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"Le pouvoir n'a pas à être inquiet pr l'après Chavez mais, plutôt pour sa propre gestion des fonds de Petrocaribe", Evens Paul

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image Kedlaire Augustin, Jean Monard Metellus, Frantz robert Monde, Evans Paul, Wesner Emmanuel - Photo Wilner Saint Val

L'émission Ranmase de ce samedi sur Caraibes FM traitait en priorité et presqu'exclusivement le dossier de la coopération Vénézuela-Haiti et les inquiétudes suscitées à Port-au-Prince par la mort de "El comandante" eu égard à son implication directe et personnelle dans le Petrocaribe qui est d'ailleurs faussement considéré comme une manne par les dirigeants politiques qui se sont succédés au pouvoir depuis l'entrée d'Haiti dans ce programme en 2005. Seul face à tous, Me Kedler Augustin, porte-parole du premier ministre Laurent Lamothe a essayé, sans convaincre le panel, de démontrer que le pouvoir qu'il représentait à l'émission a bien compris que le Petrocaribe n'était pas un cadeau mais, bien une dette que les générations futures devront bien rembourser à la République bolivarienne du Vénézuela et qu'à ce titre, des investissements porteurs ont été faits pour garantir les profits de ces fonds. Pressé d'expliquer les secteurs dans lesquels ces fonds ont été investis, Me Augustin qui était apparu un peu évasif a parlé de l'education et de quelques projets agricoles quand il a vite été "corrigé" par l'ancien sénateur Wesner Emmanuel (évidemment avec sa sagesse légendaire) qui lui a informé que Cuba par exemple qui est bénéficiaire du même programme (Petrocaribe) a investi en masse dans le secteur agricole et a pu commencer à restituer les fonds par un plan d'échange comprenant des denrées agricoles  et des professionnels dans le domaine de la médecine par exemple.

"Nous, on investit cet argent dans des taudis au bas du morne à cabri pour reloger la population sinistrée du 12 Janvier alors qu'on aurait très bien pu construire des bâtiments de type des "buildings 2004" situés sur l'ancienne piste de l'aeroport militaire au parc Boenfield et les occupants rembourseraient l'argent". L'ancien maire de la capitale est sur la même longueur d'onde que le professeur Emmanuel dans la question de l'utilisation des fonds de Petrocaribe en estimant que la construction est un secteur porteur et que la rentabilité des éventuels fonds qui pourraient y être investis serait garantie. Intervenant sur les préoccupations et les craintes plus que légitimes des autorités de Port-au-Prince quant à une remise en question du programme avec la disparition du leader Chavez, Evens Paul parle de l'irresponsabilité des dirigeants qui misaient sur les sentiments de Hugo Chavez sans se dire que même sans la mort de celui-ci, le Petrocaribe restait une dette qu'il faudrait de toute façon rembourser. "Alors, ajoute-il, on n'a pas à s'inquiéter de la mort de Chavez et d'une éventuelle révision du plan, on devait plutôt se demander qu'est-ce qu'on a fait pour garantir le remboursement du prêt". L'ancien député Frantz Robert Mondé est encore plus tranchant et a même indiqué qu'il a été carrément contre ce plan quand le débat était agité sous la présidence de René Préval. "Je sais que c'est une dette que nos fils et nos filles auront tôt ou tard à payer et connaissant la nonchalance de nos dirigent et leur propension à dépenser sans contrôle, j'avais dit que c'était pas raisonnable". Le panel avait auparavant salué le courage et le rôle moteur joué par les femmes dont c'était la fête le 8 Mars (Evens Paul n'aime pas trop parler de fête) dans notre société.

Et le débat tournait ensuite autour de l'impasse électorale avec un Kedler Augustin essayant de dédouaner son chef (Michel Martelly) à qui l'on veut, selon lui, faire porter le chapeau dans cette situation qui nous paraît, pour le moment, sans issue. L'ancien maire est d'avis que M. Martelly porte une responsabilité plus que certaine pour avoir pris certaines décisions contestables comme l'installation d'un CEP de 6 membres ou récemment la signature d'un "non-accord" sous l'égide de Religions pour la Paix alors que le document ne solutionne pas le dilemme puisque le problème reste entier. Bob Mondé conseille aux acteurs de ne pas continuer à se rejeter les responsabilités les uns sur les autres mais, plutôt à chercher un compromis entre haïtiens pour éviter que le "blanc" ne le fasse à notre place comme il a l'habitude de le faire pour notre malheur.

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