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Martelly tance Lavalas

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Sans le citer, Michel Joseph Martelly, établissant des différences entre Tèt Kale et Lavalas, a réagi à quelques flèches lancées la veille par son pire ennemi politique : Jean-Bertrand Aristide. Sur la faim, Martelly croit que quelqu'un ment, fait « semblant » d'être préoccupé quand ses actions indiquent le contraire.

Poussé dans les cordes par l'ex-président Jean-Bertrand Aristide à cause de l'aggravation de la faim en Haïti ces temps-ci, le président Michel Joseph Martelly, sans langue de bois, a défendu son bilan et marqué sa différence avec Lavalas. Son administration, a-t-il confié en exclusivité à Gary Pierre-Paul Charles, animateur vedette de « Haïti débat » sur  Scoop FM ce vendredi, a insufflé une nouvelle dynamique en vue de faire face à ce problème de  la faim. « Nous abordons le problème à deux niveaux. Nous assistons la population et nous travaillons à l'augmentation de la production agricole », a expliqué  Martelly.

Grâce  aux travaux de curage du canal Sally flood way, des terres sont sauvées de l'inondation et 7 000 carreaux sont irrigués. « Nous donnons aux agriculteurs des espaces à cultiver et nous leur donnons aussi les moyens », poursuit Michel Joseph Martelly, qui insiste sur l'importance de la consommation  de produits locaux et sur le choix fait par l'Etat d'acheter des produits  locaux. « Donc, imaginez-vous qu'un tel canal a passé 50 ans sans être curé. Et quelqu'un fait  semblant d'attaquer le problème de la faim alors qu'il a passé 10 ans au pouvoir. C'est du mensonge », a balancé le président Michel Joseph Martelly, sans citer une seule fois le nom de l'ex-président Jean-Bertrand Aristide qui avait la veille appelé à « l'unité », à un « mariage de raison » entre le peuple et la bourgeoisie pour trouver une solution au problème de la faim touchant de plus en plus d'Haïtiens.

Le président Michel Joseph Martelly, face à l'agression  du journaliste Frantz Henry Délice de Radio Télé Guinen qui couvrait la marche des supporteurs de Lavalas après l'audition de JBA mercredi, a indiqué que l'on ne peut pas retourner aux attitudes de désordre. « On ne peut pas retourner dans ce temps », a ajouté Martelly. Dans la foulée, en dépit de certaines critiques formulées contre lui, Martelly a appelé à la « différence » entre ses relations et celles de Lavalas avec la presse.

Sur la projection de JBA de la victoire écrasante du Parti Fanmi Lavalas dans les prochaines élections si elles sont  honnêtes et démocratiques, Michel Martelly relativise: «C'est le rêve de tout parti politique  et de tout leader.»

Ces deux présidents ou titans de la scène politique qui s'affrontent dans la presse ne se sont jamais aimés. Musicien, icône du compas, Michel Joseph Martelly avait supporté le coup d'Etat du 30 septembre 1991 contre Jean- Bertrand Aristide. Au retour de JBA de l'exil en 1994, Michel Martelly avait pris le chemin en sens inverse avec sa famille. Lors du mouvement GNB contre JBA entre 2003 et 2004, Michel Martelly s'était rangé du côté  d'autres artistes, musiciens, intellectuels et politiques pour réclamer le départ de JBA, qui a finalement eut lieu le 29 février 2004.

Revenu de son second exil, JBA, contrairement aux espérances de certains, ne s'était pas mis sur le chemin de Michel Joseph Martelly à la présidence.  Sans contester de manière frontale l'élection de Martelly au pouvoir, Fanmi Lavalas, le parti de JBA, a qualifié ces élections d'élections sélections et d'exclusion.

Michel Joseph Martelly, quelques mois après sa prestation de serment, avait entrepris de visiter tous les présidents haïtiens encore vivants, dont les plus emblématiques: Jean-Claude Duvalier et JBA. Michel Joseph Martelly avait exprimé le voeu d'une grande réconciliation nationale. C'est resté un voeu pieux. Et, au fil des mois, à cause de plaintes portées contre Jean- Bertrand Aristide par Rosemond Jean de CONASOVIC, Ti Sonny et d'autres anciens de Lafanmi Selavi (oeuvre de bienfaisance de JBA), la tension est montée d'un cran entre Lavalas et le pouvoir Tèt Kale. La convocation de mercredi dernier a radicalisé les positions au point que JBA et MJM se lancent des piques avant les prochaines élections.

Roberson Alphonse 10 Mai 2013

Source: Le Nouvelliste



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