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Pourra-t-on stopper l’hémorragie ?

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image Jack Guy Lafontant

Une semaine après le tollé provoqué par la subvention d’un million de gourdes accordées à chaque sénateur de la République pour la fête de pâques – ce qui n’est pas une première – c’est la photo d’une lettre du ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, Max Rudolph St Albin, au ministre des Finances pour demander 100 millions de gourdes, circulant sur les réseaux sociaux, qui fait des vagues. Les tollés se suivent et se ressemblent. Les 100 millions de gourdes serviraient au « renseignement et à la sécurité de la caravane changement du président Jovenel Moïse le 1 er et le 18 mai ». Certains n’arrivent pas à comprendre l’attitude de l’actuelle administration qui fait de la rationalisation des dépenses publiques son cheval de bataille. Les actes ne sont pas compatibles avec les discours.

Le Premier ministre Jack Guy Lafontant, accompagné de son cabinet ministériel, a présenté jeudi soir  au Sénat de la République les feuilles de route de son gouvernement. M. Lafontant entend par ce geste «contrôler chaque gourde dépensée» pour orienter les actions vers la «quête des résultats». La question des 100 millions de gourdes n’a pas fait l’objet de débats au Sénat. Les sénateurs, décriés eux aussi ces derniers jours, ont préféré questionner les feuilles de route ou défendre des projets pour leurs départements respectifs. Déceptions, inquiétudes, promesses…

Avec la question de rationalisation des dépenses publiques qui est sur toutes les lèvres, le Premier ministre a reconnu qu’il fallait « bloquer l’hémorragie ». Le chef du gouvernement faisait toutefois référence aux effectifs pléthoriques au sein de plusieurs institutions publiques. Une équation plus facile à résoudre que la gestion des fonds publics qui constitue une hémorragie en soi. L’hémorragie qu’il faudra essayer de bloquer.

Au moment où ces subventions ou ces réquisitions des uns et des autres suscitent des débats, les syndicats d’enseignants viennent de lancer un appel à la grève pour exiger des autorités du ministère de l’Éducation nationale le paiement d’arriérés de salaire. Une plaie qu’il faudra panser avant d’éviter tout éventuel envenimement. 

La liste des plaies à panser est longue. Il ne vaut plus la peine de parler de la dépréciation accélérée de la gourde par rapport au dollar. Pas de production, pas d’exportation, pas de miracle…

Cette semaine, les responsables de l’hôpital de Mirebalais évoquent des difficultés à trouver des fonds pour assurer son bon fonctionnement car l’Etat haïtien n’a pas honoré ses engagements. De son côté, l’Université d’Etat d’Haïti, haut lieu d’enseignement supérieur, fonctionne toujours dans la crasse – à l’exception de quelques rares entités. 

A près de trois mois de son entrée en fonction, le gouvernement se cherche encore. Avec des feuilles de route les unes plus irréalisables que les autres pour le délai imparti. Et les promesses continuent de pleuvoir sans pour autant indiquer les sources de financement.

Dans la Grand’Anse, mis à part la crise alimentaire, quelque 20% des élèves ont abandonné l’école depuis le passage de l’ouragan Matthew. Le mal est déjà fait ? 

Entre-temps, la saison pluvieuse pointe doucement son nez. Voulons-nous bien y penser ?

Valery Daudier Edito du Nouvelliste



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