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Le budget national est plus rationnel, selon Wilson Laleau

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image Wilson Laleau

Sur les 126.4 milliards de gourdes de prévisions budgétaires pour l'exercice 2013-2014, 53.7 milliards seront collectées dans le pays. Le reste sera couvert par le PetroCaribe (26 milliards) et la communauté internationale sous la forme d'appui budgétaire et d'aide au développement. Selon le ministre de l'Economie et des Finances, le budget national est désormais plus rationnel.

La part du lion revient aux Travaux publics avec une enveloppe budgétaire de l'ordre de 26 318 464 627 de gourdes.  Parce que le chef de l'Etat avait déclaré l'année 2013 l'année de l'environnement, le ministre de l'Economie et des Finances a indiqué que le budget de ce ministère a pratiquement doublé. Cependant, il ne dépasse pas 1.2 milliard de gourdes.  Intervenant vendredi matin à l'émission Panel Magik, Wilson Laleau a tenu à souligner qu'on ne décide pas du jour au lendemain d'augmenter le budget d'un pays. Il est monté en fonction d'une prévision de potentialité de croissance.

« Le budget est une partie de la richesse du pays », a-t-il dit. Maintenant il convient de faire des interventions dans des secteurs clés afin d'atteindre les prévisions. Si le budget national est passé de 131 à 126 milliards de gourdes, le grand argentier national a estimé qu'il n'y a pas lieu d'en faire tout un tollé. Depuis le mois de septembre 1982, a-t-il dit, on n'a jamais pu atteindre les prévisions budgétaires.

M. Laleau a souligné que le budget est le principal outil dont dispose l'Etat pour concrétiser sa politique économique qui consiste à améliorer les conditions de vie de la population, augmenter son pouvoir d'achat,  favoriser la création d'emplois et la stabilité de la monnaie afin de réduire l'inflation. Spécifiquement pour Haïti, il convient de réduire le taux de pauvreté et les inégalités. « Le budget doit donner des réponses à ces problèmes », a-t-il ajouté.

Wilson Laleau a indiqué que le budget doit répondre également à une réorganisation du fonctionnement des paysans qui n'arrivent pas à mettre en valeur leur production. Leurs denrées sont gaspillées sur place et ils ne peuvent pas aller les vendre ailleurs. Là encore, il a promis d'apporter des éléments de redressement.

Environ 50% seulement des fonds d'investissements ont été exécutés dans le budget 2012-2013. Le taux d'exécution des projets est faible parce qu'il y a un ensemble de ressources qui échappent au contrôle de l'Etat, a avancé M. Laleau. Le grand argentier de l'Etat a cité le projet de l'Hôpital de l'Université d'Etat d'Haïti (HUEH), pour lequel le budget est là depuis avril 2010, et se renouvelle chaque année, mais n'a jamais pu être exécuté.

Selon lui, le budget est désormais plus rationnel et plus cohérent avec notre situation. Il a annoncé que la pression va être mise sur les institutions de l'Etat afin de les porter à donner des résultats sur des calendriers bien précis. « Pour le ministère des Finances, il doit publier le 15 octobre les marchés publics du budget », a-t-il pris en exemple, arguant que cela permettra aux entreprises nationales de se préparer à postuler.

Dans le budget on prévoit des ressources pour aider les PME, a indiqué le ministre Laleau. « Nous avons dit comment renforcer la BPH pour aider les PME quelle que soit leur nature afin de leur permettre d'avoir accès aux marchés publics », a-t-il dit. Avec la loi sur les passations de marché en Haïti, très peu de firmes haïtiennes peuvent en bénéficier sans encadrement, a reconnu le ministre.

Interrogé, par ailleurs, sur des informations qui laissent croire que le gouvernement veut augmenter les grilles tarifaires du pays afin d'augmenter son assiette fiscale, le ministre n'a pas rejeté l'information, mais a souligné que les tarifs douaniers d'Haïti sont deux à trois fois plus bas que ceux des pays de la Caricom et cela nous empêche de bénéficier de ce marché. 

Le deuxième problème qu'il y a dans les grilles tarifaires du pays, a indiqué M. Laleau, les taux ont été établis de manière incohérente. « Vous n'avez pas besoin d'être un économiste pour le comprendre, prenez les tarifs souscrits par Haïti à l'OMC en 1996, le pays avait une grande potentialité pour profiter du marché textile. Mais les tarifs qu'on a mis étaient incohérents. Des taux plus élevés allaient sur les tissus que sur les chemises... »

Dans le budget de cet exercice, le ministre a dit que le gouvernement s'est assuré de mettre de l'ordre à ce niveau. « Les matières premières dans les secteurs que nous estimons stratégiques, nous nous sommes assurés que leurs tarifs soient réduits. Pour la plupart on met zéro sur les produits qui vont faire de la production dans le pays », a-t-il dit, soulignant que les tarifs n'ont pas été augmentés plus que ceux des autres pays de la région.  Wilson Laleau a fait savoir que nous nous alignons sur les tarifs de la Caricom.

Sur les 126.4 milliards de gourdes du budget national, le pouvoir exécutif dispose de  119. 5 milliards soit 94.58%, environ 3 milliards vont au pouvoir législatif, un milliard au pouvoir judiciaire et 2.8 milliards pour les organismes indépendants. La commission Economie, Finances et Budget de la Chambre des députés a clôturé, vendredi, la série de discussions et des rencontres sur le projet de loi de Finances 2013-2014. Le document devait être acheminé bientôt au Sénat.

Robenson Geffrard

Source:le nouvelliste



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