Affaire Richardson - Recu d'un internaute
L'implication de plusieurs policiers capois dans l'enlèvement, suivi d'assassinat, de l’homme d’affaire Richardson Croicy, le 22 mai 2012, soulève l'indignation au sein de la population capoise. On se pose des questions sur l'utilité du programme de VETTING mis en place par la MINUSTAH dans le cadre de sa mission de renforcement et de professionnalisation de la Police Nationale d'Haïti.
Selon les observateurs, tous les policiers impliqués dans ce cas d'enlèvement ordonné par un Grand baron de la drogue, ont mené une vie tranquille d'HOMME RICHE. Ils n'ont jamais caché leur richesse. Maisons et voitures de luxe, bijoux, dépenses sans réserve, il était visible et connu de tous que le niveau de vie de ces policiers dépassait largement leur salaire ou leur revenu familiale.
Leur niveau de vie était une insulte aux policiers honnêtes qui se sentaient diminuer parce que leur conjointe et leur famille les taxaient de KOKORAT, un mot créole qu'on pourrait traduire par retardé, sous-développé -- un homme peu civilisé.
Alors :
A quoi sert le programme VETTING de la MINUSTAH?
Peut-on parler de complicité de la Mission de l'ONU, de négligence ou de farce?
Y a t-il un système pour évaluer les programmes de la MINUSTAH souvent lancés avec fanfare et présentés comme éléments indispensables pour la stabilité en Haïti?
S'agit-il un comportement délibéré visant à maintenir un niveau de corruption au sein de la Police Nationale d'Haïti pour mieux la discréditer et justifier la présence de la MINUSTAH en Haïti?
Les barons de la drogue ont-ils infiltré la MINUSTAH au point de pouvoir protéger leurs éléments corrompus au sein de la PNH?
Cyrus Sibert, Cap-Haïtien, Haiti
Réponse d'un internaute
Le métier de journaliste amène souvent les travailleurs de la presse a poser des questions. Mais, il est des questions qu'ils peuvent éviter de poser si et seulement si ils se sont mis a recuellir le maximum d'infos sur un sujet donne et surtout si le sujet est d'ordre public.
Concernant le vetting, les questions soulevées par Monsieur Sibert sont justes. Mais, avant de les poser, il aurait été plus correct de sa part, de chercher a savoir ce que c'est que le vetting. Quelle en est la méthodologie ?
D'abord, le programme de vetting n'a pas été mis en place par la MINUSTHA. C'est une exigence de la résolution 1608 du Conseil de Securite de l'ONU. Les errements, les coups bas de nos gouvernants nous ont amène a être, aujourd'hui, un pays sous tutelle. Nos institutions étant lacunaires, l'international nous impose ce que nous devons faire pour être acceptable. Nous n'inspirons plus confiance. Aussi, Monsieur Sibert doit-il savoir que le programme de vetting avait été interrompu apres le 12 Janvier 2010 et que les policiers affectes dans les départements du Nord, du Nord-Est, Nord-Ouest et de l'Artibonite n'en étaient pas encore touches. Le processus a repris depuis environ un mois et les enquêteurs de la PNH et de la MINUSTHA sont actuellement au travail dans les départements sus mentionnes.
Au fait, qu'est ce que le vetting ? Pour mieux éclairer la lanterne de Monsieur Sibert, le vetting consiste a enquêter individuellement les membres de la police. Les enquêteurs cherchent a savoir si le policier investigue est implique dans des cas de violation de droits humains, de corruption, d'abus d'autorité, d'implication dans des activités louches, de crimes...etc Les enquêteurs ont pour la délicate mission d'aller fouiller dans le passe d'un policiers depuis la ville, la commune ou la section communale de leur naissance. Cela demande du temps pour constituer les dossiers.
Avant le tremblement de terre du 12 Janvier 2010, 7 177 dossiers avaient été traites par les enquêteurs de la PNH et de la MINUSTHA, seulement 3 584 ont été recuperes des décombres. Pour le reste, le travail est a recommencer. Des 3 584 policiers investigues, 137 ont été recommandes pour être renvoyés de la police. Ce qui a été fait selon nos sources d'informations.
C'est sur que si Monsieur Sibert savait tout ça, et qu'il avait, avant tout, entrepris un petit travail d'enquête sur le programme de vetting, il se serait abstenu de poser certaines questions.
Il faut d'abord se questionner sur le degré de moralité de notre société. Dans toutes les forces de police du monde, il y a des éléments ripoux a extirper. Mais ça peut prendre du temps avant de les découvrir tous. Ils poussent comme de la mauvaise graine, ces ripoux puisqu'ils sont les produits meme de nos sociétés. Il faut, donc, chercher a les dénicher en permanence avec l'aide des populations.....et des journalistes inclus. Les policiers impliques dans l'enlèvement suivi d'assassinat de Richardson Croicy "ont mène une vie tranquille d'homme riche. Ils n'ont jamais cache leur richesse......Il était visible et connu de tous que le niveau de vie de ces policiers dépassait largement leur salaire...." fin de citation.
Et qu'est-ce qui a empêche Monsieur Sibert, meme dans l'anonymat, de signaler ces anomalies a l'attention des responsables de police ? S'il avait été le cas (et que rien n'ait été fait en ce sens) , cela aurait permis a Monsieur Sibert de se poser d'autres questions plus sérieuses.
Un citoyen objectif
Concernant le vetting, les questions soulevées par Monsieur Sibert sont justes. Mais, avant de les poser, il aurait été plus correct de sa part, de chercher a savoir ce que c'est que le vetting. Quelle en est la méthodologie ?
D'abord, le programme de vetting n'a pas été mis en place par la MINUSTHA. C'est une exigence de la résolution 1608 du Conseil de Securite de l'ONU. Les errements, les coups bas de nos gouvernants nous ont amène a être, aujourd'hui, un pays sous tutelle. Nos institutions étant lacunaires, l'international nous impose ce que nous devons faire pour être acceptable. Nous n'inspirons plus confiance. Aussi, Monsieur Sibert doit-il savoir que le programme de vetting avait été interrompu apres le 12 Janvier 2010 et que les policiers affectes dans les départements du Nord, du Nord-Est, Nord-Ouest et de l'Artibonite n'en étaient pas encore touches. Le processus a repris depuis environ un mois et les enquêteurs de la PNH et de la MINUSTHA sont actuellement au travail dans les départements sus mentionnes.
Au fait, qu'est ce que le vetting ? Pour mieux éclairer la lanterne de Monsieur Sibert, le vetting consiste a enquêter individuellement les membres de la police. Les enquêteurs cherchent a savoir si le policier investigue est implique dans des cas de violation de droits humains, de corruption, d'abus d'autorité, d'implication dans des activités louches, de crimes...etc Les enquêteurs ont pour la délicate mission d'aller fouiller dans le passe d'un policiers depuis la ville, la commune ou la section communale de leur naissance. Cela demande du temps pour constituer les dossiers.
Avant le tremblement de terre du 12 Janvier 2010, 7 177 dossiers avaient été traites par les enquêteurs de la PNH et de la MINUSTHA, seulement 3 584 ont été recuperes des décombres. Pour le reste, le travail est a recommencer. Des 3 584 policiers investigues, 137 ont été recommandes pour être renvoyés de la police. Ce qui a été fait selon nos sources d'informations.
C'est sur que si Monsieur Sibert savait tout ça, et qu'il avait, avant tout, entrepris un petit travail d'enquête sur le programme de vetting, il se serait abstenu de poser certaines questions.
Il faut d'abord se questionner sur le degré de moralité de notre société. Dans toutes les forces de police du monde, il y a des éléments ripoux a extirper. Mais ça peut prendre du temps avant de les découvrir tous. Ils poussent comme de la mauvaise graine, ces ripoux puisqu'ils sont les produits meme de nos sociétés. Il faut, donc, chercher a les dénicher en permanence avec l'aide des populations.....et des journalistes inclus. Les policiers impliques dans l'enlèvement suivi d'assassinat de Richardson Croicy "ont mène une vie tranquille d'homme riche. Ils n'ont jamais cache leur richesse......Il était visible et connu de tous que le niveau de vie de ces policiers dépassait largement leur salaire...." fin de citation.
Et qu'est-ce qui a empêche Monsieur Sibert, meme dans l'anonymat, de signaler ces anomalies a l'attention des responsables de police ? S'il avait été le cas (et que rien n'ait été fait en ce sens) , cela aurait permis a Monsieur Sibert de se poser d'autres questions plus sérieuses.
Un citoyen objectif





