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Privert, quel leurre est-il?

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On parle de nos jours de coup d'Etat de Jocelerme Privert qui monopolise le pouvoir sans mandat. Le roublard se croit investi d'un pouvoir divin lui permettant d'embobiner tout le monde. A force d'entendre dire des flatteurs qui profitent de ses largesses avec les biens publics qu'il gère, qu'il est intelligent, il a fini par le croire.  

Le coup d'Etat de Privert a débuté au lendemain de la proclamation de son "ami" Michel Martelly comme Président de la République par le vote au Parlement de la Constitution amendée en y introduisant certains passages avec la complicité de certains hommes clefs comme l'actuel Premier ministre, Enex Jean-Charles et l'ex directeur des Presses Nationales assassiné tout récemment 

Le President Preval ayant ordonné la promulgation de la version de la constitution amendée  votée en Assemblée nationale, entre le Palais National et le Bureau des Presses Nationales, le texte signé par Rene Preval  subit de modifications significatives portant sur les articles 148 et 149 qui traitent des cas de vacance présidentielle. La précédente version datée de 1987 disposait que le President de la Cour de cassation ou à défaut, le Vice-président ou à défaut de celui-ci, le juge le plus ancien assure la succession  et avait entre 60 et 90 jours pour organiser les élections présidentielles. 

La constitution amendée - version Privert - a fait abstraction de cette disposition en conférant au Parlement la mission d'élire un nouveau President  sans prendre en compte la perfidie dont sont capables nos politiciens.  

Les amendements une fois publiés, les jours de Martelly étaient comptés. Mais les modifications ne faisaient pas l'unanimité au Parlement. Devant cette monstruosité, devant ce viol que plus d'un menaçait de dénoncer,  les Présidents des deux Corps composant le Parlement demandèrent au President de la République d'annuler la publication faite par Preval. Ce qui fut fait. 

Passé le temps de la peur, l'équipe des fraudeurs controlant la majorité au Parlement, avec plusieurs pieds à l'intérieur du gouvernement de Martelly comme Enex Jean-Charles, relança l'offensive pour faire republier par Martelly la même version frauduleuse dont la publication avait été annulée, en gagnant entre temps à leur cause  Laurent Lamothe, Premier ministre supporté par le Club de Madrid. Martelly  résista pendant un moment. Mais le temps de grâce passé, il accumula tellement d'erreurs que  les députés et sénateurs de l'opposition  finirent par avoir gain de cause. Cette publication déboucha sur l'impossibilité pour le President  Martelly de recourir à l'article 289 de la constitution pour former un conseil électoral provisoire devant lui permettre d'organiser des élections afin de combler des échéances électorales pour faire fonctionner à plein rendement les institutions démocratiques. 

Même pour réaliser les élections générales de 2015, il n'a pas pu non plus, sur ordre de Privert, obtenir la collaboration du Parlement pour l'élaboration et le vote de la loi électorale. Il a du attendre la fin du mandat des deputes et le dysfonctionnement du Sénat pour mandater par Ordonnance prise en conseil des ministres une loi électorale. Malgré tout cela n'a pas été suffisant pour installer son successeur au Palais National à l'échéance de son mandat le 7 février 2016. Privert bloqua la tenue du  second tour des élections en faisant payer par ses amis bourgeois  des manifestations. 

On connaît la suite. Martelly a dû conclure un accord le 5 fevrier 2016 à deux jours de la fin de son mandat, avec le même Senateur Privert, pour la  transmission du  pouvoir en vue de  la poursuite des élections dans un délai maximum de 120 jours. L'accord signé, Privert a passé les 120 jours à se battre avec la communauté internationale - les États Unis en tête - pour démanteler le processus électoral en cours et repartir à zéro, question de garder le pouvoir qu'il convoitait.  

Privert a commis l'erreur de se croire plus intelligent que les autres. Sa roublardise aiguisée peut lui coûter chère.  Bien que l'accord signé avec Martelly secrètement ait été son oeuvre en grande partie, rédigé par lui  avec la bénédiction de l'Ambassadeur des États-Unis  et l'assistance de Sandra Honore, Représente spéciale du Secrétaire général des nations unies, qui contrôlait chaque phrase, chaque membre de phrase pour s'assurer d'un retour rapide à la normalité constitutionnelle, il glissa à l'article 7 un membre de phrase venimeux ("le cas échéant") pour se prévaloir d'une certaine légitimité à l'échéance des 120 jours MAXIMUM. 

Aucune personne sensée et raisonnable ne devait accepter d'être, aujourd'hui, au centre d'un tel débat sémantique et être assuré d'en sortir vainqueur. Même en utilisant la voie de la corruption dont Privert est aussi passé  maitre. 

Imaginer un locataire qui signe un contrat avec le proprietaire d'une maison pour une durée de 120 jours MAXIMUM et qui a l'échéance des 120 jours refuse de quitter la maison exigeant que le propriétaire obtienne d'un juge une ordonnance avant de lui remettre les clefs! C'est un peu la même chose.  

 Le mandat de Monsieur Privert ayant pris fin le 14 juin, après avoir passé 120 jours maximum sans initier le processus électoral, le constat est d'ordre public. On ne s'explique pas que Sandra Honore ait pu écrire au President du Parlement pour lui demander une décision de l'Assemblée nationale. De quelle décision s'git-il? A la fin du mandat du President Martelly, il n'a été décidé de demander à aucune Institution de la République de constater la fin de son mandat. Cela voudrait-il dire que désormais la fin du mandat d'un élu devra être constaté officiellement?  

C'est à ce jeu que se livrent certains parlementaires et certains membres infâmes de la communauté Internationale. Ou dans le monde a-t-on jamais entendu parler de choses pareilles?  Est-ce-que cette classe de diplomates envoyés en Haiti sont les rejets de leurs gouvernements ?  Quel sens a un vote du Parlement pour constater la fin des 120 jours de Jocelerme Privert dont le mandat n'est pas renouvelable,- comme si les Parlementaires haïtiens n'étaient pas en mesure de compter 120 jours? C'est de cela seulement qu'il s'agit. 

Comme si même le President Choelzer lui-même, parce qu'élu sous la bannière du parti de  Youri Latortue, a oublié  de compter de 1 à 120 et doit réunir deputes et sénateurs pour un débat en Assemblée nationale afin de s'assurer que du 14 Fevrier au 14 juin, cela fait bien 120 jours!!!  

Quelle supercherie à laquelle fait face le pays? 

Gerard Junior MATHIEU 




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