Accueil | Nouvelles | Culture | Livres en folie: La collaboration de Guy Philippe avec la justice américaine

Livres en folie: La collaboration de Guy Philippe avec la justice américaine

Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image couverture du livre de Frandley Denis Julien

C’est un titre à surveiller lors de la 23e édition de « Livres en folie » cette année. « Les non-dits de l’affaire Guy Philippe, après la pluie…la tempête ». Dans cet essai politique, paru chez C3 Editions, Frandley Denis Julien, docteur en droit, revient sur les démêlés de Guy Philippe, l’enfant terrible du terroir, avec la justice américaine. L’auteur révèle les dessous de la collaboration de l’ancien commissaire municipal dont la condamnation, attendue auparavant le 5 juillet, sera connue le 21 juin. Ce qui augure, selon l’écrivain, une bonne santé des investigations.

Guy Philippe, ancien haut gradé de la police, pourfendeur de Jean-Bertrand Aristide, opposant de René Préval, pourtant allié de Michel J. Martelly et de Jovenel Moïse, a plaidé coupable de blanchiment d’argent provenant du trafic de drogue international devant la juge fédérale du district sud de la Floride, Cecilia M Altonaga. Il a un parcours et des amitiés. Sa collaboration avec les enquêteurs peut-elle provoquer embarras et inquiétudes ? « Dans mon ouvrage, j’ai expliqué en quoi consistera la collaboration de Guy Philippe avec les autorités américaines. Après l’avoir lu, on saura exactement quel secteur devrait être inquiété », répond l’auteur, qui souriait dans les studios de Magik9. Celui-ci souligne que l’arrestation de Guy Philippe figure parmi celles qui peuvent donner lieu à d’autres arrestations dans le pays. 

Selon Frandley Denis Julien, dans le système fédéral américain, pour des accusations aussi sérieuses que celles pesant sur Guy Philippe, c’est le grand jury et non le procureur qui décide des poursuites. Ce jury  comprend entre 23 et 33 citoyens indépendants, convoqués par le procureur après avoir réuni toutes les preuves. « Les jurés vont voter. S’ils estiment qu’il n’y a pas assez de preuves, ils demandent au procureur d’auditionner certains témoins afin de vérifier la solidité du dossier. Ils l’ont fait dans le cas de Guy Philippe. Ils ont donc conclu qu’il y a lieu de poursuites », explique-t-il.

L’auteur souligne que Guy Philippe a plaidé coupable lors de la communication des pièces. « Deux choses majeures sont survenues. Son ancien chauffeur, qui avait sa procuration pour effectuer des transactions bancaires sur son compte, a été cité à témoin. Celui-ci a signé un chèque de 112 000 dollars que les Américains ont pris comme pièce à conviction. De plus, le FBI a soumis huit enregistrements téléphoniques, dont cinq comportent la voix de Guy Philippe. Il est donc sur écoute. Le nom de son ancien chauffeur sur la liste des témoins et les enregistrements téléphoniques lui ont fait comprendre que le dossier était sérieux », raconte Frandley D. Julien. Il indique dans la foulée que la juge fédérale du district sud de la Floride, Cecilia M Altonaga, connait les réseaux mafieux en Haïti. Elle était également en charge des dossiers de Jacques Quétant, Oriel Jean, etc. Elle travaille aussi sur le dossier du narcotrafiquant mexicain El Chapo. « Elle a soumis des documents ayant le nom de Guy Philippe dans des affaires remontant à plus de 20 ans », avance-t-il.

Frandley D. Julien explique plus loin que ce n’est pas encore certain que la sentence du sénateur de la Grand ’Anse sera de 9 ans de prison. « Il peut écoper plus de même qu’il peut écoper moins », a-t-il fait remarquer, soulignant que l’ouvrage établit une grille d’interprétations de la sentence. En vertu de cette grille, on pourra déterminer son niveau de collaboration et prévoir les conséquences en Haïti.  Car, argue-t-il, ces types d’arrestations peuvent donner lieu à d’autres.  D’où sa référence à la tempête. 

Dans le document de négociation, raconte M. Julien, Guy Philippe reconnait que les Etats-Unis disposent d’assez de preuves pour le condamner sur les trois chefs d’accusation, trafic de drogue, transaction financière et blanchiment d’argent. « De plus, il a reconnu avoir reçu entre 1,5 et 3,5 millions de dollars de trafiquants de drogue. Il  a également avoué avoir bénéficié de l’aide de certaines personnes, dont des policiers. Dans le deal, les autorités ont écarté pour le moment les chefs d’accusation de trafic de drogue (peine maximale : prison à vie) et transaction financière frauduleuse (peine maximale de 10 ans) et permet à l’accusé de plaider coupable pour blanchiment des avoirs (peine maximale de 20 ans). Si entre la date de la signature de l’accord et le jour de la sentence on estime qu’il n’a pas collaboré, on peut encore revenir avec les autres chefs d’accusation et il risquera la prisonà vie », a-t-il expliqué, soulignant que Guy Philippe se trouve dans une diagonale. Il doit donc collaborer. 

Jean Daniel Sénat source le nouvelliste



Audionow:
Etats Unis: 641.552.5200 T-Mobile/MetroPCS: 360.398.4333 Canada: 438.795.4395 514.900.6012 Bresil 021 40 42 11 31 France: 01.90.14.14.75 Republique Dominicaine 849.936.7140 Mexique 08.99.27.46.700
Studio: 718) 355-9853 / (718) 303-2551 / (509) 2813-9450 / (509) 2813-9452 / (509) 2813-9456 Adresse: 45, Rue Chavannes Port au Prince, Haiti
Email: radiocaraibesfm<at>yahoo.fr
Tél: (509)4300-4300 / 3701-4300
WhatsApp: (509) 3701-4300

-->
Notes
Pas de note pour cet article
Estimez cet article
0