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Avez-vous toujours confiance dans votre représentant au CEP ?

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image les membres du CEP

La question à un million de dollars. Depuis sa formation en janvier dernier à aujourd’hui, la confiance placée dans les neuf membres du Conseil électoral provisoire ne cesse de diminuer à un point tel que des gens gagnent les rues pour exiger le départ de la bande à Opont. Avez-vous toujours confiance dans votre représentant au CEP ? Les secteurs de la société civile qui ont fait choix des neuf membres du CEP répondent au Nouvelliste.

 « C’est un CEP failli ! » Celui qui a fait cette déclaration a participé au choix de Pierre Manigat Jr comme le représentant de la presse dans le CEP. Gotson Pierre de AlterPresse ne veut pas porter de jugement sur un conseiller électoral en particulier. « Je refuse de porter une appréciation sur une personne en particulier, a-t-il dit au Nouvelliste. C’est l’institution électorale qui m’intéresse… » Pour le journaliste sénior, une fois le CEP constitué, les actions du CEP impliquent tous ses membres.

Selon Gotson Pierre, les élections du 9 août ont été une catastrophe. L’une des plus mauvaises élections de la région caractérisées par des irrégularités et de la violence au su et au vu de tout le monde, a-t-il dit. Cependant, le patron de AlterPresse a reconnu que le CEP n’a pas été le seul responsable de ce qui s’était passé le jour du vote. La police et le gouvernement ne sont pas innocents, a-t-il accusé. Il a souligné qu’il y a de l’impunité électorale lorsque le CEP a identifié les fauteurs de troubles alors qu’aucune poursuite n’a été entamée contre eux. « Je crois que l’institution électorale a failli. Elle n’a pas fait ce qu’on attendait d’elle », a-t-il tranché.

Il n’était pas le seul à participer au choix de Pierre Manigat Jr. Comme Gotson Pierre, le président de l’Association nationale des médias haïtiens (ANMH) ne veut pas porter de jugement sur un élément en particulier au sein du CEP. Hérold Jean-François a toutefois souligné qu’il n’a pas entendu des critiques visant directement le représentant de la presse au sein de l’institution électorale. 

Le directeur général de Radio Ibo veut évaluer la performance du CEP dans son entièreté puisqu’aucun de ses membres n’a encore pris ses distances par rapport à une décision du corps. « Au départ, le CEP avait bénéficié d’une perception très positive au sein de la société, mais à partir des élections du 9 août et des décisions qu’il a prises, les critiques ont commencé et il a perdu beaucoup d’appui », a-t-il fait remarquer. 

Pour ceux qui demandent aux différents secteurs de rappeler ou de prendre leurs distances par rapport à leur représentant au CEP, Hérold Jean-François a estimé que cela n’est conforme ni à l’esprit ni à la lettre de la Constitution. Pour le journaliste de carrière, une fois choisis, les secteurs n’ont aucun pouvoir sur les membres du CEP même s’ils peuvent toujours les rencontrer.

Le secrétaire général de l’Association des journalistes haïtiens (AJH) qui avait également participé au choix de Pierre Manigat Jr a fait savoir au Nouvelliste qu’à cette date il n’a enregistré aucune mauvaise note contre M. Manigat. Jacques Desrosiers a souligné qu’il rencontre régulièrement leur représentant « qui fait son travail comme il a été mandaté pour le faire… », a-t-il dit.

Le secteur des femmes…

C’est la conseillère Yolette Mengual qui représente le secteur des femmes au sein du CEP. Contactée par Le Nouvelliste, la responsable de SOFA a souligné qu’elle n’a pas participé à ce choix. « Nous savons très bien ce qui allait se passer, c’est pourquoi dès le départ nous avions pris notre distance par rapport au choix de Madame Mengual au CEP », a indiqué au Nouvelliste Marie Frantz Joachim.

Cependant, l’organisation de défense des droits de la femme, Fanm yo la, était partie prenante de ce choix. « Je ne peux pas en parler maintenant parce que la coordination des neuf membres de Fanm yo la ne m’a pas encore donné de feu vert », a déclaré au Nouvelliste Lisa François.

Le secteur patronal

«A tout seigneur tout honneur», dit-on. Dans le cas de Pierre-Louis Opont, on dirait probablement à tout président tout honneur. Il est dans la ligne de mire de tous ceux qui rejettent le scrutin du 9 août. Dans les manifestations de rue de ces dernières semaines, son nom est sur toutes les lèvres comme seul responsable des actes de violence et des fraudes qui ont caractérisé les élections. Si on était dans un film western, on dirait que sa tête est mise à prix. 

Pierre-Louis Opont a été désigné au CEP par le secteur patronal. Interrogé sur la performance de ce dernier, le président du Forum économique du secteur des affaires, Grégory Brandt, a déclaré au Nouvelliste : « Pour l’instant, je ne fais pas de commentaires. »

Le secteur des droits humains

Le RNDDH est sans appel. « Nous ne sommes pas satisfaits de celui qu’on a désigné », a déclaré Pierre Espérance, faisant référence au conseiller électoral Jaccéus Joseph. Le jour du vote, le représentant du secteur des droits humains était dans le Sud. Aujourd’hui encore, M. Espérance dit attendre son rapport sur les actes de violence survenus dans son département. 

Pour le défenseur des droits humains, c’est toute l’institution électorale qui a failli à sa mission. « Nous ne sommes pas satisfaits du CEP. Il n’est pas réceptif. Son bilan est très mitigé », a déclaré Pierre Espérance, soulignant que son secteur n’a aucun pouvoir sur le représentant qu’il a désigné au CEP.

Le Conseil des recteurs des universités d’Haïti

« J’interviens dans ce dossier en ma qualité  de membre à part entière de la Conférence des recteurs des universités d’Haït et ceci de manière non partisane », a précisé d’entrée de jeu le professeur Jean Robert Charles. « J’ai compris que ce qui est arrivé au recteur Jacky Lumarque est dans un premier temps pour nous autres incompréhensible. Dans un deuxième temps, c’est une démarche illégale et une manipulation pour empêcher dans ce pays les intellectuels d’accéder au pouvoir », a indiqué le recteur de l’Université autonome de Port-au-Prince.

A la question directe « Avez-vous toujours confiance dans votre représentant au CEP ? » « Cette question a été agitée entre certains membres. On n’a pas pu trouver un consensus pour l’inviter à une rencontre formelle pour qu’elle nous donne une explication. Elle n’a jamais donné non plus aucune explication », a répondu le professeur Jean Robert Charles parlant de la conseillère électorale Marie Carmelle Paul-Austin.

Sur le comportement de l’ensemble du CEP, le professeur ne plaide pas pour le renvoi des membres de l’institution électorale, mais les appelle à se ressaisir, réintégrer Jacky Lumarque dans la course électorale et à corriger les erreurs enregistrées lors des élections du 9 août.

Le culte réformé

La Fédération protestante d’Haïti (FPH)fait tout pour que Vijonet Demero ne se sente pas seul au CEP. « On a régulièrement des rencontres, des moments de prière et de partage avec lui. On ne veut pas qu’il se sente abandonné. On lui prodigue des conseils pour qu’il puisse faire une bonne représentation », a déclaré le pasteur Sylvain Exantus. Il croit que le CEP doit être à l’écoute de la population et apporter les corrections nécessaires à l’organisation des élections.

Le président de la FPH a renouvelé sa confiance dans leur représentant au CEP et a appelé le CEP à faire mieux le 25 octobre.

Le secteur syndical

Rien que des fleurs pour le CEP et la conseillère électorale, Lourdes Edith Joseph. Paul Loulou Shéry qui parlait au Nouvelliste au nom de la CTH et du Front national des syndicaux haïtiens a indiqué au qu’il n’a rien a reproché à la représentante du secteur syndical au CEP. Le syndicaliste a cependant reconnu que le CEP a fait des erreurs, mais qui, selon lui, « ne valent pas le départ des conseillers pour autant. Nous sommes pour des corrections et le maintien du CEP », a-t-il dit.

Les secteurs paysan et vaudou

« Le secteur vaudou n’avait pas fait choix de Néhémy Joseph. Il faut voir ça avec Charles Suffra qui a fait choix de lui », a indiqué au Nouvelliste Euvonie Georges Auguste du secteur vaudou. Sans succès, Le Nouvelliste a tenté à maintes reprises d’entrer en contact avec Charles Suffra.

La Conférence épiscopale d’Haïti

Le conseiller électoral Ricardo Augustin ne saura pas dans cet article ce que le secteur qui l’a désigné au CEP pense de sa performance.  Le porte-parole de la Conférence épiscopale d’Haïti, Mgr Patrick Aris, était injoignable au téléphone pendant toute la journée du jeudi 17 septembre. &

Robenson Geffrard Source Le Nouvelliste



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