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80 ans après le massacre de Trujillo, Les hostilités contre les migrantes et migrants haïtiens persistent

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image Rafael Trujillo

Les hostilités, contre les migrantes et migrants haïtiens, en République Dominicaine, persistent, 80 ans après le massacre (« la masacre del perejil » = le massacre du persil, 2 octobre 1937- 2 octobre 2017) des milliers d’Haïtiennes et d’Haïtiens en République Dominicaine, commandité par le dictateur dominicain Raphael Leonidas Trujillo y Molina.

« 80 années après le massacre, la situation ne s’est pas beaucoup améliorée. Nous venons de commémorer l’anniversaire de l’arrêt génocidaire TC-168-13, adopté le 23 septembre 2013 et qui avait enlevé la nationalité à des milliers de Dominicaines et Dominicains, pour la plupart d’ascendance haïtienne », affirme, à l’agence en ligne AlterPresse, Saint-Pierre Beaubrun, le coordonnateur de la plateforme Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr).

La plateforme Garr appelle à un devoir de mémoire pour éviter la répétition de ces crimes odieux.

La rivière « Massacre », dans le département du Nord-Est, à Ouanaminthe (sur la frontière commune avec Dajabon), porta ce nom, en souvenir de cette tranche d’histoire tragique, durant laquelle des milliers d’Haïtiennes et d’Haïtiens ont été tués comme des bêtes sauvages sur la frontière, rappelle la plateforme Garr.

Haïti continue de subir les conséquences du massacre de 1957. De plus, de nombreuses et de nombreux migrants haïtiens continuent d’être rapatriés.

30 mille 486 ressortissantes et ressortissants haïtiens ont été contraints de traverser la frontière haïtiano-dominicaine, au cours du premier semestre de l’année 2017 (de janvier à juin 2017), selon un décompte de la plateforme Garr.

Parmi les points frontaliers officiels, celui de Belladère/Comendador (Elias Piña, l’une des 32 provinces de la République Dominicaine) a accueilli le plus de personnes rapatriées, pour ce premier semestre de l’année 2017, avec un effectif de 6, 229 personnes.

Vient ensuite le point frontalier de Ouanaminthe/Dajabón avec 6,034 personnes.

En dernier lieu, on retrouve la frontière Malpasse/Malpaso (Jimani), avec 1,916 rapatriés recensés.

Par ailleurs, la plateforme Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés critique la récente décision de l’Etat dominicain de refuser l’accès gratuit, en territoire dominicain,

de soins de santé aux ressortissantes et ressortissants haïtiens.

C’est pour cette raison que des centaines de militaires dominicains ont été déployés sur la frontière au cours du mois de juillet 2017. Les Haïtiennes et Haïtiens choisissent d’aller se faire soigner en territoire voisin, à cause du manque d’infrastructures sanitaires dans les zones frontalières haîtiennes, relève la plateforme Garr.

La plateforme Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés craint une possible détérioration des conditions de vie des migrantes et migrants haïtiens, notamment celles et ceux qui résident dans les bateyes en République Dominicaine.

Il n’y a pas eu d’amélioration des conditions de vie des ressortissantes et ressortissants, vu la manière dont ils continuent d’être maltraités par les militaires dominicains, dénonce le prêtre (catholique romain) Jean Robert Dély, directeur national du Service jésuite aux migrants (Sjm), interrogé par AlterPresse.

« 80 ans après le massacre de 1937, il n’y a pas vraiment de changement, au niveau de droits humains, quand on voit la quantité de gens rapatriés, blessés et parfois décédés. La violence contre les Haïtiennes et Haïtiens est toujours présente », constate, pour sa part, dans des déclarations à AlterPresse, Manise Elie, coordonnatrice nationale du Réseau frontalier Jeannot Succès (Rfjs).

Les autorités haïtiennes n’ont rien fait pour que les migrantes et migrants haïtiens retrouvent leur dignité face aux Dominicains, déplore le Rfjs.

L’échec du programme d’identification et de documentation des immigrants haïtiens (Pidih), lancé en République Dominicaine par les dirigeants haïtiens, le 21 juillet 2014, aurait favorisé la poursuite des actes de violations des droits des migrantes et migrants haïtiens en République Dominicaine, soutient le Rfjs.

Jean Elie Paul - source ALter Presse



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