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Les prix des produits s’accroissent, grogne des consommateurs !

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Depuis la chute accélérée de la gourde, le prix du panier des consommateurs a encore crû, dans l’aire métropolitaine.

Un reportage réalisé, ce mardi, au centre-ville de Port-au-Prince, montre que tous les  produits sont à la hausse sur le marché. 70 gourdes pour une petite marmite de haricots (pois) noirs,  vendue il y a trois semaines  à 49 gourdes. Une petite marmite de haricots blancs et rouges se vend à 75 gourdes chacune, vendue  récemment à 60 gourdes.  Une petite marmite de riz (tchako) passe de 25 à 30 gourdes. Une petite marmite de riz (Chela, diri Latibonit) se vend à 50 gourdes, tandis qu’elle coûtait récemment à 45 gourdes. Une petite marmite de petit-mil et de maïs moulu coûte chacune  30 gourdes contre 24 gourdes, il n’y a pas longtemps. Le prix de la petite marmite de sucre crème et blanc de 20 et 25 gourdes,  passent à 22 et 30 gourdes.

Toujours selon cet inventaire, les prix de la banane, l’igname, le manioc et la patate, accusent des augmentations de 8 à 12 gourdes selon la zone ciblée. Au centre-ville, un morceau d’igname se vend, selon son épaisseur, à 100 gourdes. Le prix d’une livre de viande de bœuf (yon ti moso) est compris entre 87 (viann a zo) et 100 gourdes (viann san zo). « Cause de l’augmentation du prix d’achat : la viande de cabris est rare sur le marché » affirment certaines marchandes  de viande.

S’agissant des boissons gazeuses, le prix  d’un coca-cola, d’un « seven up » embouteillé varie de 22 à 23 gourdes alors que le prix  initial était de 20 gourdes. Un malta coûte 30 gourdes alors qu’il se vendait antérieurement à 25 gourdes. Les prix varient selon les zones. Une étude comparée du prix des produits dans plusieurs zones permet de faire le distingo. Les produits vendus au marché du centre-ville de Port-au-Prince, à Delmas et à Pétion-ville (mache Lakoup), n’ont pas une large différence. La démarcation se fait en fonction du milieu. Pour les produits alimentaires, il y a un accroissement de 4 à 7 gourdes, du prix de vente au centre-ville par rapport à celui de Delmas et de Pétion-Ville (mache Lakoup). Les habitants de certaines zones, pour le coût de la vie, semblent avoir du pain sur la planche

Partout dans la capitale la population livrée à elle-même, confinée dans le chômage et la misère, mène une existence difficile. Des marchandes au centre-ville de Port-au-Prince ne cachent pas  leur inquiétude face au glissement du taux de change qui engendre la cherté de la vie.

Alicia Belfort, une vendeuse des produits alimentaires au centre-ville se dit très inquiète suite  à la dépréciation de la gourde. « Plus de gourdes  pour un dollar,  que vont faire les commerçantes ? » s’exclame-t-elle, scandalisée. A ce train-là – aussi le crédit fait défaut, il n’y aura plus de marchandises, encore les opérations de vente, poursuit-elle.

Et elle poursuit : « Ce lundi, on était ici  depuis l’aube. À 2h35 de l’après-midi, je n’avais pas encore reçu un seul client. J’ai été obligé de plier bagages ». Madame Alicia Belfort fait savoir que depuis cette chute de la gourde, les consommateurs fréquentent moins le marché pour Puis, sentencieuse : « la majeure partie de population ne travaille pas. « Si on ne travaille pas, on peut ne pas aussi acheter ».

De son côté, Génèse Tima, qui vend des produits cosmétiques  – toujours au centre-ville – tire à boulets rouges sur les dirigeants de l’État pour leur mutisme, leur laxisme, face à cette situation de la dépréciation de la gourde.  Pour elle, si rien n’est fait pour remédier à ce problème, on risque de plonger dans une catastrophe économique. Elle précise qu’elle n’a rien vendu, ce lundi 15 juin.

L’État toujours absent

« Qui ne dit mot, consent ». C’est avec ce dicton qu’un étudiant en Sciences économiques d’une université de la place, sous couvert de l’anonymat, soutient que  l’inflation qui reprend vigueur ces derniers jours, est la conséquence des dépenses inutiles des autorités en charge des finances du pays. « L’État est responsable de cette situation », déclare-t-il.

Pour lui, seul un dialogue « franc » et « salutaire » entre les agents économiques pourrait atténuer le problème de la fluctuation. Il ajoute, par ailleurs, que le secteur des affaires haïtiennes doit investir dans le pays et ainsi renforcer la production nationale afin de pouvoir créer de l’emploi. Il affirme que ceci va diminuer de manière considérable le chômage.

Soulignons que le coût de la vie est une évaluation du coût moyen des dépenses de consommation des ménages, dans une zone donnée. Actuellement, le coût de la vie est l’un des enjeux sociaux.

La Banque centrale comme organe régulateur de la politique monétaire fait toujours silence. Cette société est livrée à qui ?

Par Therno N. A. Sénélus

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