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« Une sortie heureuse à Martelly et son équipe, voila ce qu’il nous faut », Serge Jean Louis

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image Jean Monard Metellus, Serge Jean Louis, Moyse Jean Charles, Patrick Moussignac, Guyler C. Delva , Levaillant Louis Jeune, Fedner Bazile (schouman)

 Représentant du MOPOD (Mouvman Patriotik Opozisyon Demokratik) à l’émission Ce samedi matin, le dirigeant de la Plateforme Libération qui a fait état de la réunion à l’extraordinaire tenue la veille au soir par les principales formations de l’opposition politique a indiqué que le groupe s’est mis d’accord pour offrir au président Michel Joseph Martelly , au premier ministre Laurent Salvador Lamothe et le ministre (Justice) Jean Renel Sanon une sortie honorable et leur éviter la honte qui les attend s’ils s’entêtent à vouloir rester au pouvoir. ‘’S’il veut pas s’en aller de lui-même puisqu’il constate qu’il n’a plus la légitimité pour gouverner, on va entrer dans la dynamique institutionnelle avec la chambre des député et le sénat pour la mise en accusation et la haute Cour de justice et éventuellement, on pourrait se tourner vers la rue’’, a indiqué Serge Jean Louis.

  Le député Levaillant Louis-Jeune qui supporte l’action de l’Opposition démocratique et le rapport de la commission sénatoriale d’enquête sur le décès suspect du juge Jean Serge Joseph ne veut pas accorder de sursis au chef de l’Etat qui s’est comporté, selon lui, en véritable dictateur. L’ancien président de la Chambre basse prend plaisir à rappeler les différentes dérives du chef de l’Etat ayant conduit au scandale de la mort du juge Joseph. « Est-il possible que nous soyons dirigés par des menteurs et des lâches », s’est interrogé le représentant de Desdunes à la 49e législature qui appelle à la démission rapide du chef de l’Exécutif. Stanley Lucas, depuis Washington accuse les opposants au régime Martelly d’anarcho-populiste qui ne visent qu’à saboter les progrès en cours pour déstabiliser le pouvoir en place. L’ancien responsable de Washington Democracy Project s’en est pris particulièrement au sénateur Moyse Jean Charles qui aurait fait des fuites inacceptables dans le dossier du juge Jean Serge Joseph. ‘’L’autopsie n’a même pas été pratiquée sur le corps et le sénateur a annoncé qu’il était mort de poison’’. L’ancien secrétaire d’Etat de la Communication, Guyler C. Delva renchérit pour traiter le parlementaire d’irresponsable pour avoir aussi insinué que Martelly et Lamothe sont à couteaux tirés sous prétexte que le premier reprocherait au second de lui avoir conseillé l’option poison pour le juge et qu’il serait responsable de ses malheurs et déboires aujourd’hui.  Moyse Jean Charles imperturbable indique que dès le moment que le cadavre était sous le contrôle des occidentaux (les canadiens) pour l’autopsie qu’il n’était plus intéressé à savoir de quoi le juge était mort et que c’est la tenue ou pas de la rencontre des autorités avec le juge qui était capitale pour lui et la nation. ‘’Tout le monde se rappelle du rôle de l’ambassadeur Brian Dean Curren dans la sortie de Martelly dans l’impasse sur sa nationalité où il se trouvait ; alors, pourquoi devrions-nous faire confiance à ces mêmes occidentaux pour nous dire de quoi le juge est-il mort’’, a dit le parlementaire qui a exprimé un léger désaccord par rapport à ses collègues de l’opposition sur la sortie de Martelly. ‘’Un homme impliqué dans un crime d’Etat et qui a causé tellement de torts au pays n’a aucun chance de sortir de la scène honorablement’’. L’ancien sénateur Irvelt Chéry qui était pressé par le député Levaillant Louis-Jeune de s’expliquer clairement sur la position, somme toute ambigüe, de son organisation dans la crise actuelle a indiqué qu’il réclame la même chose que le reste de l’opposition mais, qu’il ne voulait pas tomber dans les mêmes erreurs du passé, à savoir renvoyer un pouvoir sans alternative claire pour le remplacer. Le porte-parole du premier ministre Laurent Lamothe, Me Kedler Augustin est venu avec des arguments pour essayer de démonter l’enquête du sénat arguant que dès le moment où il y a une enquête judiciaire ouverte, le parlement n’avait qu’à fermer la sienne. Levaillant Louis-Jeune et surtout le président de la Chambre basse (au téléphone), Jean Tholbert Alexis ont crié au scandale face aux allégations de Me Augustin qu’ils jugent scandaleuses et totalement infondées. Si Stanley Lucas est resté très prudent dans le dossier de Me André Michel reconnaissant comme Me Osner Févry que le juge aurait pu trouver une meilleure forme pour convoquer le juriste et militant politique, Guyler C. Delva est sans équivoque dans sa défense de l’action du juge Lamarre Bélizaire tout comme il n’a pas condamné le chef de l’Etat quand il a accusé Mme Mirlande H. Manigat de comploter contre son régime.   

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