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Quel avenir pour les métiers de la scène en Haïti ?

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La culture, en l’occurrence les arts de la scène, a été mise en discussion, en débat, le samedi 26 août, sur le plateau de Forum. Quel est avenir pour les métiers de la scène en Haïti ? Telle est la principale question visant à mettre à nu la précarité à laquelle font face tous les jours les rares professionnels de la scène de chez nous. Il s’agit aussi de questionner, de remettre en question le rôle d’encadrement et de promotion de l’Etat, du secteur privé des affaires dans le développement des arts de la scène en particulier. De cette question capitale d’autres se sont dégagées, portant sur la vie du théâtre en tant que création et de ses infrastructures, la formation des aspirants aux métiers de la scène. 

Le metteur en scène, dramaturge et écrivain Guy Régis Junior, la comédienne et metteure en scène Gaëlle Bien-Aimé et le réalisateur Jean-Claude Bourjolly, s’entendent tous, d’une part, pour exposer les difficultés dans lesquelles travaillent les professionnels des arts de la scène et du spectacle, et d’autre part, pour s’en prendre à l’Etat qui ne joue pas son rôle de promoteur. 

Contrairement à Jean-Claude Bourjolly – qui a affiché un certain pessimisme quant à la vie du théâtre aujourd’hui –, Guy Régis Junior et Gaëlle Bien-Aimé sont convaincus que « s’il existe une chose qui marche bien dans ce pays, c’est bien l’art ! » Ils se réjouissent que le théâtre se professionnalise de plus en plus et que se créent des ouvertures en faveur des artistes : résidence de création, formation, participation à des festivals à l’étranger, tournées théâtrales ... Pour Jean-Claude Bourjolly, les représentations théâtrales paraissaient foisonnantes vers les années quatre-vingt. Il regrette qu’aujourd’hui la situation ne soit pas la même. 

Guy Régis Junior et Gaëlle Bien-Aimé critiquent l’absence de promotion, de mécénat qui, aujourd’hui, est à l’origine de l’état critique des arts de la scène. Ils s’agacent de constater que l’Etat se contente d’investir dans certains grands événements, pour la plupart traditionnels (comme le carnaval dont, chaque année, l’organisation est considérée comme un veritable gâchis), au lieu d’allouer des fonds à des projets de création très porteurs et des activités artistiques individuelles. Ce qui, selon eux, créerait une grande diversité et une dynamique culturelle. 

Invoquant les problèmes d’espace, de logistique, les trois invités de Forum conviennent des précarités auxquelles sont confrontés les professionnels des arts de la scène. Ils déplorent par ailleurs également qu’il existe très peu de professionnels (dans les domaines de lumière, de scénographie, du son, de costumes…) de soutien. 

Face à cette situation, ils continuent de créer, de jouer. Pour faire vivre le théâtre, les artistes recourent au théâtre non conventionnel. Ils jouent donc dans des espaces aménagés pour la circonstance, adaptés à leurs créations, révèle Guy Régis Junior. Pour lui, le théâtre arrive à tenir son cap grâce à la solidarité, à l’entraide des artistes qui exercent leur métier avec passion, non grâce à un vrai mécénat (hormis l’appui de la Fokal et de quelques autres institutions).



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