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Comment comprendre le phénomène Trump et le système électoral américain ?

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image Watson Denis - Georges Michel - Romel Pierre - Jean Junior Joseph photo par Stanley Jeanty

Cinq jours après son élection comme président des Etats-Unis d’Amérique, le candidat républicain n’a cessé de défrayer la chronique : tout le monde en parle et se questionne sur son accession à la magistrature suprême de l’Etat américain et le système électoral américain. Ainsi, l’émission Forum de la RTVC cherche à décortiquer le phénomène Trump et le système électoral américain, en invitant trois personnalités : l’historien, journaliste et médecin Georges Michel, l’historien et professeur d’université Watson Denis et l’analyste et communicateur Jean Junior Joseph. Elles ont, presque d’opinions convergentes, analysé, cerné le phénomène Trump, la défaite d’Hilary Clinton, la structure du système électoral américain en ce qu’il a de spécifique, et évoqué le bilan d’Obama.   

Pour l’ancien constituant haïtien Georges Michel – qui suit depuis plus de 40 ans la présidentielle américaine –, l’élection de Donald Trump – qui n’a été aucunement pour lui une surprise – symbolise le rejet de l’establishment américain (aussi bien démocrate que républicain).  

Jean Junior Joseph se veut un peu tranchant mais non sans humour : ce n’est pas Trump qui a gagné, c’est Hilary Clinton qui a perdu, « ce désastre », « cette corrompue » ! Ces propos ont valu à Jean Junior Joseph les applaudissements de l’assistance. Et il confie avoir prédit la défaite d’Hilary Clinton face à Trump qui, selon lui, représente l’Amérique de la suprématie blanche et chrétienne. Il en est considéré comme le porte-voix, car il dit haut et fort ce que des Américains disent tout bas.  

De son côté, l’historien Watson Denis croit plutôt que le phénomène Trump n’est pas propre aux Etats-Unis d’Amérique. On a connu le même scénario en Haïti avec l’élection de Michel Martelly face à la politologue et professeur d’université Mirlande Manigat (elle aussi femme d’un ancien président de la République), et maintenant aux Philippines, avec le président Durte. A en croire le spécialiste des relations internationales, le monde se caractérise par l’incertitude en ce temps de post-modernisme. D’où, selon l’historien Georges Michel, Trump apparaissant comme un saut vers l’inconnu alors que son ancienne rivale démocrate était perçue comme un saut vers le connu vu ses multiples expériences politiques et la poursuite, en partie peut-être, de la politique d’Obama.      

L’élection de Donald Trump n’a pas seulement soulevé le mécontentement des partisans de sa rivale démocrate mais elle soulève des interrogations sur le système électoral américain dont des observateurs pensent qu’il faut réformer.  

Il s’agit, de l’avis du professeur Watson Denis, d’un vaste système complexe institué par les fondateurs de la nation américaine selon des normes et des principes constitutionnels. Ces derniers ont privilégié, à travers cette structure électorale, les intérêts des Etats fédérés à ceux des individus. Donc, la réforme de ce système, tant critiqué au lendemain de la victoire de Trump au dépend d’Hilary Clinton, doit passer par un amendement constitutionnel, lequel se révèle un long processus pouvant durer plusieurs années.   

A cette réforme l’historien Georges Michel perçoit l’opposition notamment des petits Etats et des Républicains, et plus loin, la domination dans la présidentielle des grands Etats très peuplés comme la Californie, la Floride et l’Etat de New York.  

Pour sa part, l’analyste Jean Junior Joseph y voit un système qui se conçoit de telle sorte à permettre l’alternance politique. Il en veut pour preuve l’élection (la majeure partie des cas) d’un candidat soit républicain soit démocrate après les deux mandats consécutifs d’un président qu’il soit démocrate ou républicain.  C’est comme si pour Jean Junior Joseph le peuple américain ne voulait pas donner un troisième mandat à Barak Obama vu que Hilary Clinton est de la même famille politique que lui.  

Analysant les promesses électorales de Donald Trump, les trois intervenants s’accordent à prévenir qu’il ne va pas les tenir toutes. Georges Michel prédit que le successeur de Barak Obama sera obligé de revoir à la baisse la plupart de ses prétentions. Concernant sa future politique étrangère et la révision des accords commerciaux, l’historien Watson Denis pense que Donald Trump ne va pas changer d’un revers de main les normes du multilatéralisme. Il s’agissait, selon lui, dans la plupart des cas, de promesses électorales, juste pour attirer l’attention des électeurs.  

Le 6e numéro de Forum n’était pas seulement consacré au phénomène Trump et le système électoral américain, il portait également sur le bilan d’Obama que les trois invités sont unanimes à juger mitigé. Mais, les trois invités conviennent de son intégrité et de sa vision de chef d’Etat durant ses deux mandats consécutifs. Dans son élection en 2008, Jean Junior Joseph dit avoir vu une révolution de l’Amérique majoritairement blanche.   

C.A.    



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