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Haïti a un nouveau président, démocratiquement élu, prêt à relever les défis gigantesques que la nation présente.

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image Jovenel Moise

Editorial de Miami Herald Alors pourquoi ne pas nous sentir plus optimiste?

D'une part, le peuple d'Haïti lui-même ne semble pas être dans une ambiance de célébration. Comme le rapporte la journaliste Jacqueline Charles de Miami Herald, le président Jovenel Moïse, inauguré la semaine dernière, a été élu avec le soutien de moins de 10 pour cent des 6,1 millions d'électeurs inscrits, une élection ayant le plus bas taux de participation jamais enregistré. 

Et la victoire de Moïse a été confirmée 15 mois après que les élections ont eu lieu. Des allégations de fraude ont empêché la proclamation d'un nouveau président et l'avancement. 

Le pire, Moïse entre en fonction avec des allégations de blanchiment d'argent proférées contre lui. Ce sont là trois infractions. 

Mais il y a plus: Moïse a été supporté, choisi, vraiment par l'ancien président Michel Martelly, qui lui-même a été élu avec beaucoup d'espoir et d'optimisme en 2011, seulement mettant fin à son mandat et, à toutes fins, un autocrate. Il reste à voir si Moïse sera un leader indépendant à vision claire ou une marionnette du passé. 

Désespérément, Haïti a besoin de celui-ci si elle doit surmonter les obstacles qui l'ont gardée et ses citoyens ancrés dans la pauvreté, incapables de faire face à des catastrophes naturelles ou politiques. 

Moïse est arrivé dans la course électorale comme un nouveau venu, un entrepreneur, mais pas un politicien. (Cela parait vaguement familier?) Il était un fermier bananier peu connu et un distributeur de pièces d'automobiles, avant son ascension à la présidence. 

Maintenant, il a la tâche presque impossible d’entreprendre toutes les bonnes démarches pour assurer la stabilité politique, une mesure de prospérité économique, de soins de santé et des écoles fiables. Ce sont les éléments fondamentaux d'une qualité de vie décente qui ont échappé à maintes reprises aux Haïtiens, peu importe qui était au pouvoir. 

Si Moïse peut tirer Haïti du marais de la corruption politique, cela dépendra des choix qu'il fait. Déjà, certains sont inquiétants. 

Jusqu'en janvier, l'ancien chef du coup d'Etat et sénateur élu Guy Philippe vivait confortablement en Haïti, échappant pendant une décade aux autorités américaines qui cherchaient à le poursuivre pour des accusations de trafic de drogue. Au cours de la dernière année, Moïse avait fait campagne ouvertement avec Philippe, une relation inquiétante que le candidat n'a pas hésité à en parler sans réserve. 

Les autorités haïtiennes avaient arrêté Philippe à Pétion-Ville le mois dernier et il a été amené à Miami, où il a plaidé non coupable aux accusations de trafic de drogue et de blanchiment d'argent au tribunal fédéral. 

Ce n'est pas la façon de tirer Haïti du marais. 

La ligne de fond est que Moïse doit délivrer. Le nouveau président doit veiller à ce que son discours sur «l'ordre public» soit synonyme de sûreté et de sécurité pour les Haïtiens et non d'une force de police politisée qui met fin aux protestations et terrorise les adversaires politiques. C'est un impératif parce que les Casques bleus des Nations Unies se préparent à partir. Dans les années 1990, lorsque les forces de maintien de la paix s’étaient retirées du pays, les forces de police avaient tout simplement perdu tout contrôle. 

Moïse doit montrer que la justice sera juste et impartiale, que son administration va éviter et tout aussi bien éliminer la corruption politique qui a entravé le progrès, à l'exception de quelques rares. Il doit renforcer les lois qui facilitent le développement des affaires et l'investissement. 

Les attentes des Haïtiens sont extrêmement faibles, et qui peut les blâmer pour cela? La démocratie n'a pas marché pour eux, mais l'alternative est pire. Le nouveau président doit rassurer les Haïtiens qu'ils ont toutes les raisons d'être optimistes, et puis le prouver. 

Editorial de MIAMI HERALD

Haiti has a new president, democratically elected, poised to meet the gargantuan challenges the nation presents.

So why don’t we feel more optimistic?

For one thing, the people of Haiti themselves don’t seem to be a celebratory mood. As reported by Herald writer Jacqueline Charles, President Jovenel Moïse, inaugurated last week, was elected with the support of less than 10 percent of the Haiti’s 6.1 million registered voters, an election with one of the lowest turnouts ever there.

And Moïse’s victory was confirmed 15 months after voting took place. Fraud allegations stood in the way of declaring a new president and moving forward.

Worse, Moïse comes into office with the cloud of a money-laundering probe hovering over his head. That’s three strikes right there.

But there’s more: Moïse was backed, handpicked, really, by former President Michel Martelly, himself elected with great hope and optimism in 2011, only to end his tenure, for all intents and purposes, an autocrat. Whether Moïse will be a clear-eyed independent leader or a puppet of the past remains to be seen.

Haiti desperately needs the former if it is to transcend the plagues that have kept it and its citizens mired in poverty, unable to ably confront natural disasters or political ones.

Moïse ran as an outsider, an entrepreneur, not a politician. (Sound vaguely familiar?) He was a little-known banana farmer and auto-parts dealer before ascending to the presidency.

Now, he has the almost impossible task of making all the right moves to bring about political stability, a measure of economic prosperity and reliable healthcare and schools. These are the basic elements of a decent quality of life that have eluded Haitians time and again, no matter who was in office.

Whether Moïse can drain Haiti’s swamp of political corruption will depend upon the choices he makes. Already, some are worrisome.

Until January, former coup leader and senator-elect Guy Philippe was living comfortably in Haiti, eluding for a decade U.S. authorities seeking to prosecute him on drug-trafficking charges. During the past year, Moïse campaigned openly with Philippe, a disturbing relationship that the candidate didn’t hesitate to flaunt.

Haitian authorities arrested Philippe in Petionville last month, and he was brought to Miami, where he pleaded not guilty to drug-trafficking and money-laundering charges in federal court.

This is not the way to drain Haiti’s swamp.

The bottom line is, Moïse has to deliver. The new president has to ensure that his talk of “law and order” means safety and security for Haitians, not a politicized police force that shuts down protests and terrorizes political foes. This is an imperative because U.N. peacekeepers are getting ready to leave. In the 1990s, when peacekeepers pulled out of the country, the police force simply ran amok.

Moïse must show that justice will be fair and impartial, that his administration will shun, and even root out, the political corruption that has hobbled progress except for a cunning few. He must push laws that facilitate business development and investment.

Haitians’ expectations are extremely low, and who can blame them for that? Democracy has not worked for them, but the alternative is worse. The new president should assure Haitians that they have every reason to be optimistic, and then prove it.

 

Read more here: http://www.miamiherald.com/opinion/editorials/article132199494.html#storylink=cpy



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