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Coup d’éclat du sénateur Hervé Fourcand…

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image Richard Herve Fourcand Sénateur de la République

Le sénateur Hervé Fourcand s’est rendu au commissariat de Port-au-Prince, vendredi, en milieu de journée pour extraire un conducteur interpellé à bord d’un véhicule ayant une plaque d’immatriculation officielle périmée. Le sénateur du PHTK du Sud a aussi récupéré de manière unilatérale un fusil M4 et un pistolet Glock 9 millimètres  retrouvés dans l’automobile par les agents de la brigade d’intervention et remis au chef de poste, a appris le journal d’une source policière, lundi 12 septembre 2016.

Quatre jours après les faits, des policiers ruminent leur colère. « Ce n’est pas possible », a dit l’un d’eux, interrogé par le journal ce midi. « Il est toujours bon de se rappeler dans quel pays on est », a-t-il lâché entre dépit et impuissance.  Dans les rangs, les positions sont partagées. Certains policiers estiment que le chef de poste n’aurait pas dû laisser le sénateur Hervé Fourcand partir avec les armes et le conducteur interpellé. D’autres, résignés, précautionneux, évoquent l’altercation de la patrouille de Walky Calixte avec le député Séjour Rodriguez concernant une arme illégale retrouvée en possession de son chauffeur. Au moins, deux parmi les policiers de cette patrouille ont été abattus après l’incident, ont-ils rappelé. 

« La police doit être protégée dans son travail. Si les autorités au plus haut niveau ne prennent pas de position dans cette affaire, elles décourageront les policiers », a estimé Pierre Ésperance du RNDDH à  la matinale de Magik 9. Le militant des droits de l’homme a qualifié « d’inacceptable »  le fait que le sénateur « ait pris de force » ces armes et libéré l’interpellé. Le silence jusqu’ici de la PNH qui n’a pas émis de note sur cet incident illustre la volonté de dissimuler ce qui s’est passé, a estimé Pierre Ésperance. « Le CSPN doit écrire au Sénat pour que des sanctions soient prises à l’encontre du sénateur Hervé Fourcand », a appelé Pierre Ésperance, qui rappelle que dans un Etat de droit les règles s’appliquent à tous et à chacun. 

Le militant des droits de l’homme est revenu sur le mode opératoire du gang Galil et du gang de Brandt qui opéraient dans des véhicules disposant de plaques officielles et de Service de l’Etat.

Me Camille E. Junior … Un parlementaire n’a pas cette attribution

« L’Etat de droit que nous construisons est basé sur le respect de la loi ainsi que sur le respect des institutions. La police est la seule institution dont nous disposons pour garantir la sécurité des vies et des biens. Il est nécessaire que quelle que soit la personne, même si elle est couverte par l’immunité, qu’elle fasse le même effort que nous exigeons des citoyens. Personne n’est au dessus de la loi. Nous ne sommes pas un règne d’impunité. La loi établit les compétences et les attributions. Je ne crois pas qu’il existe une quelconque exception permettant de rentrer dans un commissariat pour récupérer des armes. J’espère que l’on prenne conscience de ce qui s’est passé pour que chacun assume ses responsabilités », a confié au journal le ministre de la Justice, Me Camille Edouard Junior. 

« Les parlementaires sont là pour surveiller les actions de l’exécutif. Ils ne sont pas là pour poser des problèmes au sein de la société », a-t-il espérant que ce genre d’incident ne se reproduise plus. « Cela envoie de mauvais signaux à toute la société qu’il y a des personnes, en raison de leur immunité, qui se mettent au dessus de la loi », a dit Camille Edouard Junior, qui appelle les « autres pouvoirs à contribuer afin de renforcer l’Etat de droit ». Cet incident qui intervient dans un contexte  particulier où l’Etat veut contrôler le territoire et la circulation des armes ne devrait pas avoir d’incidences sur les troupes, a dit Camille Edouard Junior. « Nous demandons encore une fois aux policiers de rester vigilents, de faire respecter la loi », a appelé le ministre de la Justice.

Sénateur Fourcand y voit de la « persécution politique »

Le sénateur Hervé Fourcand, joint par le journal, a expliqué qu’il était dans les parages quand les policiers ont arrêté le véhicule avec son chauffeur envoyé faire une commission. Lors de l’interpellation, a indiqué le sénateur, les policiers n’ont pas voulu consulter la carte d’enregistrement du véhicule qui lui appartient. « Ils ont voulu rentrer au commissariat avec le véhicule », a poursuivi le sénateur. « Quand je suis arrivé au commissariat, j’ai dit à deux reprises que je suis Hervé Fourcand, sénateur de la République. J’ai pris mes armes et la clé de mon véhicule et je suis parti après avoir remercié les policiers », a raconté le sénateur Hervé Fourcand, qui dit avoir eu des « dossiers sensibles » dans son véhicule à ce moment-là. 

« Le dossier de 350 millions de gourdes détournées, le dossier de l’aéroport. Je ne sais pas si on voulait détruire mes dossiers », a-t-il dit soulignant avoir un pistolet et un fusil comme tous les parlementaires ». « C’est de la persécution politique. Pourquoi c’est à moi, sénateur de l’opposition, que cela est arrivé? », a-t-il indiqué avant de balancer :« Vous n’avez pas le droit de fouiller le véhicule d’un sénateur ». « Actuellement, les nouveaux n’ont pas de plaque officiele », a indiqué Hervé Fourcand, soulignant qu’une multitude de véhicules avec des plaques officielle périmées courent les rues. « A l’étranger, on ne peut même pas s’approcher d’un sénateur », a mis en avant le parlementaire Hervé Fourcand qui dit n’envoyer aucun mauvais signal. « J’aimerais savoir quel mauvais signal j’ai envoyé. Le véhicule m’appartient, il n’est pas à eux », a conclu le sénateur du PHTK. 

Roberson Alphonse source le nouvelliste


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