennent souffle et motivent leur équipe évoluant avec un Big Two et non le BigThree (trois) habituel. Chris Bosh, souffrant d’une tension musculaire au bas de l’abdomen, ne peut reprendre sa position. Et, son retour n’est pas pour demain.  

Lebron James a eu des réalisations qui n’étonnent personne, considérant ses grandes qualités, son talent et son réflexe inné. Il a bloqué un tir de Paul Pierce avec une telle finesse que l’arbitre ne pourrait oser accorder une faute aux Celtics. Il a aussi réalisé des passes incroyables défiant l’imagination. Dwyane Wade a bien alimenté l’attaque de son équipe. Il a exhibé une grande précision dans ses passes. Et, sa vision lui permet d’exécuter de longues passes, après une attaque brisée par la défense du Miami Heat,  profitant de labsence des défenseurs adverses en sommeil.  De telles actions me font croire que Dwyane Wade pourrait être aussi un excellent quarter-back / meneur de jeu, en football américain puisqu’il lance le ballon avec  précision, et cela à longue portée.  

Au dernier quart-temps du match de mercredi, la chaleur que dégageait le Miami Heat avait augmenté de quelques degrés pour suffoquer les Celtics de Boston, malgré la mise en marche du climatiseur de Rajon Rondo. Lebron est déterminé à tout emporter cette année : le MVP, le titre et la bague de champion. Pourtant, le Miami Heat n’est pas invincible. D’après les derniers sondages, on prévoit les Spurs de San Antonio et le Miami Heat à la grande finale mettant en jeu le titre de champion des champions. Seuls les résultats peuvent confirmer les hypothèses. Autrement, tout est spéculation. 

robertnoel22@yahoo.com

  • email Envoyer par email à un ami
  • print Version imprimable
  • Plain text Texte complet
Notes
Pas de note pour cet article
Estimez cet article
4.50