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Ranmase: "On n’a pas compris pourquoi certains députés avaient quand même la trompette en main ou le sifflet à la bouche à la séance", Joseph Lambert

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image Ranmase du 19 Janvier 2013

Cette petite phrase, en apparence anodine lâchée au hasard d'une intervention du conseiller du président Michel J. Martelly à ce Ranmase spécial tenu samedi dernier dans les studios de la Radio Vision Nouvelle à West Palm Beach (Floride) peut pourtant être lourde de conséquences. Pressé de s'expliquer sur le sens de cette affirmation qui ne serait nullement gratuite et émotive, l'ancien sénateur du Sud-Est qui a fait le voyage vers les USA uniquement pour participer à cette émission (un peu aussi en soutien à son collègue et ami Youri Latortue qui voulait prouver au monde et à ses détracteurs qu'il pouvait fouler le sol américain, même si c'est après plusieurs années de refus de l'Administration américaine), n'a pas voulu en dire plus et non plus il n'a démenti les rumeurs selon lesquelles de l'argent pourrait avoir été distribué à certains députés du PRI.

La "vedette de l’émission était, à n’en pas douter Youri Latortue, très heureux d'avoir enfin pu revoir sa famille en Floride (sa femme et ses enfants y résident) et d'avoir pu trouver des arguments pour contre-attaquer ses détracteurs, notamment le député Saurel Jacinthe (il l'a dit lui-même). Il ne s'est pas non plus attardé sur le sujet confirmant néanmoins que de longues séances de discussions et de négociations avaient été entamées tout au long du week-end précédant cette séance en Assemblée Nationale marquant l'ouverture de la première session législative annuelle.

"Je savais aussi que le boycott de l'intervention du premier ministre allait avoir lieu compte tenu du fait que les discussions avec certains membres du PRI n'avaient pas abouti; remarquez bien que tous n'étaient pas là ou n'avaient pas fait de vacarmes mais, tout comme le sénateur Lambert, je n'ai pas compris l'attitude de certains autres qui ont fait du bruit alors qu'il était convenu qu'ils n'en feraient pas", a indiqué l'autre conseiller du président Martelly à cette émission co-animée par Jean-Monard Métellus de Radio Caraibe et les journalistes de Radio Vision Nouvelle (Euvrard St-Amand, Jn Elie Moléus et Kenson Jean-Louis).

Si les deux conseillers présidentiels, anciens parlementaires, qui ont eu, dans un passé récent, des attitudes contestables et d'ailleurs contestées parfois dans des séances où ils ont bruyamment exprimé leur opposition, pouvaient difficilement condamner l'attitude du PRI (Youri Latortue croit néanmoins qu'une autre stratégie qu'il s'est gardé de révéler aurait eu sans doute moins d'impact médiatique mais certainement plus de résultats concrets), le secrétaire d'Etat à la Communication du gouvernement qui avait aussi fait le déplacement n'avait pas voulu faire de cadeau aux députés du PRI dont il a critiqué le comportement et l'attitude lors de cette séance; de même, il a dénoncé ceux (les députés) qui ont brandi leur carton jaune tout au long de l'Intervention. "Ils doivent dire ce qu'ils ont en tête, ces députés; ils veulent réaliser un coup d'Etat, s'est-il aussi demandé".

Sur plusieurs questions relevant de la politique et des grandes orientations du programme du pouvoir notamment l'environnement et l'Agriculture (décrétés priorité nationale cette année), les deux conseillers et M. Guyler Cius Delva ne se sont pas retrouvés. Cette erreur de stratégie était évidemment exploitée (à merveille ?) par l'opposition représentée dans le panel par l'ancien consul Guy Laurent et Ralph Cheriza (vivant tous deux en Floride) qui ont mis l'accent sur l'inadéquation des objectifs du pouvoir avec les moyens qu'il s'est octroyés pour les atteindre.

"Vous ne pouvez pas mentir au peuple en affirmant que l'environnement est votre priorité alors qu'aucun effort n'a été fait dans le budget pour y parvenir (il reste toujours à 2%)", a indiqué Ralph Cheriza face à des représentants du pouvoir qui ont tout fait pour le destabiliser et le faire douter de sa propre argumentation. L'autre petite curiosité de cette émission était la présence de l'ancien premier ministre Gérard Latortue qui a montré son attachement à son jeune cousin tout en exprimant sa fierté de pouvoir le revoir après 6 ans de "disette" par la faute et la méchanceté de quelques compatriotes, a-t-il dit.

L'ancien Premier Ministre  qui n'a rien perdu de sa flamboyance du verbe et son élégance dans le style a dit d'abord qu'il ne veut critiquer aucun pouvoir pour y avoir été lui-même. "On voit toujours comment on aurait du faire quand on est pas sur le terrain", confie t-il tout en reprochant à M. Delva sa tendance à défendre tout sans faire la moindre concession; tout comme M. Latortue a regretté des dépenses somptuaires du chef de l'Etat dans des voyages (taille des délégations trop forte; avions privés, hôtels de luxe etc..). Il a maintenu ce qu'il avait dit lors de son arrivée à Port-Au-Prince pour occuper le poste de premier ministre du président Boniface Alexandre (un homme avec qui il a eu, dit-il, une collaboration plus que excellente) lorsqu'il s'adressait aux partis politiques. Il croit que la phrase n'était pas malheureuse car, les partis se devaient de donner une chance au pays.

Très acide contre les partis décidément, l'ancien haut cadre du système des Nations Unies estime même que certains dirigeants politiques font beaucoup de bruit alors qu'ils n'ont pas une grande représentation à l'échelle nationale. Gérard latortue était aussi revenu sur l'élection du président Préval pour justifier l'utilisation illégale du vote blanc (présentée comme une nécessite pour l'heure) rejetant les accusations d'avoir plutôt suivi les instructions de l'étranger, particulièrement des brésiliens qui auraient suggéré cette affaire de distribuer les votes blancs au prorata de pourcentages des candidats pour permettre à René Préval d'atteindre les 50% + 1 qui lui étaient nécessaires pour être élu.

Le panel à l'unisson a salué le voyage pour l'Orient éternel réalisé la veille au soir de l'émission (vendredi soir) par Mme Marie-André Jeudy de la Troupe Languichatte oú elle jouait le rôle de l'épouse du comédien dans un costume de mantoute qui sied bien à sa personne. Une grande perte pour la culture haïtienne; elle qui fut, au moment de sa mort, maire assesseur intérimaire de Delmas, aux cotés de Wilson Jeudy. Le show a pris fin dans une ambiance de grande convivialité avec des séances de photos à n'en plus finir entre les acteurs et aussi avec des gens qui s'étaient engouffrés dans les couloirs de la radio pour voir des visages de certaines voies de la radio et de la politique qu'ils n'avaient jamais pu côtoyer de si près. Le rendez-vous est pris pour Boston, Massachusetts; siège du prochain Ranmase.



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