Les Lakers, malgré un Kobe Bryant énorme, en vacances forcées
Les 42 points de Kobe Bryant n’auront donc pas suffi. Les Lakers se sont inclinés cette nuit 106-90 contre le Thunder d’Oklahoma et se font sortir de la demi-finale 4 victoire à 1. Les Lakers paient leur absence de profondeur de banc 5 points seulement contre 32 pour celui du Thunder. Leader de l’équipe des remplaçants, James Harden signe 17 points, 4 passes décisives et 8 rebonds. Le duo de feu Durant (25 points 8 rebonds) Westbrook (28 points, 4 passes déc’) était tout simplement trop fort pour des Lakers où Kobe devait se sentir bien seul. La raquette des Angelinos avait pourtant fière allure avec Pau Gasol et Andrew Bynum. Mais si l’Espagnol livre un match solide (14 points 14 rebonds), le jeune pivot all-star était à nouveau décevant avec seulement 10 points et 4 rebonds. Le Thunder d’Oklahoma rencontrera donc les Spurs de San Antonio, emmené par un excellent Tony Parker en finale.
Après le « sweep » de l’année dernière contre Dallas, futur champion, les Lakers s’inclinent une nouvelle fois sans quasiment opposer de résistance. Mais si l’année dernière, ils étaient tombés sur une équipe de vieille stars n’ayant jamais rien gagnés, jouant avec le sentiment que c’était maintenant ou jamais, cette année on peut penser à une passation de pouvoir entre deux générations. Le Thunder a une moyenne d’age de 25 ans, des jeunes stars mortes de faim (Durant, 23 ans, Westbrook 23, Harden 22 ans) quand les Lakers tournent autour de 29 ans de moyenne d’age, avec des leaders qui ont déjà remporté plusieurs titres (5 pour Kobe, 2 pour Gasol). Pourtant Bryant refusait en conférence de presse de parler de fin de cycle : »Je ne suis pas habitué à être dans cette position et le club non plus. Ce n’est pas un territoire qui m’est familier mais on sera encore là pour aller chercher un autre titre. On va trouver les solutions pour gagner de nouveau, on l’a toujours fait dans le passé après des défaites ». Avant d’oser une comparaison historique : « On ne va pas se désintégrer. Ce n’est pas comme une défaite des Pistons face aux Bulls (dans les années 90’s, il y avait eu une passation de pouvoir entre les deux franchises, ndlr) après laquelle toute l’équipe disparaît, non. Moi je reste là et je ne vais pas me tapir dans l’ombre ». Pour ça, on peut lui faire confiance.
Metro France





