Accueil | Nouvelles | Haiti | Les personnes vivant avec le virus porteur du sida revendiquent encore leurs droits

Les personnes vivant avec le virus porteur du sida revendiquent encore leurs droits

Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image

Angeline Bernadin, PV-VIH depuis 12 ans, a extériorisé ce vendredi 1er décembre ses douleurs, les inquiétudes qui la rongent, beaucoup plus que le virus du sida qu’elle porte en elle. En 2017, en Haïti, les personnes vivant avec le virus porteur du sida revendiquent encore leurs droits « Est-ce que mes droits sont respectés ? Est-ce que j’ai droit au travail, au logement, à la nourriture et à la santé ? Non. Aujourd’hui je revendique mes droits », a-t-elle balancé énergiquement, à l’occasion de la cérémonie officielle de commémoration de la Journée mondiale du Sida célébrée cette année sur le thème ma santé, mon droit.

Angeline Bernadin, invitée à parler au nom des personnes qui vivent avec le germe du sida, n’a pas fait dans la dentelle. Elle a même demandé à la Première dame, Martine Moïse, présente à la cérémonie, de porter les revendications des PP-VIH au plus haut niveau.« Certaines fois, les médicaments sont rares. Lorsqu’on nous donne une prescription, faute de moyens, on ne peut l’exécuter. Et quand on approche des concernés, ils nous répondent qu’eux non plus n’ont pas les moyens. Puis, les distributions des kits alimentaires sont interrompues », a décrit celle qui dit être fière de pouvoir enfin affirmer en public sa séropositivité.

« Pourquoi un diabétique, une personne atteinte d’un cancer n’a pas honte d’affirmer sa maladie. Je n’ai pas le sida. Si je l’avais, je serais actuellement sur un lit d’hôpital. J’ai le germe du VIH dans le sang. Donc je suis un PV-VIH », fait-elle comprendre, insistant sur le fait que les PV-VIH ont les mêmes droits que tout un chacun.

L’ingénieur César Vincent, plus modéré dans ses propos, se demande quand est-ce que l’État se décidera à créer un fonds de solidarité au profit des personnes PV-VIH. « Le contexte actuel, c’est qu’il y a une diminution du financement des bailleurs. Il ne faut pas attendre que le robinet soit à sec pour agir. L’État doit prendre sa responsabilité pour ne pas se trouver face au chaos », a expliqué cet homme dans la quarantaine qui a officiellement reconnu sa séropositivité en 2006.

Le Dr William Pape, honoré ce 1er décembre par le ministère de la Santé publique et de la Population pour la contribution des Centres GHESKIO, institution pionnière dans la lutte contre les infections sexuellement transmissibles, dont le VIH-sida, a abondé dans le même sens.

« 90% et plus du support vient des bailleurs. L’État doit s’impliquer davantage, pas seulement dans la lutte contre le sida, mais dans la santé en général. C’est une obligation », a avancé le Dr Pape, faisant remarquer que si les bailleurs décident de se retirer, ce sera la catastrophe. On n’est pas prêt pour ça. Son plus grand désir, dit-il, c’est de voir la fin du sida avant sa mort.Il explique que la bataille engagée contre le Sida est un combat de tous les jours, de tous les instants.

La bonne nouvelle de cette journée a été annoncée par la chargée d’affaire des États-Unis, Robin Diallo. Elle a indiqué que le Département d’État des États-Unis a renouvelé pour les trois prochaines années le Plan d’urgence présidentiel de lutte contre le sida (PEPFAR). Une nouvelle stratégie a été lancée afin d’orienter les programmes de VIH sida financés par le PEPFAR. 

Dans le cadre de cette stratégie, le PEPFAR accélérera l’implémentation du programme dans 13 pays à haut risque, dont Haïti, a fait savoir Robin Diallo. « Nous sommes plus près que jamais de changer le cours de la pandémie », fait-elle croire avant de réaffirmer l’engagement des États-Unis à intensifier la sensibilisation, à lutter contre la discrimination et à fournir des soins de qualité.

Selon la ministre de la Santé, le Dr Marie Gréta Roy Clément, l’épidémie est en régression. Le taux de la prévalence se situe aux environs des 2%. Une petite diminution a été observée selon les résultats préliminaires de l’Enquête morbidité, mortalité et utilisation des services (EMMUS VI), menée entre 2016 et 2017.« Dépistage suivi du traitement est cette nouvelle stratégie adoptée en Haïti, a indiqué la ministre. « Elle permet de gérer plus de 90 000 patients sous traitement. Mais nous devons aussi faire face à un taux de rétention inférieur aux normes », a-t-elle ajouté, affirmant que la problématique du Sida doit être l’affaire de tous en Haïti.

« Toute personne vivant avec le VIH, toute personne marginalisée doit avoir accès au traitement pour qu’on ait un environnement sans discrimination », a déclaré, pour sa part la première Dame de la République qui dit faire sienne la lutte contre le sida.

Haïti est considéré comme un pays prioritaire pour l’accélération de l’élimination du VIH d’ici 2030 par l’ONUSIDA. 150 961 personnes vivent avec le Sida en Haïti et la prévalence chez les jeunes filles de 15 à 24 ans est 3 fois plus élevée que chez les garçons, selon l'EMMUV V.

Edrid St Juste source le nouvelliste



Audionow:
Etats Unis: 641.552.5200 T-Mobile/MetroPCS: 360.398.4333 Canada: 438.795.4395 514.900.6012 Bresil 021 40 42 11 31 France: 01.90.14.14.75 Republique Dominicaine 849.936.7140 Mexique 08.99.27.46.700
Studio: 718) 355-9853 / (718) 303-2551 / (509) 2813-9450 / (509) 2813-9452 / (509) 2813-9456 Adresse: 45, Rue Chavannes Port au Prince, Haiti
Email: radiocaraibesfm<at>yahoo.fr
Tél: (509)4300-4300 / 3701-4300
WhatsApp: (509) 3701-4300

-->
Notes
Pas de note pour cet article
Estimez cet article
0