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L’économie orange en Haïti

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« Haïti créative: Création, innovation, entrepreneuriat » est le thème autour duquel la Banque interaméricaine de développement (BID) et ses partenaires, la Commission nationale pour l’innovation et l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, la FOKAL et la Coopération italienne (COOPI) ont organisé une journée de dialogue sur l’économie orange haïtienne. Les réflexions ont porté sur les défis, les potentialités et les opportunités économiques liées aux secteurs culturels et créatifs en Haïti. En ce sens, différents acteurs des secteurs culturels et créatifs, représentants de la coopération internationale et du gouvernement haïtien ont discuté des idées qui peuvent favoriser son plein essor.

Même s’il représente un créneau jusqu’ici peu exploité, le secteur culturel haïtien, le patrimoine culturel, tant du point de vue matériel qu’immatériel, offre des avantages compétitifs, a souligné, à l’ouverture de cette journée de dialogue, le ministre de la Culture, Limond Toussaint, regrettant toutefois qu’il n’existe pas « de structure organisationnelle » pouvant combiner nos biens et services culturels. Il mentionne également l'absence de données témoignant l’apport réel de la culture à l’économie nationale, alors qu’elle pourrait servir de « levier » de développement du pays, en favorisant la création de richesses. En ce sens, saluant l’initiative, il soutient que «l’économie orange » est porteuse de cohésion sociale et peut contribuer à un meilleur positionnement d’Haïti sur le marché régional et global. Le titulaire du ministère de la Culture annonce, dans son plan d’action 2017-2018, la réalisation de la cartographie de l’analyse des industries culturelles du pays, tout en évaluant leurs impacts sur l’économie nationale. 

A l’instar de certains pays de l’Amérique latine et des Caraïbes, Haïti, considérée comme un pays « très créatif et culturellement riche », peut compter sur le support de la BID, en matière de ressources pour développer l’économie orange, à en croire Gilles Damais, le chef des opérations de la Banque interaméricaine de développement, dans le pays. « Nous croyons fermement que les industries créatives et culturelles peuvent jouer un rôle important au développement d’Haïti », a-t-il relaté au lancement du dialogue.

Comme la BID, certains acteurs importants de la communauté internationale révèlent leur engagement dans l’implication dans le développement de l’économie orange haïtienne. L’ambassadeur de Suisse en Haïti, Jean-Luc Virchaux, rappelle que son pays avait, depuis environ trois ans, choisi de s’engager dans le secteur culturel. Il croit que les organisations internationales peuvent participer à dynamiser ce secteur. Il n’y aura pas de développement sans la culture qu’il considère comme un « élément moteur » d’identité, de symbolisme et la possibilité de construire une économie du social et du politique. Déjà, il souligne que la Suisse a financé une soixantaine d’initiatives culturelles, dont 70 % à Port-au-Prince et 30% sur le reste du territoire haïtien. Mais  plus concrètement, l’ambassadeur annonce qu’au niveau de la coopération, qu’ils vont intervenir dans la formation professionnelle sur des métiers liés à la création, l’artisanat d’art pour répondre à un certain nombre de critères de qualité. 

L’Union européenne, qui entretient une longue coopération avec Haïti, a évoqué, comme l’ambassadeur de Suisse, sa contribution au secteur culturel haïtien depuis 90. Le chargé d’affaires politiques de l’UE, Raphael Brigandi, explique que leur intervention s’articule en termes d’appui institutionnel (renforcement de l’Etat) et aux opérateurs culturels. Épaulant la vision de l’économie orange haïtienne, il annonce que l’Union européenne va continuer à soutenir le secteur culturel avant de favoriser son développement. Pour sa part, le représentant de l’Institut français en Haïti dans cette journée de dialogue, Julien Musseau, revient sur le support fourni par l’IFH depuis des années à l’avancement de l’industrie culturel haïtien. 

Lieu d’accueil et de promotion d’artistes haïtiens, ledit institut réaffirme son engagement à poursuivre son accompagnement au secteur, à travers différents projets. C’est la même ligne qu’a adoptée le responsable de la coopération Belge en Haïti, Pascal Montoisi. Ce dernier a fait remarquer qu’ils interviennent, de leur côté, dans plusieurs secteurs dont le théâtre, de l’art, du patrimoine. Il garantit de perpétuer l'accompagnement belge dans la valorisation de l’art, des artisans, des artistes. 

Experte dans le domaine de l’économie orange, Pascale Jaunay a présenté, au cours de ce dialogue, des résultats préliminaires d’un diagnostic sur l’économie orange haïtienne. Mme Jauney estime qu’il y a lieu de profiter des avantages économiques de la valeur et la richesse de la culture haïtienne, avant de mieux placer le pays sur la cartographie de l’industrie culturelle mondiale. Son travail a fourni un ensemble d’informations sur certains secteurs culturels et créatifs beaucoup plus générateurs de revenus. Pour elle, cela devait servir d’outils pour persuader certains acteurs à investir davantage. Une vision qui a tout aussi bien emballé Jean Marie Altémar, ex-directeur général du Conseil national des télécommunications (CONATEL), qui y voit l'occasion de servir des outils technologiques pour faciliter de meilleures exploitations des réalisations de l’industrie créative. 

 

Worlgenson Noël source Le Nouvelliste



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