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Médecine de cheval pour cavaliers indociles

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Au Parlement vendredi les pro-Martelly ont pris le contrôle de la commission bicamérale. Neuf députés et un sénateur ont monté un bureau et voguent vers la désignation des trois membres devant représenter le corps législatif au sein du CEP. Jeudi, un sénateur avait annoncé la mort de la commission avec le retrait de sept des huit sénateurs qui y siègent.

Ce coup d'éclat finira-t-il en coup d'État ? Les parlementaires vont-ils se concerter à nouveau la semaine prochaine ? Qui remportera la partie de bras de fer ? Les deux groupes peuvent-ils se payer le luxe d'un blocage ?

Au Palais national, toujours vendredi, le président Michel Martelly, dans un esprit de conciliation, a rencontré les trois membres récalcitrants représentants du CSPJ au sein du CEP. Ces membres doivent céder leur place à d'autres, fraîchement désignés, qui trépignent sur les bancs depuis des semaines.

Jusqu'à présent, les premiers ne voulaient pas entendre parler de départ. Il a fallu qu'Anel Alexis Joseph, président du CSPJ, en appelle au président comme médiateur pour permettre la tenue de cette rencontre en présence de Religions pour la paix revenue autour de la table de négociation.

Le dialogue et les promesses de reclassement suffiront-ils à sortir de la crise cspjienne? Personne n'en doute. Les désignés n'ont pas la latitude de faire à leur guise comme les parlementaires. D'ici la semaine prochaine, des sources concordantes estiment que la présidence, elle aussi, se mettra au pas pour clarifier la situation de ces représentants au sein du CEP. Le président Martelly est prêt, selon ces sources, à mettre un terme à la bataille autour de la formation du CEP.

Le temps presse. Le ciel se pare de menaces et le temps des vire tounen s'achèvent, chuchote-t-on.

Ce reversement de vapeur est caractéristique de l'empressement qui s'empare de l'exécutif, de ses alliés et de ses ennemis devant les quasi-ultimatums que l'ONU et les pays amis administrent aux pouvoirs en place depuis quelques semaines comme médecine du samedi matin à un enfant chétif.

« Les amis d'Haïti ont décidé de purger les trois pouvoirs pour les débarrasser de leurs réticences et de leurs envies de faire main basse dès maintenant sur le processus électoral. Il y a des listes de points à suivre que l'on fait ingurgiter aux puissants comme aux hésitants », a confié au Nouvelliste un observateur bien placé de la scène politique haïtienne.

Frantz Duval

Source: Le Nouvelliste



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