Accueil | Opinion | Une nouvelle commission pour une mission nouvelle

Une nouvelle commission pour une mission nouvelle

Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image

Après négociations, tractations et compromis, une nouvelle commission a été installée mardi soir, en remplacement de celle nommée par arrêté présidentiel, en date du 16 décembre 2015 qui n’avait pas pu être installée. Deux nouveaux membres issus des droits humains et de la Fédération protestante d’Haïti sont présents dans cette nouvelle entité chargée d’évaluer les élections du 25 octobre dernier. L’Eglise catholique avait posé des conditions avant d’accepter que Mgr Aris fasse partie de la commission. La réticence de cette église et les positions adoptées par le Groupe des huit partis politiques de l’opposition et le parti Fanmi Lavalas ont empêché le président Michel Martelly de persister dans l’erreur. Il a accepté d’évincer le chanteur Emmanuel Charlemagne et Compère Filo pour les remplacer par Me Gédéon Jean, directeur du Centre d’analyse et de Recherches en droits de l’homme (CARDH) et M. Armand Louis de la Fédération protestante d’Haïti.

Ce n’est pas une commission idéale comme différents secteurs l'auraient souhaité. Mais c’est une commission acceptable, puisqu’elle est issue de différents secteurs et non pas d’amis du chef de l’Etat. Disposant de huit jours pour produire son rapport, elle va se mettre au travail sans tarder pour trouver une solution à la crise électorale. Ce que tous les secteurs aimeraient savoir c’est la vérité sur ce qui s’est passé dans la journée électorale du 25 octobre 2015. Le Centre de tabulation des votes, qui  a reçu les procès-verbaux provenant de tous les bureaux de vote, doit permettre à la commission de faire la lumière sur les fraudes et irrégularités enregistrées le jour du scrutin. Il s’agit d’une démarche rationnelle des partis politiques et des organisations de défense des droits humains de réclamer une commission indépendante d’évaluation ou de vérification des procès-verbaux, en raison du constat du parti Fanmi Lavalas en novembre dernier sur les 78 procès-verbaux tirés au sort au Centre de tabulation.

Les actes et actions de cette commission seront suivis de près par la presse. C’est son mode de fonctionnement qui déterminera si elle est indépendante ou pas. Ce qui veut dire que si la commission n’accepte pas de dévoiler dans la presse la méthode de travail ainsi que les techniques d’évaluation du scrutin, on ne pourra pas parler de commission indépendante. C’est à partir des recommandations formulées dans le rapport qu’on saura si le second tour de la présidentielle aura lieu en janvier. Pour une fois, Opont n’a pas mis la charrue avant les bœufs. Il a annoncé le report du second tour prévu pour  le 27 décembre sans fixer une nouvelle date. Le sort du second tour ne dépend plus de la bande à Opont.  A la suite du scandale de corruption enregistré au Bureau du contentieux électoral national (BCEN), et la solidarité inappropriée exprimée par le Conseil électoral  provisoire par rapport à ses membres qui ont siégé dans ce tribunal, on ne peut rien attendre de sérieux de ce Conseil aussi décrié. 

L’avenir du processus est entre les mains de ces cinq commissaires qui n’ont d’autre mission que de faire luire la vérité sur ce qui s’est réellement passé le 25 octobre.

Lemoine Bonneau Editorial du Nouvelliste

[email protected]  



Audionow:
Etats Unis: 641.552.5200 T-Mobile/MetroPCS: 360.398.4333 Canada: 438.795.4395 514.900.6012 Bresil 021 40 42 11 31 France: 01.90.14.14.75 Republique Dominicaine 849.936.7140 Mexique 08.99.27.46.700
Studio: 718) 355-9853 / (718) 303-2551 / (509) 2813-9450 / (509) 2813-9452 / (509) 2813-9456 Adresse: 45, Rue Chavannes Port au Prince, Haiti
Email: radiocaraibesfm<at>yahoo.fr
Tél: (509)4300-4300 / 3701-4300
WhatsApp: (509) 3701-4300

-->
Notes
Pas de note pour cet article
Estimez cet article
0