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Pierre Louis Opont a demandé « une force lourdement armée et en position de combat »

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2 061 policiers et 2 370 militaires onusiens disponibles pour sécuriser les élections du 25 octobre - Le président du Conseil électoral provisoire (CEP), Pierre Louis Opont, a demandé « une force lourdement armée et en position de combat ». Deux jours plus tard, la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), prolongée jusqu’au 15 octobre 2016, réitère son appui aux élections et à la prochaine administration.

Mercredi 14 octobre, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2243 permettant à la MINUSTAH de demeurer en Haïti pour une année supplémentaire. La routine depuis 2004. Sauf qu’il s’agit cette fois-ci pour le conseil de contrer un scénario catastrophe concernant les scrutins présidentiel, législatif et municipal du 25 octobre. 

Pour cela, les agents de police et les militaires « en uniforme de la MINUSTAH, seront à la disposition des autorités haïtiennes pour appuyer la Police nationale d’Haïti, avant, pendant et après le 25 octobre », annonce Sandra Honoré lors d’une conférence de presse ce 15 octobre. La représentante spéciale de Ban Ki-moon en Haïti et cheffe de la MINUSTAH indique le maintien de l’effectif actuel de la mission à 2 061 policiers et 2 370 militaires.

Le Conseil de sécurité dans la résolution a appelé la MINUSTAH à « maintenir ses capacités, incluant des ressources aériennes appropriées, pour déployer rapidement des troupes à travers le pays ».

Sandra Honoré évoque « le caractère paisible » du scrutin du 9 août. Seuls 13% des centres de vote ont été affectés par des violences poussant à la reprise du vote pour 25 sièges à la Chambre des députés et 6 au Sénat, dit-elle. « La Minustah était présente sur le terrain le 9 août. Malgré les efforts de la Minustah, de la police nationale, nous avons vu les incidents lamentables dont tout le monde est au courant », concède-t-elle.

Elle souligne cependant que « ce ne sont pas des extraterrestres qui ont provoqué les violences du 9 août », tout en appelant tous les acteurs à « collaborer pour que ce cadre sécuritaire soit établi et respecté ».

Le plan national de sécurité intégré a été « révisé avec des renforcements considérables prévus » et des mesures techniques ont été adoptées par le CEP, signale la cheffe de la Minustah. Le ton est donné et le cap est bel et bien mis sur le 25 octobre.

 « La prolongation d’un an accordée par le Conseil de sécurité permet à la Minustah en collaboration avec l’équipe de pays des Nations unies et tous les partenaires d’Haïti de continuer de soutenir le processus politique en cours, et la consolidation de la stabilisation. Cette nouvelle prorogation du mandat de la Minustah va aussi offrir à la nouvelle administration une période de soutien continue et le temps nécessaire pour s’accorder sur les contours de l’appui futur aux institutions du pays par les Nations unies », explique encore la représentante spéciale.

Selon la résolution 2243, une mission spéciale chargée d’évaluer la situation d’Haïti et fournir des recommandations quant au rôle futur de la Minustah devra être conduite « préférablement 90 jours après la prestation de serment du nouveau président, et idéalement après la formation d’un nouveau gouvernement ».

Mais bien que les yeux du CEP, des Nations unies et de certains pays bailleurs soient rivés sur la deuxième semaine de janvier, date fixée pour l’entrée en fonction de la nouvelle assemblée législative, et le 7 février date prévue pour la prestation de serment du successeur de Michel Martelly, le mot « transition » domine une partie des discours politiques. Mirlande Manigat, candidate malheureuse de la présidentielle de 2010, a prôné un gouvernement de transition comme la solution, tout en se disant prête à en prendre les rênes.

« Je ne suis pas inquiétée par le fait que certaines personnes auraient décidé de ne pas participer aux élections », affirme Sandra Honoré. Le « processus [électoral] était ouvert » à tout le monde, dit-elle, demandant à ce que le droit de vote des Haïtiens et Haïtiennes soit respecté.

Karenine Francesca Theosmy nouvelliste



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