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Quel est l’avenir des chantiers de l’ère Martelly ?

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image Viaduc de Delmas

On n’a pas besoin de loupe, ni d’être un expert en construction pour constater que les chantiers de l’ère Martelly piétinent. Les travaux de construction du viaduc du carrefour Nazon/Route de Delmas, ceux des bâtiments des ministères et d’autres infrastructures publiques avancent à dents de scie. L’espoir d'inaugurer ces infrastructures avant la fin du mandat du président Michel Martelly s’amenuise.

Dans l'état actuel des choses, on est tenté de dire que le président Michel Martelly aura le choix entre les inaugurer avant la fin des travaux ou les laisser pour être inaugurés par son successeur. Comme il l’avait fait d’ailleurs pour des chantiers lancés par l’ancien président René Préval. Ou encore, on peut s’attendre à un miracle pour que les travaux se terminent et que le président Martelly les inaugure tous.

A environ un an de la fin du mandat du président Michel Martelly, la question n’est pas qui inaugurera les nombreux chantiers lancés par le célèbre duo Martelly-Lamothe. Il s’agit plutôt de savoir si l’Etat a les moyens de financer la fin des constructions. La récente déclaration du responsable de l’ULCBP, faisant croire que les fonds sont disponibles, mais la crise politique empêche l’avancement des travaux, n’a convaincu personne. Même les plus dupes. Peut-on prouver que la crise du pétrole qui ruine l’économie vénézuélienne n’a pas de conséquences sur Haïti ? 

On se rappelle comment le président Tèt Kale faisait les choses de manière grandiose au début de son mandat. Il organisait des distributions par-ci par-là, ouvrait des chantiers çà et là, multipliait des restaurants et boulangeries communautaires… On croyait que les autorités puisaient dans une mine d’or. C’était la belle période de l’Etat providence. Çà et là, des billboards géants nous rappelaient que le pays décolle.

Quatre ans plus tard, on est revenu à la réalité. Le pays attend avec angoisse la facture des dépenses de l’administration Martelly/Lamothe.  Entre-temps, Martelly tente de prendre par la main droite ce qu’il donnait avec la main gauche. N’était la mobilisation populaire, le gouvernement n'aurait pas retiré un iota sur les prix des produits pétroliers à la pompe en dépit du fait que le prix du baril a diminué de plus de 50% sur le marché international.

C’est dans ce contexte que l’administration Martelly/Paul doit affronter la grève des enseignants qui exigent un meilleur salaire et des avantages sociaux. Le pays doit parallèlement renouveler tout son personnel politique au cours de l’année en cours. Qu’il s’agisse d’une seule ou de plusieurs élections, la facture sera salée. Si le pays peut compter sur les Blancs pour financer ses élections, tel n’est pas le cas pour les programmes sociaux dont on n'entend plus parler depuis le départ de Laurent Lamothe. Encore moins des chantiers lancés dans l’aire du Champ de Mars. Et dire que le gouvernement n’a pas encore lancé les chantiers de la reconstruction du centre-ville de Port-au-Prince qui projette l’image d’un espace ravagé par la guerre après les démolitions hâtives de mai 2014. Il y a aussi les travaux de construction du viaduc de Carrefour à lancer. Des passifs pour le gouvernement Paul qui semble faire le choix de s’occuper des détails avant d’aborder les dossiers brûlants.

Jean Phares Jérome Editorial du Nouvelliste



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