Les Celtics de Boston ont encore dérouté le Miami Heat 93-91
Le dimanche 3 juin, les Celtics ont satisfait ses fans en battant le Miami Heat sur un score 93-91. Les Celtics maintenaient une avance de 18 points à la mi-temps, 65-47. Incroyable mais vrai ! Le Miami Heat est sur le point de décevoir ses fans et Lebron James. Le MVP pourra t-il recevoir sa première bague de champion et remporter le titre qu’il convoite depuis des années ?
Le Heat axe trop son jeu autour de Lebron James et Dwyane Wade. Il faut que l’entraineur, Erik Spoelstra, change de stratégie, de technique et de tactique pour permettre la percée des réservistes. Il faut qu’il fasse confiance aux remplaçants. Autrement, il y aura des pleurs et des grincements de dents. Il risque même de perdre son emploi si le Miami Heat ne gagne pas le titre. Pourtant, je le considère l’un des 3 meilleurs entraineurs de la NBA. Le Miami Heat traine trop avant de s’échauffer. La chaleur (le Heat) qui se dégage de Miami semble venir d’un « bois-pin » ou d’une pluie d’étoiles qui se refroidit. Attention, ce feu peut quand même brûler le tissu et causer des dégâts. Tout est possible en sport.
Le Miami Heat oscille entre le certain et l’incertain
Le suspense avait atteint son paroxysme quand l’équipe de Boston céda aux pressions de leur adversaire au troisième quart-temps du match. Ainsi, elle permit au Miami Heat de réduire l’écart. Le Miami Heat a non seulement remonté la pente mais a aussi égalisé le match 74-74. Cette situation reflète la faiblesse de la défense des Celtics qui sous l’effet du Heat (de la chaleur), a liquéfié. Elle devient poreuse et un peu molasse laissant passer les plus faibles attaques de Lebron James, Dwyane Wade, Mario Charlmers et les autres. Pour la première fois au cours de ce match, le Miami Heat devançait les Celtics en points, 76-74. L’avance paraissait mince et insignifiante mais elle valait son pesant d’or.
À 8 minutes de la fin du dernier quart-temps, les Celtics se réveillent. Ray Allen a réalisé un tir à trois (3) points qui changea la situation. Puis Kevin Garnett, bien démarqué sous le panier, a augmenté la marque. Enfin, les Celtics reprennent l’avance après une longue sécheresse. Des points pleuvaient de toute part, jusqu’au temps où Lebron James, laissé tout seul près de l’arc de cercle, a lancé et réussi un tir à 3 points. C’est le travail de ses coéquipiers qui lui a permis une telle réalisation sans qu’aucun défenseur des Celtics ne lui impose un marquage.
Sur cette dernière action, toute la défense bostonienne se penchait sur le porteur du ballon, Mario Charlmers, qui se trouvait à l’aile gauche. Les défenseurs s’apprêtaient à le couvrir d’un marquage triple ou double. C’est comme en football quand l’ailier déborde sur le flanc gauche, forçant la défense adverse à se pencher sur sa droite, laissant un vide sur son côté gauche où le joueur en position de demi-attaquant reçoit le ballon et place un puissant tire dans les buts d’un gardien en mauvaise position.
La période de prolongation
À la fin du temps réglementaire (48 minutes), le tableau d’affichage indiquait l’égalité en points 89-89. Puisqu’en basketball il ne peut y avoir de matchs nuls, une période de prolongation s’avérait nécessaire pour départager les points et ainsi déterminer le gagnant. La mort soudaine en prolongation ne s’applique pas en basketball comme cela se fait en football. Et, on ne fait pas usage du principe donnant lieu à des tirs de penalty.
Il faut souligner que Paul Pierce, Rajon Rondo, Kevin Garnett, Ray Allen ont déployé un effort collectif pour arracher cette victoire bien méritée des Celtics de Boston. Quant à Rajon Rondo, il reste et demeure le maitre à pensée de l’équipe de Boston. Il donne des instructions pendant qu’il contrôle le ballon. Ceci met en évidence non seulement sa vision mais aussi sa maîtrise du jeu et du ballon. À mon avis, il représente la colonne vertébrale des Celtics de Boston. Nous savons bien que la colonne vertébrale d’un humain est l’extension de son cerveau. N’ai-je pas raison de dire que Rondo est le cerveau de son équipe ?
À la période de prolongation, le match devint plus physique qu’avant. Les deux équipes voulaient à tout prix gagner. Les joueurs ne pouvaient plus contrôler leurs émotions, oubliant même qu’avant le match ils avaient partagé la paix en se donnant l’accolade fraternelle. Paul Pierce a été forcé de laisser le champ de jeu parce qu’il avait commis le maximum de fautes auxquelles il avait droit. C’est comme si les Celtics avaient perdu un patriarche et jouaient en infériorité numérique. Au moins, c’est l’impression que les fans de Boston ont eue.
Lebron James n’a pas accompli le miracle
La présence de Mickael Pietrus, de la Guadeloupe, a eu un grand effet et un impact psychologique rassurant ses coéquipiers à ce moment crucial du match. Avec lui, le vide au sein de la défense des Celtics est comblé. Il a bloqué un tir dangereux qui aurait pu atterrir au panier des Celtics. Il a encaissé deux rebonds incroyables et décisifs, dans le camp du Miami Heat, qui ont permis aux Celtics de survivre pour remettre les pendules à l’heure. À une (1) minute de la fin, Lebron James a commis une faute sur Pietrus, ce qui le conduit à la limite des infractions permises (6 fautes) et fait accorder l’avantage aux Celtics.
Lebron a dû laisser le parquet. Il se dirigea vers le banc du Miami Heat où il prit place. C’était la mort dans l’âme des joueurs, des fans et du personnel technique et administratif du Miami Heat, qui pensent que Lebron James pourrait accomplir un miracle. À 23 secondes de la fin, Udonis Haslem a commis une infraction, donnant encore l’avantage aux Celtics. Je peux dire que celle-là a été une faute intelligente pour tuer le temps / arrêter l’horloge, afin de donner au Miami Heat la possibilité de se rattraper. À quelques dizaines de secondes de la fin, Rondo reçoit une passe en profondeur à l’aile droite, après la ligne médiane et il a accéléré vers le panier.
En football, on aurait dit qu’il était off-side mais cette loi n’est pas de mise en basketball. Rondo, à vive allure, comme un ailier droit en football, pénétrait vers le milieu du parquet en direction des buts, après avoir battu de vitesse le dernier défenseur. Pauvre Charlmers ! Il n’avait aucun autre recours que d’envelopper Rajon Rondo des bras. Une autre faute que je trouve normale puisque le temps s’écoulait vite et le match était à égalité. Il faut comprendre qu’en basketball une minute peut changer une situation. La faute commise par Charlmers a envoyé Rondo à la ligne des lancers francs. Il a réalisé les deux tirs. Le score est maintenant 93-91 et demeure inchangé jusqu'à la fin du match.
La série de la Conférence-Est est à égalité, 2 victoires partout, 2-2. Le Miami Heat a eu une dernière chance pour arracher la victoire aux mains des Celtics quand Dwyane Wade lança le ballon de la zone des trois (3) points. Il avait amplement de temps pour tirer. Le ballon a heurté le cercle du panier. La sonnerie retentit rappelant la fin du match. Lebron James et l’entraineur du Miami Heat, Erik Spoelstra, étaient sur le qui-vive au moment du dernier tir de Dwyane 0Wade. Leur geste le prouvait. Ils suivaient la trajectoire du ballon et ils ont crû qu’il allait aboutir au panier. Quelle désolation et tristesse dans le camp du Miami Heat ! Quelle joie du côté des Celtics ! Voilà où les émotions, positive (joie) et négative (tristesse) se manifestent.
Cette victoire a remonté le moral des joueurs de Boston et, de loin, fait scintiller la Coupe d’or de la Conférence-Est à leurs yeux. Il y a espoir. Considérant les faits et les données, cette défaite du Miami Heat a un impact psychologique sur l’équipe, particulièrement sur Lebron James qui a bénéficié d’une grande publicité médiatique créant plutôt plus de tension sur le MVP de la NBA de cette saison compressée. Le prochain match Miami Heat versus Boston Celtics se jouera le mardi 5 juin à 8 :30 p.m., heure de Miami, de New York et d’Haïti. Le match Oklahoma City Thunder versus San Antonio Spurs aura lieu ce lundi 4 mai à 9 :00 p.m., heure d’Haïti. La série de la Conférence-Est est également 2-2.





