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Un budget de 450 millions de gourdes pour réaliser CARIFESTA

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Haïti, pays hôte, s’apprête à accueillir, dans moins d’une semaine encore, la 12e édition de CARIFESTA, en plein bouleversement électoral, mais aussi et surtout dans un élan économique descendant. De nombreuses personnes expriment leurs préoccupations, constate Haiti Press Network.

450 millions de gourdes, c’est la somme déboursée par l’État haïtien pour organiser cette fête culturelle qui réunit de nombreuses personnes de culture différente et diversifiée des pays de la Caraïbe. Alors que, se plaignent certains, la majorité de la population fait face à une situation économique difficile à l’approche de la rentrée des classes.

Par ailleurs, constate-t-on, si le comité organisateur s’active à mettre les points sur les (i), en ce qui concerne les mises en place devant garantir la tenue des activités, nombreux sont cependant, ceux qui estiment malvenu, ce grand événement de la Caraïbe par rapport au contexte socio-économique et politique  auquel est confronté le pays ces derniers temps.

« Cet événement n’est pas du tout bienvenu dans le contexte actuel. Mêmes des employés de l’État peinent à être payés à temps depuis quelques mois. L’économie du pays semble s'effondrée avec cette équipe en place qui se plait de dépenser de fortes sommes dans des activités inopportunes, sans retombées positives en faveur de ceux qui souffrent des maux du pays », fait remarquer Larose.

De poursuivre : « CARIFESTA est un bel événement ponctué d’un mélange culturel et artistique certes, mais l’organiser dans un tel contexte en Haïti, donne du frisson. Surtout quand on sait que c’est une importante somme de 450 millions de gourdes qui est mobilisée pour le réaliser », opine Larose.

Celui-ci n’est toutefois pas le seul à avoir des réserves quant a l’organisation de cette activité festive qui crée déjà des irritants et des gorges chaudes. Pas mal de citoyens élèvent la voix pour dénoncer les autorités qui ont obstrué plusieurs rues dans l’aire du Champ de Mars, entravant ainsi la circulation piétonne et automobile.

« Pourquoi, dans une situation socio-économique aussi précaire, dépenser une telle somme pour un événement pareil qui n’offre qu’un podium où des gens vont piaffer, danser à tue-tête et rigoler, alors que le gros peuple s’écroule dans la misère la plus abjecte et la faim ? », s’interroge pour sa part, Sadrac.

Sadrac pense que cet argent pourrait être investi dans plusieurs quartiers populeux à travers des projets d’assainissement et autres, afin de permettre à quelques personnes vulnérables de la population d’empocher quelques sous si peu qu’ils puissent être.

« Est-ce un investissement duquel on s’attendrait à des excédents ? Nous devons apprendre à être plus rationnels dans la dépense des fonds publics », raisonne-t-il.

Parallèlement, Breton et Marianne pensent autrement. Ces deux jeunes gens n’objectent pas sur la question d’argent encore moins, le contexte socio-économique. Ils jugent cet événement, à l’instar des organisateurs, comme une opportunité touristique. Une occasion de vendre Haïti à de nombreux étrangers en provenance d’autres États du bassin de la Caraïbe.

« Je pense que ce sera l’occasion pour des étrangers de pouvoir regarder le pays autrement. Un moment de grandes découvertes. Je  monte à bord. Et je ne souhaite pas que les contestations post-électorales servent d’accrocs à cette belle fête », martèle Marianne, arguant au passage qu’elle y sera présente à Port-au-Prince aussi bien dans sa ville natale, Jacmel pour vivre l’événement.

En effet, outre ceux qui assistent dans l’expectative, les opinions défavorables concernant l’organisation de CARIFESTA dans le contexte actuel, résonnent beaucoup plus dans les tympans. N’empêche que Port-au-Prince, Cayes, Jacmel, Cap-Haitien et Gonaïves se préparent tant bien que mal à en faire place.

Entre-temps, les professionnels du clou, du bois, de la planche, du marteau et d’autres outils manuels, s’activent à mettre les dernières touches des maisonnettes dressées sur la Place Pétion. Ce, en vue de recevoir les artisans venant de tous les pays de la Caraïbe ainsi que leurs œuvres et attirails, susceptibles d’être exposés pendant la durée de l’événement, constate un reporter de l’Agence qui était dans les parages, ce samedi 15 août.

Alix Laroche



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