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"L'heure d'interpeller certains ministres ou l'ensemble du gouvernement est, à mon sens, arrivée", Steven Benoit

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image Ronald Saint-Jean, Tunep Delpe, Sadrac Dieudonne, Evans Paul, Guyler C. Delva , Francois Annick Joseph, Stevens Irvenson Benoit, Jean Monard Metellus

Le parlementaire qui est arrivé à l'émission avec un lot de documents, particulièrement des numéros du journal officiel "Le moniteur", notamment celui qui publie les dépenses engagées par l'Administration Martelly-Lamothe dans le cadre du plan d'Urgence s'est dit scandalisé devant le niveau de gabegie des responsables qui se soucient beaucoup plus de leur bien-être que de l'intérêt collectif. Steven Benoit en veut pour preuve des institutions publiques figurant dans ce rapport qui ont reçu de fortes sommes d'argent et qui n'ont aucune loi organique, donc, aucune existence légale. "Comment peut-on nous dire que ceci est admissible et comment des parlementaires conscients de leur mission et de leur travail peuvent-ils accepter de tels scandales sans exercer leur pouvoir de contrôle et de sanction", s'est interrogé le parlementaire qui confie plus loin que les députés et les sénateurs, indépendamment de leur chapelle politique, doivent se rendre à l'évidence que des "têtes doivent tomber" au sein du gouvernement, si ce n'est pas le gouvernement dans son ensemble. Me Camille Leblanc est d'avis que ces faits sont d'une gravité exceptionnelle car, "il nous réfère au cas classique de détournement de fonds et la sanction devrait être immédiate", a ajouté le juriste qui souligne que, sous cette Administration, les scandales associant la famille présidentielle et le clan Lamothe sont quotidiens et nos compatriotes, dans une attitude démissionnaire et presque complice, se croisent les bras pour laisser venir le pire.

 Guyler C. Delva qui aura vécu un véritable calvaire pour les flèches assassines de l'Opposition concernant sa propension à tout défendre (même l'indéfendable souligne Me Leblanc) a essayé de justifier les dépenses du pouvoir dans le cadre du Plan d'urgence avec les aéroports internationaux annoncés en construction (les Cayes, 8 mns Us, Île à Vache, 5 mns) quand il a été rattrapé par tout le panel lui rappelant que la Construction d'un aéroport ne saurait constituer une urgence et de plus, souligne Steven Benoit, "un aéroport de standard international ne peut coûter moins que dans les 20 à 30 mns de dollars Us; c'est clair que c'est un argent qui serait volatilisé". Evans Paul ne semble pas s'étonner devant cette nouvelle réalité apportée par le rapport des dépenses du Plan d'Urgence: "On voit bien que cette équipe gère le pays comme s'il s'agissait d'un bien personnel; regardez bien les pancartes qui accueillent le 5e Sommet de l'AEC; le président Martelly est partout, omnipotent avec son effigie, alors que le pays est absent". http://radiotelevisioncaraibes.com http://radiotelevisioncaraibes.com

 Le Dr Turneb Delpé souligne à l'attention des parlementaires que ceci pourrait très bien précipiter la chute du pouvoir (procédure de destitution) car, la Constitution bannit le culte de la personnalité. Le sénateur Annick Francois Joseph dont l'animosité face à ce pouvoir est de notoriété publique parle de voyoucratie politique et de "masturbation" diplomatique pour qualifier l'Organisation de ce sommet et du protocole plus que défaillant dont notamment le parlement (à travers ses deux présidents) a été victime. Steven Benoit ne comprend toujours pas comment le pouvoir a-t-il pu passer tout son temps à annoncer la venue à ce Sommet de chefs d'Etat et de gouvernement qui ont brillé par leur absence et Port-Au-Prince n'a même pas jugé nécessaire d'apporter des précisions et des excuses. "Tout le monde par exemple avait entendu Pierre Richard Casimir dire pendant toute la semaine précédant le Sommet que le président Maduro du Venezuela serait là et dans le même temps, l'ambassadeur de ce pays en poste indiquait, lu,i qu'il n'a pas cette information et que c'est le vice-président qui fait également office de ministre des Affaires Étrangères qui est attendu".

La loi sur le financement des partis politiques finalement votée au parlement et qui a été transmise à l'Exécutif aux fins de publication (s'il ne fait pas objection dans les 8 jours francs) a alimenté le débat avec un Ronald St Jean très appliqué qui a relevé des failles juridiques et de graves anomalies politiques avant de reconnaître, comme le panel d'ailleurs, que la loi constitue une avancée à partir de laquelle on peut envisager l'avenir. Steven Benoit qui reconnaît les imperfections soulevées aussi par Evans Paul souhaite qu'elle soit publiée telle qu'elle est pour ne pas pénaliser des partis à bout de souffle et que les modifications nécessaires pourront être apportées plus tard. Le député Sadrac Dieudonné des Gonaives s'intéressait lui-même à un dossier personnel qui concerne l'arrestation d'un proche parmi trois directeurs d'écoles du département pour avoir, dit-on, détourné l'argent destiné aux élèves du PSUGO du gouvernement. Il a dénoncé de graves vices de forme dans l'arrestation du pasteur Roosvelt Augustin qui est aussi vice-président du parti MOCHRENA et il était soutenu par le sénateur Francois Annick Joseph mais, pris à parti par Guy Delva qui avait retrouvé ses ailes pour accuser les deux parlementaires d'encourager la corruption. "Si tu crois que ceci est un grave cas de corruption, que fais-tu du chef de l'Etat qui s'est cru autorisé à sortir des arrêtés pour faire de sa femme et de son fils des comptables de deniers publics", a indiqué le Dr Turneb Delpé à l'adresse du défenseur du pouvoir Tete kale.

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