Accueil | Opinion | Dossiers Sonson La Familia: le RNDDH avait tiré la sonnette d'alarme

Dossiers Sonson La Familia: le RNDDH avait tiré la sonnette d'alarme

Taille de la police: Decrease font Enlarge font

Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) s'était prononcé sur le dossier de Woodly Ethéart, alias Sonson La Familia, avant même sa libération. « Aucun procès ne peut être engagé dans le cadre de l’affaire avant l’arrêt-ordonnance de la cour d’appel passé en force de chose jugée », avait indiqué le RNDDH dans un communiqué.

Dans cette séance qui s'est déroulée ce vendredi au tribunal criminel, le juge Lamarre Bélizaire avait siègé sans assistance de jury pour juger Woodly Ethéart, alias Sonson La Familia, et Renel Nelfort, alias le Récif, poursuivis pour enlèvement suivi de séquestration contre rançon, assassinat, trafic illicite de stupéfiants, vol de véhicule, détention illégale d’armes à feu, faux et usage de faux, usurpation de titre, blanchiment des avoirs, complicité de blanchiment des avoirs et association de malfaiteurs.

Le communiqué du RNDDH rappelle que le juge d’instruction Me Sonel Jean Francois a rendu, en date du 5 mars 2015, une ordonnance dans le cadre de l’affaire dite de « Gang Galil » impliquant Alain Cérélus, dit commandant Jeff Dupiton, alias Peter Bryant, Woodly Ethéart, Renel Nelfort, Kerwins Jacques Mathurin, Brunet Augustin, Cézard Laforest, Bergeaud Jean, Marie Hermithe Saint-Juste, Marie Thaïssa Mazile Ethéart, Eddy Félix, Carl Henry Félix, Gérald François, Walder Saint-Juste, Bellance Benoit et Jolerme ainsi connu.

Plus loin, l’organisation de défense des droits humains rappelle que l’inculpé Alain Cérélus, par le biais du cabinet Manès a fait appel de ladite ordonnance. « Or, il est de principe qu’en matière pénale, l’appel est indivisible ; lorsqu’un inculpé interjette appel dans le cadre d’un dossier, cet appel concerne tous les inculpés et le dossier de la cause doit être transféré à la cour d’appel pour les suites de droit », précise le réseau, soulignant qu’aucun procès ne peut être engagé dans le cadre de l’affaire avant l’arrêt-ordonnance de la cour d’appel passé en force de chose jugée. « C’est alors que le parquet peut rédiger son acte d’accusation pour mettre l’affaire en état de recevoir jugement. »

Le RNNDH déplore que le parquet près le tribunal de première instance de Port-au-Prince dirigé par Me Kerson Darius Charles ait rédigé son acte d’accusation et que le doyen du tribunal civil, Me Raymond Jean Michel, ait réalisé un interrogatoire translatif dans le cadre du dossier où l’une des parties a interjeté appel, ce, « dans le seul but de faciliter un jugement expéditif en faveur de deux chefs du « Gang Galil », Woodly Ethéart et Renel Nelfort, appelés à comparaître par-devant le juge Lamarre Bélizaire ».

Le RNDDH rappelle que la bande à Woodly Ethéart compte à son actif l’enlèvement suivi de séquestration contre rançon de 17 personnes, ce qui a rapporté au moins un million huit cent quatre-vingt-neuf mille cinq cents (1.889. 500) dollars, l’assassinat d’au moins deux personnes et la disparition d’au moins deux autres.  

Par ailleurs, Le RNDDH dit vouloir  comprendre pourquoi les autorités politiques se sentent toujours obligées de commettre une action grossière et illégale en faveur des bandits ou de leurs proches, dans cette affaire, en rappelant la libération de Marie Thaïssa Mazile Ethéart par le substitut du commissaire du gouvernement, Me Gérald Norgaisse. Ce dernier, informe le RNDDH, a, par la suite feint de démissionner de son poste, mais reste toujours en fonction au parquet près le tribunal de première instance de Port-au-Prince.

« Comment le parquet peut-il rediriger un acte d’accusation dans le cadre d’un dossier frappé d’appel ? Comment le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince peut-il réaliser un interrogatoire translatif avec certains inculpés sans tenir compte de ceux qui ont interjeté appel dans le cadre du même dossier ? Les autorités judiciaires sont-elles aux ordres des délinquants ou de la loi ? », se demande le RNDDH, condamnant cette « parodie de justice » tout en demandant au CSPJ et au ministère de la Justice et de la Sécurité publique d’intervenir rapidement pour éviter ce nouveau scandale à la justice haïtienne.

Jean Daniel Sénat

nouvellist



Audionow:
Etats Unis: 641.552.5200 T-Mobile/MetroPCS: 360.398.4333 Canada: 438.795.4395 514.900.6012 Bresil 021 40 42 11 31 France: 01.90.14.14.75 Republique Dominicaine 849.936.7140 Mexique 08.99.27.46.700
Studio: 718) 355-9853 / (718) 303-2551 / (509) 2813-9450 / (509) 2813-9452 / (509) 2813-9456 Adresse: 45, Rue Chavannes Port au Prince, Haiti
Email: radiocaraibesfm<at>yahoo.fr
Tél: (509)4300-4300 / 3701-4300
WhatsApp: (509) 3701-4300

-->
Notes
Pas de note pour cet article
Estimez cet article
0