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"Le juge Bélizaire a commis une faute; André Michel n'a rien à voir dans cette affaire", Fednel Monchéry

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L'affirmation est , en apparence, anodine et viserait à défendre un proche dans ses démêlées avec la justice mais, quand on se réfère à la position politique de celui qui l'a faite et de ses prises de position en faveur du pouvoir Martelly-Lamothe, elle vaut son pesant d'or pour l'opposition et le clan André Michel en particulier. Le dirigeant de Repons peyizan, soutien déclaré au president Martelly et qui a passé le plus clair de son temps à supporter les actions de l'Administration actuelle affrontant les hostilités d'une opposition déterminée à l'émission a en fait asséné un violent coup à son camp et à son collègue Guy Delva qui, comme à l'ordinaire, a pris faits et causes pour le pouvoir y compris dans l'affaire André Michel. "Je crois que le juge Bélizaire s'est trompé dans cette affaire et a commis une grave faute; j'étais très impliqué dans cette affaire qui s'est passée en 2010 et j'étais aux cotés de Me André Michel qui ne jouait que son rôle d'avocat", a dit Fednel Monchéry mettant ainsi fin à ce débat qui avait vu le président du sénat intervenir par téléphone pour demander au CSPJ de prendre ses responsabilités en mettant fin aux dérives du juge Lamarre Bélizaire "qui a été d'ailleurs mal nommé", ajoute Anthonal Mortimé de POHDH.

Auparavant, Me André Michel avait reçu un concert de solidarité de la part de Me Osner Févry (par téléphone) qui a d'ailleurs affirmé avoir obtenu du juge le retrait de ce mandat illégal, du professeur Patrice Dumont qui a salué en André Michel un homme courageux qui, aux cotés de Me Newton St Juste, a mené un combat de titan pour mettre frein au népotisme du pouvoir Martelly en attaquant en justice l'épouse (Sophia) et le fils (Olivier). Guyler Cius Delva, encore lui, a essayé de contredire le professeur Dumont en indiquant que l'action des deux juristes est vaine car, les personnes visées ne gèrent pas de fonds publics mais, il a été vite rattrapé par Me St Juste qui a lu pour les invités et l'auditoire l'arrêté nommant Mme Martelly où il est clairement dit que des ministères précis mettront des ressources financières à la disposition de la Commission. Il s'en est suivi un échange pimenté entre le professeur Dumont et celui qui se présente comme le conseiller (en communication) du président Martelly. Le reste du panel (Ketly Julien de l'IMED, Saurel Yacinthe, le Dr Turned Délpé) a aussi apporté une solidarité sans faille à Me Michel et ils croient tous que l'action du juge Bélizaire est motivée par un souci de représailles politiques du président Martelly qui reprocherait au juriste son engagement face à la corruption et le népotisme érigés en système.   http://radiotelevisioncaraibes.com

Saurel Yacinthe était particulièrement amer contre ce pouvoir qui revient avec les pratiques autoritaires et rétrogrades des régimes dictatoriaux connus dans l'histoire de ce pays, a-t-il dit. André Michel qui intervenait (par téléphone, depuis sa "cachette") dit sentir une atmosphère de fin de règne. "C'est généralement comme ça que réagissent les pouvoirs qui sentent que la fin est proche; par la panique et la répression en instrumentalisant l'appareil judiciaire", a dit le jeune juriste qui a joué le jeu en "rassurant" les tenants du pouvoir que l'opposition au pouvoir ne fera pas de chasse aux sorciers et qu'ils peuvent dormir tranquille. André Michel, dans son style bien à lui ! Sur l'affaire du juge décédé (Jean Serge Joseph), Ketly Julien qui avait eu le privilège de le rencontrer avant son décès suspect a en fait confirmé tout ce que Me Madistin avait dit à propos de cette "rencontre mystérieuse" avec les plus hautes autorités du pays et s'est dit choquée d'entendre les propos du doyen (Raymond Jean Michel) qui nie son implication dans la planification de ce rendez-vous et veut non plus pas à admettre qu'il y avait conduit le juge.  Me Newton St Juge et Anthonal Mortimé s'étonnent qu'un tel individu (le doyen) soit encore dans le système car, il ne fait pas honneur à la magistrature. Dr Turnep Delpé ne veut pas comprendre que ce dernier ait pris sur lui-même la responsabilité de conduire le juge à une rencontre politique alors qu'en réalité, il était supposé défendre l'honneur et l'indépendance de ces derniers par rapport au pouvoir politique. Sur la composition de la commission d'enquête sur cette affaire à la chambre des députés, le représentant du Cap haïtien à la chambre basse, Kenson Jean Baptiste a dénoncé le fait que le PSP qui est majoritaire n'ait pas plus de représentants que les autres blocs (3 membres composent la commission à raison de 1 par bloc), Sadrac Dieudonné (par téléphone) et le député Saurel Yacinthe sont venus avec la référence à l'appui (règlements internes de la Chambre) pour montrer que la commission "spéciale" est constituée selon les normes. Le député d'Aquin, Fritz-gérald Bourgeolly, transfuge du PSP (par téléphone) dit s'étonner que son collègue du Cap n'ait pas déployé autant de zèle aussi pour faire respecter par le gouvernement les fonds communaux prévus dans la loi des Finances (10 millions de gourdes pour chaque commune). "La vérité, c'est que sa commune (Cap) en a reçu et il a fait installer des pancartes à l'effigie du président Martelly de même que celles de plusieurs autres collègues du PSP, alors il n'en a que faire des problèmes des députés de l'Opposition", soutient Me Newton St Juste.

 

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