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Le Miami Heat: champion de la Conférence-Est de basketball

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Le samedi 9 juin, le Miami Heat a battu les Celtics une quatrième fois, 101-88. L’équipe de la Floride a gagné 4 matchs et  les Celtics en ont réussi 3. Tout s’arrête là, puisque l’équipe qui a gagné le plus grand nombre de matchs des 7 meilleures rencontres remporte le titre de champion de sa Conférence. Donc, le Miami devient champion de la Conférence-Est comme c’est le cas pour l’Oklahoma City Thunder de la Conférence-Ouest.  Ces deux champions doivent s’affronter pour déterminer le grand champion de la NBA. Enfin, l’Oklahoma City Thunder qui, depuis son sacre, attendait le gagnant de la série Miami Heat versus  les Celtics de Boston connait son adversaire.. L’Oklahoma City Thunder jouera son premier match contre le Miami Heat à domicile, ce mardi 9 juin. Ce match débutera à 9 :00 p. m.

Une nouvelle phase commence, il s’agit maintenant des Finales de la NBA, ce qui veut dire que l’Oklahoma Thunder et Le Miami Heat sont des champions régionaux. Le champion de la NBA équivaudrait au titre de champion national.  On a assisté à une longue épreuve de basketball et la phase la plus importante c’est celle qui va commencer, les Finales de la NBA.

Les Celtics de Boston exhibent une supériorité au premier quart

La formation de départ des Celtics de Boston se composait de Rajon Rondo, Paul Pierce, Brendon Bass et Kevin Garnett. Du côté du Miami Heat, on comptait Lebron James, Dwyane Wade, Mario Charlmers, Shane Battier et Udonis Haslem. Lebron James a ouvert le score sur deux  lancer-francs,  l’équivalent du coup-franc en football. Battier n’a pas tardé à faire sentir sa présence en exhibant sa main chaude. Il a, à  deux reprises, réalisé deux tirs à 3 points. C’est comme si le Miami Heat courait dans un champ vide sans bornes. Il a fallu l’intervention de Ray Allen, le vétéran de Boston, pour modifier une telle situation. Il a lancé et réussi un tir à trois (3) points. À ce moment précis, on ressentait le trac naturel des premières minutes de jeu. Les pratiquants de sports savent de quoi je parle. C’est cette peur de courte période qui envahit tout sportif en début de match.

Chris Bosh et Mike Miller ont remplacé Lebron James et Udonis Haslem. Il faut se rappeler que Bosh et Miller ont toutes les qualités de franc-lanceurs de tirs à 3 points. Ils n’ont pas attendu longtemps pour le confirmer. Le Miami Heat avait le control du match. Il attaquait et contre-attaquait à un rythme qui troublait l’adversaire. Malgré tout, la défense des Celtics tenait fort et dur. Elle réagissait calmement aux pulsations fortes d’un Miami Heat en flamme, comme son logo l’exprime, montrant un ballon en feu.  A trois minutes de la fin du premier quart, sur une contre-attaque des Celtics,  Rajon Rondo a raté un lay-up  / un lob qui, aux yeux de tout le monde,  paraissait facile à réaliser. Il avait peut-être peur de l’arrière qui le talonnait au moment de l’action.  L’horloge marquait 2 minutes 45, indiquant le temps qui reste à jouer, quand les Celtics menaient par 6 points, 23-17.

Contrairement au sixième match, il y avait une certaine balance. Les Celtics jouaient bien depuis ce premier quart.  Doc Rivers, l’entraineur des Celtics, a requis un arrêt de jeu de 20 secondes pour faire les ajustements nécessaires au sein de sa défense. Il entre Greg Stiemsma, mesurant 6 pieds 11 (2 m 11), connu pour ses qualités défensives, surtout ses blocages solides et souvent imprévus. Du même coup, il a aligné Ryan Hollins, mesurant 7 pieds 00 (2m13), un almunus / produit de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) qui joue en position-centre. Il gagne un modeste salaire de $ 2  483, 333 U.S l’an. L’entraineur comptait fort sur ces deux joueurs. Je les ai vus passer comme un éclair puisqu’on ne les remarquait plus sur le parquet du basketball jusqu'à ce que le match se termine. Doc Rivers utilisait toutes ses ressources naturelles pour combler la déficience de Kevin Garnett, Paul Pierce et Ray Allen due à l’âge. Ce n’aurait pas été mauvais si ces remplaçants en question pourraient fournir au  moins un tiers du rendement des joueurs qu’ils remplacent. Rivers a sacrifié l’expérience au profit de la jeunesse mais il avait beaucoup plus de confiance en son Big Three.

Le match avait un caractère physique et requérait un haut niveau d’expérience en plus d’une bonne forme mentale et physique. C’est comme si tout était permis. A 3 secondes de la fin du quart, Lebron James a commis une faute flagrante sur Rajon Rondo, qui s’apprêtait à faire un lob au panier. L’arbitre ne l’a pas signalée. On imagine Lebron James qui frappe le frêle Rondo, et l’envoie dans la foule parmi les journalistes qui se trouvaient en premières loges. Je pensais que le meneur de jeu de Boston avait enregistré une fracture quelconque puisqu’il est resté immobile pendant longtemps, laissant son pied gauche inerte suspendu sur la jambe d’un photographe. Le premier quart s’est terminé sur le score 27-23 en faveur de Boston.  Cette phase du championnat diffère de la saison régulière. Les matchs se jouent à intervalle de deux jours.

Les Celtics ont rendu le souffle au dernier quart-temps

Chris Bosh revient fougueux et plein d’énergie pour faire avancer le Miami Heat. Il a successivement  réalisé deux tirs à trois points au départ, en ce quart-temps. On a vu un différent Paul Pierce, créatif, puissant et très précis dans ses tirs. Mis sous forte pression, le Miami Heat exécute des passes imprécises, ce qui permit aux Celtics de les intercepter, puis contre-attaquer et marquer des points. Les Celtics paraissaient nettement différents de l’équipe qui avait permis à Lebron James de marquer 45 points au sixième match.

La défense de Boston a alterné son système selon les besoins de la cause. Tantôt elle imposait un marquage individuel, tantôt une couverture territoriale. Cette tactique a bien marché. Tandis que le Miami Heat présentait une défense 3-2, c'est-à-dire  3 joueurs en première ligne et deux (2) au fond. À 3 secondes de la fin du second quart,  Pietrus a encaissé un rebond défensif et a servi une passe en direction de Rondo mais Lebron James a anticipé son action et l’a attrapée. Il a contre-attaqué et exécuté un 1-2 avec Dwyane Wade, à travers les lunettes d’une défense bostonienne prise au dépourvu. On notait une faiblesse et un  déséquilibre au niveau des passes qu’effectuait le Miami Heat. Le Heat a fait 10 passes imprécises qui lui ont couté 14 points.

 À la mi-temps, les Celtics devançaient le Heat, 53-46. Paul Pierce, Ray Allen, Kevin Garnett et Rajon Rondo ont dominé le second quart. La défense des Celtics a tenu Lebron James à distance. Celui-ci n’avait autre choix que de tirer à distance. Les défenseurs ne voulaient pas que Lebron James reproduise son exploit de 45 points. Doc Rivers a développé une stratégie qui lui a permis d’éliminer les possibilités de tirs à trois points en périmètre de Mario Chalmers et Mike Miller, deux spécialistes en ce domaine. La participation collective des joueurs de Boston leur a conféré une supériorité qu’en vain ils avaient cherchée au sixième match.

Paul Pierce arrivait toujours à s’échapper des pick-and-rolls / écrans que les joueurs du Miami essayaient d’ériger autour de lui et a ainsi nourri de passes Kevin Garnett, Brandon Bass ou Ray Allen pour qu’ils  puissent inscrire des points au tableau. Le pick-and-roll est un écran, une obstruction légale que fait un joueur de l’équipe en possession du ballon sur celui qui essaie de le marquer, ceci  pour permettre à son coéquipier meneur de jeu ou à un attaquant de passer ou de faire une passe décisive. Celui qui fait l’écran doit être immobile. Le club de Boston menait par 7 points, 59-52. À 7 minutes de la fin, Wade a égalisé, 59-59. La défense des Celtics a commencé à fléchir.  Charlmers a répété des actions individuelles que plus tard Lebron a reproduites. Ils avaient trouvé le champ libre, sans bornes. Ils ont pénétré au milieu de la défense en zigzaguant pour exécuter des lobs.

L’arbitre devint un peu tolérant, laissant passer les violations de Kevin Garnett qui exécute mal les pick-and-rolls qu’il érige sur ses adversaires. Il les bouscule et ne reste pas immobile. C’est une violation au principe. Il faut dire que Shane Battier a représenté le plus grand danger de la soirée pour les Celtics. Il bougeait et lançait des tirs à trois points dans toutes les directions.  Le match était à égalité 81-81. Puis Miami répit l’avance 86-82 et il continuait à changer les chiffres, 88-82. À 5 minutes de la fin du match, Miami menait 91-84. Les Celtics gèlent. Chris Bosh a ajouté des tirs à trois points donnant une plus grande avance à son équipe. Bosh a prouvé que le Big Three du Miami Heat peut faire la différence et accomplir des « miracles ». Les bouteilles de champagne des Celtics semblent être cassées et aujourd’hui les joueurs ramassent les tessons éparpillés un peu partout sur leur passage.  

Une chose est garantie. Face à l’Oklahoma City Thunder, le Miami Heat n’aura pas la tache aussi facile. Les Celtics avaient perdu la raison et rampaient jusqu'à la fin du match qui s’est terminé sur le score 101-88. L’OKC a conquis de nouveaux cœurs, ceux des fans des Celtics de Boston. Le Miami Heat a bel et bien remporté le titre de la Conférence-Est. Il le doit surtout à Lebron James qui l’a conduit au septième ciel. Les Celtics ont perdu le match en offrant gratuitement le dernier quart au Miami Heat. À bien regarder, c’est comme s’ils ont traversé trois rivières en crue sans difficulté et ont eu peur d’une quatrième ressemblant à un canal sillonnant le jardin d’un champion. Le premier match des finales de la NBA se jouera le mardi 9 juin. Le Miami Heat rencontrera l’Oklahoma City, champion de la Conférence-Oust dans une série qui prévoit 7 matchs.  

robertnoel22@yahoo.com

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