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Le grand saxophoniste Anthony « Tony » Moïse est mort à New York

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La vie est une voie unidirectionnelle qui nous conduit vers la mort. Qu’on soit riche ou pauvre, jeune ou vieux, malade ou bien portant, nous avançons tous vers cette destination inconnue. Ce qui effraie plus d’un, c’est le fait de ne pas vraiment connaître la distance qui nous sépare de la fin de ce pèlerinage terrestre. N’est-ce pas là un grand défi? La mort demeure une énigme. Pourtant, la vie et la mort sont indissociables Cette dualité nous permet de comprendre le fondement de l’existence. Qui aurait cru que la mort nous aurait enlevé Tony Moïse, sans qu’il ait eu le temps de concrétiser tous ses rêves.


Bref profil de Tony Moise


Anthony Tony Moise est originaire des Côtes - de - Fer, un village du sud-est d’Haïti. Il entra à Port-au-Prince et fit une partie de ses études secondaires au Lycée Alexandre Pétion, puis les acheva au Lycée Toussaint Louverture dans cette même ville. Très jeune, il débuta dans la musique avec Gérard Alvarez. Il apprit la guitare, qui, pendant des années a été son instrument favori. Il développa un amour particulier pour la musique populaire, mais il embrassait d’autres styles. Cette versatilité l’aida à faire la transition de la guitare au saxophone. Il faisait partie de l’orchestre des Frères Lorenceau, puis d’un groupe de quartier du nom de « Les Manfoubins ». Avec Jacky Vabre, Tony assurait le rôle de guitariste au sein du groupe « les Manfoubins », d’après ses témoignages. Quand Serge Rosenthal fut choisi comme guitariste du groupe, Tony Moïse changea d’instrument et devint saxophoniste, un rôle qu’il a joué jusqu'à son dernier soupir. 
Tony a eu le soin d’enseigner aussi la guitare à son jeune frère, Gérard Moise, qui fit ses débuts au sein du groupe musical « Les Stars », à l’école des Frères du Sacré-Cœur, à Port-au-Prince, sous la direction du maestro Lionel Charles (frère aîné de Joe Charles) et sous la supervision de Frère Claude, de son vrai nom Jean Daniel Jacques.  Gérard a dû abandonner la musique pour continuer ses études universitaires. Il choisit la médecine, et Tony Moise l’encourageait à rester sur les rails. Le maestro-saxophoniste le supportait dans tout ce qu’il entreprenait. Dr Gérard Moïse a concrétisé son rêve cher, ce qui rendit Tony Moise très fier.
Il faut dire en passant que le saxophoniste était aussi intéressé à la Médecine,  mais il a dû lâcher prise parce qu’il lui manquait le parrainage qu’il lui fallait. À New York, il devint laborantin et a travaillé comme tel pendant des années jusqu'à sa retraite. Il a pu agencer la musique et les études de cette science médicale, qui lui permit de gagner un salaire plus décent que la musique ne lui avait offert.  Tony fut un père et un mari responsable. Il se souciait du bien-être de sa famille et accordait une importance capitale à l’éducation de ses enfants.  Sa fille, Tammy Moise, est aussi médecin.


Tony Moise et ses collègues partent à l’aventure avec Shleu Shleu


Les musiciens du groupe « Les Manfoubins » décidèrent de prendre une autre dimension. Ils ont créé une nouvelle formation musicale qu’ils baptisèrent Shleu Shleu. Ils firent appel à Hugues « Dada » Jacaman pour administrer le groupe. Ce n’est pas sans raison qu’on présente le groupe comme « Les Shleu Shleu de Dada Jacaman ». Ces jeunes musiciens firent un coup de maître en choisissant Dada Jacaman, et cela pour plusieurs raisons.
Ce nouveau groupe était composé de Tony Moise, Smith Jean-Baptiste, Serge Rosenthal, Milot Toussaint, Léon Milien, Francky Jean-Baptiste, Clovis St Louis, Hans Chérubin (Gros Bébé), Jean-Claude Pierre-Charles (Peddy). Le groupe « Les Shleu Shleu » ne pouvait avoir deux chanteurs plus talentueux que Hans Chérubin « Gros Bébé » et Peddy. Les musiciens des Shleu Shleu se montrent encore très reconnaissants envers le Maestro Nemours Jean-Baptiste, qui, en décembre 1965, leur donna la possibilité d’exhiber leur talent au cours d’une soirée dansante qu’animait  le Super Ensemble Nemours à Cabane Choucoune. Tony Moise confirma cette information.Original_Shleu_Shleu_101543669.jpg


Le maestro Nemours Jean-Baptiste a fait preuve de compréhension en encourageant ces jeunes musiciens dans leurs entreprises. Remarquant que le nouveau groupe n’avait que neuf musiciens, Nemours le baptisa de « mini-jazz ».  le groupe « Les Shleu Shleu »  avait ainsi pavé la voie à des formations musicales qui ont adopté le même format, avec un saxophone en lead, ajoutant les couleurs, et deux guitares. Je ne saurais laisser dans l’ombre l’apport de Milot Toussaint à cette forme de musique. Il exécutait des arpèges que les gens désignent sous le vocable « bouyon-tande yon gita ka p bouyi anba anba ». Ce style a fait tache d’huile, Milot a donc fait école.  Serge Rosenthal limitait ses solos et jouait à la manière de Raymond Gaspard, ex-guitariste de l’Ensemble Nemours Jean-Baptiste, ce pour permettre à Tony Moïse d’exécuter ses solos et ses riffs qui font identifier « Les Shleu Shleu ». Un riff est un court phrasé mélodique, tandis qu’un solo constitue une succession progressive et linéaire de riffs.  C’est la marque de fabrique de ce groupe mythique.


Tout cela était rendu possible grâce à la section rythmique de ce groupe qui a transcendé des générations.  Smith Jean-Baptiste, à la batterie, utilisait un style Rock N Roll modifié qui s’harmonisait bien sur le fond compas-direct que le groupe embrassait. Certains batteurs se sont inspirés de la forme que Smith adopta, mais ils ont dû utiliser des variantes pour ne pas décalquer le style de celui-ci. J’ai dû auditionner toutes les chansons des Shleu Shleu pour redécouvrir ce que, plus jeune, je ne pouvais comprendre pour expliquer la limpidité de style des Shleu Shleu de Dada Jacaman.
J’ai pu réaliser que Clovis St Louis, au tambour, et Léon Milien, à la basse, ne faisaient aucun excès de zèle, ce qui aida à bien maintenir le rythme. Cette façon de jouer a apporté le support dont Tony Moise avait grand besoin pour entreprendre ses excursions musicales. Léon, Clovis, Francky Jean-Baptiste et Smith Jean-Baptiste représentaient la colonne vertébrale des Shleu Shleu.  Je ne peux non plus oublier Francky Jean-Baptiste au tom basse / gong / tom tom, qui faisait preuve d’une exactitude rythmique défiant l’imagination. Le succès des Shleu Shleu avait pour socle la simplicité de style des musiciens.


Le groupe Shleu Shleu gagnait du terrain


Ce groupe « Les Shleu Shleu » animait des soirées dansantes privées dans les salons. Mes aînés ne peuvent de si tôt oublier les bals traditionnels qu’organisaient des commerçants et commerçantes de la ville. Une des soirées qui marquaient cette époque est celle qu’offrait annuellement la propriétaire du magasin « Chez Cienne ». Le commerce était lors florissant, et l’insécurité n’existait pas. Les kidnappeurs auraient certainement peur d’opérer. Dans le temps, les activités nocturnes drainaient toujours une foule immense. C’était le temps du respect des valeurs et de la personne.  Le groupe Shleu Shleu honorait aussi des contrats de kermesse dans les écoles. Les élèves de St François d’Assise, des Sœurs de la Charité Chrétienne,  du Sacré-Cœur de Turgeau, du Collège Canado-Haïtien, du Collège Marie- Anne, etc., peuvent en témoigner.


On retrouvait aussi Les Shleu Shleu  à Cabane Choucoune en kermesse le dimanche. Contrairement à l’opinion publique, toutes les couches sociales y participaient. Les gens de Bourdon, de Martissant, de Carrefour, de la Croix des Bouquets, du Bas-Peu de Choses, du Bel-Air, de Carrefour Feuilles, de Place Jérémie, etc.,  n’avaient aucun problème pour y aller. Les camionnettes de marque Peugeot assuraient le transport, allant du centre ville jusqu'à Pétion-Ville et vice versa.  Ces 8 kilomètres de route se faisaient en un temps record, sans danger ni peur d’être attaqué par des chenapans.  La formation Shleu Shleu avait aussi des contrats à Villa Créole, El Rancho, Ibo Lélé, au Rond Point Night Club, etc.
Si le groupe « Les Shleu Shleu de Dada Jacaman » a pavé la voie à d’autres groupes musicaux utilisant le format qu’il a créé, Tony Moïse a ouvert la porte aux saxophonistes qui l’ont succédé. Je considère les chansons des Shleu Shleu comme étant des classiques.  Pour mieux me comprendre, je recommande l’audition des pièces suivantes : « Devinez », « Maille », « Ti Came », « Partie de chasse », « Vuelveme negrita mia », « Boutilliers », « Haiti terre de soleil », « Solanges », « 7 jours de la semaine », « 4 Saisons », « Cérémonie Loa », «  Vacances », « Moun Damou », « St Valentin », « Mambo Sentimental », « Volleyball », «  Ma poupée »,  « Minuit sonnen », etc . Avec ces jolies compositions, le groupe « Les Shleu Shleu » a innové ce genre musical tant au niveau de la forme que de la structure.


Une nouvelle ère Shleu Shleu a commencé


En 1970, la formation Shleu Shleu de Dada Jacaman obtint un contrat qui le conduisit à New York, au Casa Borinquen. Ils prouvèrent  leur professionnalisme et exhibèrent leur talent de musiciens avec une telle magnanimité, qu’ils ont conquis New York sans difficultés. Jean-Michel St Victor « Zouzoule » avait effectué le voyage avec Shleu Shleu. Certains musiciens, à la demande de leurs parents résidant à New York, avaient fini par élire domicile dans le Big Apple. Après le départ de Tony Moise, Fito Sadrac le remplaça comme saxophoniste, mais son passage a été bref, puisqu’ il voyagea pour le Canada, laissant sa place à Loubert Chancy. Quand Clovis St louis laissa Haïti, Ti Paul Edmé assura le rôle de tambourineur. Et quand ce nouveau tambourineur se sépara du groupe, Gérald Désir vint le remplacer.


 Après leur aventure à New York, Serge Rosenthal, Zouzoule et Dada Jacamn retournèrent en Haïti pour commencer une nouvelle aventure en créant une deuxième version des Shleu Shleu, avec Loubert Chancy (ancien saxophoniste des groupes « Les Consuls de Carrefour », et « Les Gars de Ste Cécile » du maestro Alberick «  Bébé » Samedi jr.),  ancien élève des Frères du Sacré-Cœur de Port-au-Prince.  Dans la nouvelle version Shleu Shleu, on retrouvait aux côtés de Loubert, des musiciens tels que Jean Elie Telfort « Cubano », Mario Mayala, Arsène Apollon,  Jean-Michel St Victor « Zouzoule », Johnny Frantz Toussaint « Ti Frère », Gérald Désir, Yves Jean-Baptiste « Jeanba mamba », « Fréderic Mews « Dodo ». Je les appelle les « alumni », les diplômés  de l’institution Shleu Shleu.
Cette formation s’est dissoute après le départ pour New York de ces nouveaux musiciens. Dans le Big Apple, ils ont jugé bon de former le Skah-Shah le 24 juin 1974, une formation que je considère comme une extension aussi des Shleu Shleu.  En fait, il y a eu au moins quatre générations des Shleu Shleu. Gérard Daniel faisait partie de la troisième génération.  Le Skah-Shah a eu, pour compétiteur à New York, « l’Original Shleu Shleu » que Tony Moise et ses collègues musiciens de la première version Shleu Shleu créèrent en 1970, avec, cette fois, Edward Richard remplaçant Serge Rosenthal à la guitare. L’Original Shleu Shleu honorait des contrats un peu partout à New York : au Shin Shin Palace, au Bleu Galant, au Coconut Grove, etc.
La soirée qui a surtout marqué les mélomanes de New York c’était la double affiche mettant l’Original Shleu Shleu et le Skah-Shah sur un même podium au Coconut Grove de Brooklyn  en 1976,  où Tony Moise et Loubert Chancy jouaient en duo. Ces deux orchestres présentent une discographie qui a plu aux mélomanes.  Tony a aussi produit des disques-solos, encore inconnus du grand public. Il a un disque de son mini-groupe « Shleuito » et aussi « Shleu Shleu Troubadour ». Au cours d’une soirée au Labadee Manor, j’avais suggéré le nom « Shleu Shleuito » à Tony, mais son épouse avait choisi un meilleur diminutif et, le lendemain,  proposa « Shleuito » qui sonne bien. 


Tony Moise et son amour pour la musique


L’Original Shleu Shleu de New York a produit des chansons qui restent gravées dans la mémoire de plus d’un. Comment peut on oublier « Trou Crab », « En filant les aiguilles » « La femme », « O.S.S- 5 », « Comme l’eau qui dort », « Nèg Guinen », « Erzulie », « Pays mwen », « L’Evangile selon les Shleu Shleu », « Kann kale », « Pa w se pa w », « No money no honey », etc. Tony moise ne vivait que pour la musique,  pour sa famille et ses bons amis. Il me disait souvent qu’il allait  abandonner la musique, et deux semaines plus tard je le retrouvais au Restaurant Mixed Notes ou au Restaurant Labadee Manor en train de jouer. Surpris de me voir à ces rendez-vous, il me disait : « ou kenbe m, mwen paka lague mizik, mizik, se vi m, mwen konnen wa p konpran n  mwen, ma p kouri pou mizik, men li gen plis fòs ke mwen li rale m tounen».


Quand il entra à l’hôpital, il demanda au médecin s’il serait capable de jouer au saxophone après l’opération chirurgicale, d’après une source digne de foi. Au début du mois de mai 2013, il fit la même déclaration, puis le 25 mai il jouait à la réception d’une nouvelle diplômée en Médecine, ayant un lien de parenté avec son épouse. Personne ne sut que Tony Moïse allait faire une telle surprise. J’ai encore la voix de Tony Moise sur mon répondeur, m’invitant à une soirée qu’il allait organiser en septembre 2013. Même quand j’étais en voyage, il sut comment me contacter pour m’apprendre les dernières nouvelles de l’industrie musicale ou bien pour partager ses récentes créations. Il voulait m’enseigner le saxophone, mais le temps me manquait.
En juillet dernier, Tony Moise a été l’artiste invité à une soirée d’anniversaire du groupe « Les Freres Dejean de Petion-Ville » à Miami, Floride. A son retour,  il me faisait le récit de cette magnifique soirée. Il eut à dire : » a la yon gwo djaz sa a papa se Frères Dejean, mwen santi m alèz kon Blèz lè mizisyen sa yo ap akonpaye m ». Avec eux, Tony a interprété la chanson « Moun Damou ». Dans le langage musical, Tony faisait plutôt référence au talent et à l’anticipation musicale des musiciens des Frères Dejean. Tony Moïse m’a envoyé un photo-souvenir le montrant en spectacle avec Les Frères Dejean, un geste que j’ai grandement apprécié. Tony devrait se rendre en Afrique en décembre 2013 avec les membres fondateurs / originaux des Shleu Shleu, pour honorer un contrat de deux semaines. J’avais établi les contacts pour lui avec les organisateurs de cette tournée africaine. Tout allait bien et le maestro-saxophoniste s’occupait déjà du regroupement des musiciens. Il allait profiter de cette opportunité pour faire rayonner le nom d’Haïti dans le continent africain.


Tony Moise était revenu fraichement d’une croisière avec sa famille le mois dernier et il ne montrait aucun signe de malaise. A son retour, il m’informa qu’il allait contacter tous les musiciens des Shleu Shleu pour réaliser une victoire collective. J’étais vraiment étonné, quand, le jeudi 29 août à 11 h 30 a. m, j’ai appelé chez lui et que son épouse m’a appris qu’il se trouvait à l’hôpital, où il subit une intervention chirurgicale –un quadruple pontage cardiaque- « quadruple bypass ». La voix de Mme Moïse  m’inquiétait un peu, quand elle me dit qu’il y avait peu d’espoir.


J’étais très confiant que Tony reviendrait chez lui. Je me sentais déboussolé et j’avais souhaité avoir mal compris le message que son épouse  m’a convié.  Je me suis gardé de ne pas discuter de la situation avec une tierce personne. Tony était encore à l’hôpital pendant que certains diffusaient de fausses nouvelles. D’autres, voulant faire du scoop, ont précipitamment annoncé sa mort, puis ils essayaient de faire la rectification deux jours plus tard. Ils ont même inventé un âge fictif de Tony Moise. J’ai appris la nouvelle de sa mort, le vendredi 30 août.


La veillée funèbre et artistique


La veillée funèbre de Tony Moise a eu lieu le vendredi 6 septembre, de 5 :00 à 9 : 00, au Vernon C. Wagner Funeral Homes à Hicksville, Long Island(N.Y). Le service de prière a été fait selon le rituel de l’église catholique. Les amis et fans du défunt lui ont rendu un dernier hommage. Ils se sont courbés devant la dépouille mortelle et ont présenté leurs condoléances à la famille éplorée. Le directeur du parloir funèbre ne pouvait croire que le défunt était si populaire. Il dit qu’il n’a jamais vu de pareilles choses. Ainsi a-t-il fini par comprendre qu’il s’agit d’un grand homme, d’un grand musicien.


Après la veillée funèbre, on se rendit au Restauant Chez Mireille, où a eu lieu une veillée artistique organisée par Frantz Antoine et l’épouse de ce dernier, avec Professeur Etienne Télémaque. Dans un temps, Frantz Antoine était bassiste de l’Original Shleu Shleu. Etienne Télémaque a bien assuré le rôle de Maître de Cérémonie. Il nous a conduits à travers l’univers Shleu Shleu et  nous présenta une brève biographie de Tony Moïse. Il parla des différentes versions des Shleu Shleu et fit tourner les chansons qui ont été composées à chaque époque. Il présenta les membres fondateurs des Shleu Shleu. Présents à cette occasion étaient Serge Rosenthal (venu d’Haïti), Milot Toussaint (venu de la Floride), Francky Jean-Baptiste (venu d’Haïti),  Léon Milien (venu de Miami), Clovis St Louis, Hans Cherubin (Gros Bébé), Jean-Claude Pierre-Charles (Peddy).


Au cours de cette veillée artistique, le maître de cérémonie accorda la parole aux musiciens suivants : Léon Milien, Clovis St Louis, Edward Richard et Serge Rosenthal. Ils ont tous fait l’éloge de Tony Moise et ont mis en relief son apport à la musique des Shleu Shleu et du Compas Direct en général. La chanteuse Maryse Coulanges avait aussi intervenu. Elle abonda dans le même sens, s’exprimant en termes élogieux à l’égard du défunt avec qui elle a collaboré. Dr. Raymond Myrthil  (PhD) avait également pris la parole pour  parler des Shleu Shleu et de Tony Moïse qu’il connait bien. D’ailleurs, il a épousé une sœur du défunt. Etienne Télémaque a jugé bon d’offrir l’opportunité à tous ceux qui voulaient exprimer leurs sentiments à cette occasion. Guy Ford en a profité pour extérioriser ce qu’il ressentait et présenter un bref récit de son expérience avec le défunt.  Hans Cherubin et Essud Fungcap ont chanté « Haïti Chérie » en duo. Si Tony Moïse avait encore le souffle, il les aurait accompagnés au saxophone parce qu’il aimait Haïti.
Les funérailles de Tony Moïse ont été chantées à l’église Our Lady of Mercy, à Hicksville, Long Island (N.Y), le samedi 7 septembre à 9:30 a .m. Tony Moïse est parti sans avoir eu le temps de concrétiser tous ses rêves et sans dire au revoir à ses proches, parce que ce voyage n’était pas planifié.  Il nous devance d’un pas. Nous sommes en ligne, attendant notre tour. Tony s’en va avec son talent, mais il nous laisse des œuvres que nous saurions apprécier à leur juste valeur.

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