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Nos élus ne doivent pas être des oranges pourries dans le panier de l’éducation

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image Frantz Duval Redacteur en chef du Nouvelliste

Cette semaine, les parlementaires nous en ont mis plein les oreilles et plein les sens avec leur indécent accaparement de la sphère de l’éducation. Pour le pire, à chaque fois.

Si, ici au Nouvelliste, nous avons pris le parti de ne jamais mettre à l’index qui que ce soit pour sa non-maîtrise de l’une de nos langues nationales ; si nous sommes convaincus que chacun doit se dépasser; si nous croyons fermement que personne ne doit mettre de limites à ses ambitions; si nous sommes ancrés dans la conviction que tout Haïtien qui jouit des droits accordés par la Constitution et les lois de la République peut être élu à une fonction élective, nous ne pouvons fermer les yeux sur ce qui se passe au Sénat de la République.

Nos parlementaires donnent en spectacle leur limite. 

Cela porte des coups fatals aux sacrifices des parents pour assurer une éducation décente à leurs enfants et décourage les esprits les plus disposés à prendre la route ardue des études pour s’élever. 

On ne doit pas faire cela à un pays, Messieurs les parlementaires. Lavez vos linges sales entre vous. Cessez de nous offrir le spectacle de vos errements.

D’un autre côté, comment ne pas entendre les lamentations du ministre de l’Education nationale quand il dénonce des parlementaires qui imposent des surveillants aux examens officiels? Des incompétents et des indisciplinés, cachés derrière leur recommandation politique, qui troublent plus qu’ils ne facilitent la bonne tenue des examens officiels. Messieurs les élus, vous n’avez pas été élus pour cela.

Ces mêmes parlementaires, dénonce le ministre Pierre Josué Agénor Cadet, s’apprêtent à fourguer des affidés politiques comme correcteurs des épreuves du bac. STOP. Pa fè sa Mesye. Laissez la correction hors de votre champ. Un parlementaire n’a aucune qualification ni responsabilité pour faire embaucher ses partisans au poste de correcteur.

Depuis 2012 et le Programme de scolarisation universelle gratuite et obligatoire (PSUGO), nos parlementaires ont la bouche collée aux mamelles du budget du ministère de l’Education nationale. Ils inventent de fausses écoles. Inventent des écoliers fictifs. Construisent des écoles hors normes. Nomment des directeurs et des enseignants pas qualifiés. Occupent les couloirs et les avenues du ministère de l’Education nationale. Ils le font pour notre malheur. Pour se faire de l’argent. Pas pour le bien de nos enfants. Pas pour l’avancement de l’éducation. 

Pas une fois on n'a entendu un parlementaire s'ériger en défenseur de la bonne éducation, de l'instruction, du progrès. Pas un élu n'a épousé la cause de l'Université. Pas un seul ne porte l'étendard de la formation professionnelle. Aucun député ne se bat pour le statut des enseignants. Pas un sénateur ne milite pour l'école de qualité. Mesdames, messieurs, nous méritons le meilleur de vous, prouvez-nous que vous pouvez nous surprendre en bien.

Honorables parlementaires, chers élus de la République, ressaisissez-vous. Donnez une chance au secteur de l’éducation. Accompagnez-le. Reformez-le. Protégez-le. De grâce, ne soyez plus les oranges pourries du panier.

Frantz Duval Edito du Nouvelliste



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