L'ambassadeur de France à Port-au-Prince, Didier Le Bret, a pris le contre-pied des déclarations l'expert indépendant des droits de l'Homme de l'ONU, Michel Forst, en ce qui a trait aux efforts pour favoriser l'arrivée des investisseurs étrangers.

En bouclant sa 11 eme mission la semaine dernière M. Forst avait soutenu qu'Haïti n'est pas prêt pour le retour des grandes entreprises françaises. Selon le juriste français l'insécurité et les difficultés pour instaurer un état de droit n'encouragent pas les entrepreneurs français à investir en Haïti.

Le diplomate français est d'un autre avis. M. Le Bret attire l'attention sur les efforts déjà déployés par les autorités haïtiennes. Il n'est pas nécessaire de rétablir toutes les conditions nécessaires à la stabilité et à l'état de droit pour que les investisseurs viennent, tempère M. Le Bret qui a constaté une dynamique portée par tous les secteurs pour favoriser les investissements étrangers.

L'ambassadeur de France aurait préféré que l'expert de l'ONU considère la tendance actuelle au lieu de faire un bilan arrêté de la situation.

Les constats de l'ambassadeur de France et de l'Expert de l'ONU différent totalement. Contrairement au juriste français, M. Le Bret dit ne pas se considérer comme le porte parole des investisseurs français. Ces derniers jugeront eux-mêmes de la situation, martèle le diplomate français soulignant que les entrepreneurs cherchent des perspectives d'affaires. Les entrepreneurs ne demandent pas du jour au lendemain que tout soit parfait, insiste t-il.

Didier Le Bret assure que sa fonction est de dire la vérité sur l'état des réformes en Haïti et d'inciter les investisseurs à venir au pays.

Le diplomate qui avait été en poste En Afrique souligne qu'il y a une décennie la situation était similaire dans certains pays africains. Il fait remarquer que les investissements contribuent à la croissance et à la stabilité du pays.

LLM / radio Métropole Haïti