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Retour sur l’article « Économie d’une langue et langue d’une économie » (2e partie)

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Par Leslie Péan

 La critique doit être totale, avec irrespect s’il le faut, pour enlever toute possibilité de confort trompeur aux lecteurs et lectrices qui vivent leur mal dans la complicité. Cette bataille contient des risques et il importe de les assumer. C’est une manière comme une autre de dénoncer la fausse innocence dans la perpétuation du brigandage. Il est possible d’exprimer sa solidarité avec tous ceux et celles qui veulent mettre fin au mal séculaire qui étreint les Haïtiens, sans les flatter surtout si on n’est pas chercheur de pouvoir. L’observation sérieuse de la réalité, l’analyse des comportements des dominants et des dominés, la compréhension de leurs motivations profondes ne peuvent aboutir qu’à une explication simple : un concours de fausses et de vraies complaisances maintient la société dans un équilibre catastrophique. Le mal n’est pas uniquement au dehors mais aussi au dedans de nous. L’idéologie haïtienne du « simulacre » dénoncée par Fernand Hibbert a atteint un point de pourriture intolérable. La puissance des dominants repose sur la faiblesse des dominés et, cette faiblesse, sous un discours mièvre sert à camoufler la dérive d’une culture de mystification avec ou sans le créole haïtien.

Le désordre de l’ordre populiste

Contrairement à ce qui est arrivé avec le joual au Québec dont les partisans ont perdu de leur mordant dans le combat, le créole haïtien a ses lettres de noblesse. Il n’empêche, à cause des moyens économiques dont ils disposent, qu’il y a plus de bouquins publiés en joual qu’en créole haïtien. Des ouvrages tels que Le Cassé de Jacques Renaud (1964), L’Afficheur hurle de Paul Chamberland (1965) et Les Belles Sœurs de Michel Tremblay (1968) on été vendus à des milliers d’exemplaires. On se rappelle encore de ce fameux texte de Michel Tremblay où il disait :

« On n’a plus besoin de défendre le joual, il se défend tout seul. Cela ne sert à rien de se battre ainsi. Laissons les détracteurs pour ce qu’ils sont : des complexés, des snob ou des colonisés culturels. Laissons-les brailler, leurs chiâlements n’empêcheront pas notre destin de s’accomplir. Le joual en tant que tel se porte à merveille ; il est plus vivace que jamais... Quelqu’un qui a honte du joual, c’est quelqu’un qui a honte de ses origines, de sa race, qui a honte d’être québécois [1]. »

C’était en 1973. Aujourd’hui, en dépit de la volonté et des moyens qu’ont les Québécois, le joual demeure essentiellement une langue parlée. Les Québécois l’utilisent sans surenchère à côté du français et de l’anglais. Il y a des accrocs par exemple quand la firme Nintendo pour mieux vendre son jeu vidéo Mario Galaxy fait une traduction en joual. Cela n’est pas apprécié par certains tels que Raymond Legault, président de l’Union des artistes (UDA) qui y voit « un nivellement par le bas » [2]. Enfin la parution en 2008 de « Tintin en québécois », Colocs en stock, crée un tollé général dans toute la presse québécoise, y compris chez d’anciens défenseurs du joual comme Michel Tremblay. Il n’empêche qu’au cours des dernières élections du 4 septembre 2012, la presse a noté que la candidate Pauline Marois, élue premier ministre pour le Parti Québécois, a utilisé des expressions en joual plus fréquemment à la télévision au cours des débats que ses concurrents.

Par contre en Haïti, l’écueil à l’horizon pour le créole est d’une autre nature. Il importe d’être vigilant pour que la perversion de la culture populiste caractérisée par un mélange d’individualisme, de matérialisme, d’anti-intellectualisme et d’anti-idéologisme ne s’installe dans le champ du créole. Le cocktail risque alors d’être explosif surtout avec le tout voum se do qui envahit tout ce à quoi nous touchons en Haïti. On peut se demander si nous n’assistons pas à la traduction sur le plan civil du phénomène de la culture lumpen [3] du « militariat » qui a triomphé en Gambie, en Sierra Leone et au Libéria de 1980 à 2005. Ces pays-là ont été engagés dans une marche arrière à grande vitesse aux conséquences très négatives. Selon Jimmy D. Kandey,

« Cette impulsion rétrograde est le produit d’une culture lumpen qui est marquée par l’ignorance, le banditisme politique, le hooliganisme, le banditisme tout court et l’anarchie. La dévalorisation de l’humanité au sein du « mode de vie » lumpen est souvent déplacée vers le domaine public lorsque le militariat se charge de l’Etat [4]. »

En tant que tel, le militariat, c’est-à-dire le prolétaire militaire ou encore le soldat ayant un grade inférieur à celui d’officier, s’est manifesté en Haïti également au cours de cette période, lors du coup d’État du sergent Joseph Hébreux le 17 septembre 1988. Ce qui était impensable hier l’est devenu aujourd’hui dans une sorte de course vers l’abîme au rythme de Fè wana mache  [5]. Il s’est produit un laminage des valeurs confondant les hommes et les choses [6], continuant avec l’ignorance entretenue, entre autres, dans le Code Rural, la chosification de l’homme haïtien établie dans l’esclavage. À partir des pratiques de vente des Haïtiens comme des animaux pour aller travailler dans les plantations de canne à sucre à Cuba, puis en République Dominicaine, la chosification de notre être s’est renforcée.

La tonton-macoutisation de la société avec le duvaliérisme a décuplé le processus d’ensauvagement [7]. Comme le dit Achille Mbembe, nous vivons « une époque d’épuisement nerveux, d’avidité et de convoitise, au cours de laquelle nul n’est à l’abri de la sottise. La farce y cohabite avec la bouffonnerie [8]. » Et on ne voit pas poindre à l’horizon la Renaissance qui, comme ce fut le cas dans l’Europe du Moyen-Âge, a établi de nouvelles normes permettant de sortir de la problématique que Kahl Taminer nomme « le triomphe de l’insignifiant [9] ». Au fait, plus que des choses, nous sommes traités en déchets. On l’a vu avec cette étude des professeurs français Renaud Piarroux et Benoît Faucher [10] montrant que ce sont les déchets humains versés dans le fleuve Artibonite par les soldats népalais qui ont conduit à cette épidémie de choléra tuant déjà plus de 8 000 Haïtiens.

Mais, puisque l’euthanasie de la pensée du calbindage n’a pas encore eu lieu, le gouvernement haïtien tient à masquer la vérité et refuse de poursuivre les Nations Unies en justice pour ce crime. La liste est longue des nobles idéaux trafiqués par l’ordre du lumpen. Les nobles idéaux sont caricaturés par le fait que des dilettantes de la culture d’ancien régime colonial y trouvent leur fromage et font dériver les meilleures causes. Nous nous amusons à « lumpeniser » pas seulement l’habitat, le centre-ville, les quartiers propres, mais aussi les idées. Le dernier avatar régurgitant les procédés « tikouloute » et « bakoulou » est de ne pas appeler un chat un chat. Approche visant à pérenniser la culture de « kokorat » conduisant à l’impasse. Une culture qui dénature tout. « Yon kilti kap salope tout bagay » .

L’archaïsme culturel a le dessus et installe la cour des miracles dans tous les domaines. Ce que le professeur Achille Mbembe appelle le lumpen-radicalisme en référant au président sud-africain Jacob Zuma qu’il qualifie en 2008 d’être un « politicien quasi illettré et polygame, mais retors et rusé [11] » et en 2009 d’être un « homme peu cultivé, mais roublard et pragmatique [12] ». Les embaumeurs de cadavres, experts en commérages de toutes sortes, crieront à l’insulte devant ces vérités qui les envoient au plafond ! Pourtant le professeur Mbembe n’a pas été inquiété et continue de dispenser ses cours au Wits Institute for Social and Economic Research (WISER) de l’Université Witwatersrand en Afrique du Sud. La vérité est ce qu’elle est, n’en déplaise à ceux qui s’amusent à dorer la pilule avec une élégance de bas de gamme. Et à engager des débats byzantins pendant cinq jours, soit du 18 au 22 février 2013, autour d’un mot créole haïtien. Quelle conscience de la réalité immédiate a besoin d’un tel langage, de telles échappatoires ?

Pour faire rentrer son explication dans le lit de Procuste, notre contradicteur a préféré couper les jambes des multiples interventions et parler plutôt d’un jour au lieu de cinq jours de discussion futiles. Mais ce n’est pas là notre unique désaccord bien que cette dimension butte aussi sur la vérité. L’inacceptable, c’est cette inconsciente posture qu’il ne faudrait pas leur dire que c’est de la fumisterie et qu’il y a des choses plus importantes sur lesquelles on peut faire travailler ses neurones. Or justement, à cette étape, la question est : comment faire pour éviter que le désordre de l’ordre lumpen ne se reproduise dans le combat pour le créole ? Avec même une dose de radicalisme capable d’éblouir plus d’un tout en ridiculisant un sérieux combat. Comme on l’a vu en politique de 1990 à 2011.

Ce choix de traiter d’un mot créole ad nauseam est symptomal. Des milliers de sujets s’offrent à nous tous les jours, mais nous faisons un choix sur lesquels intervenir. Ce choix conscient est fait à partir de la conjoncture, de nos préférences, de nos objectifs, bref de nos contraintes de moyens matériels, du temps limité et de l’intelligence que nous avons de nous-mêmes et de la réalité que nous vivons. Nous mettons l’emphase sur un sujet et nous faisons un choix. Jamais innocent. Mais, comme les sciences cognitives l’enseignent, nous faisons aussi des choix qui sont aussi et souvent les injonctions de l’inconscient qui occupe la plus grande partie de notre cerveau [13]. Des choix sont faits à partir de l’affect, de la subjectivité et de l’immersion dans un champ donné. D’autres choix sont faits à partir de l’intellect, de l’objectivité et de la distance. Délaissant toute approche économiciste renvoyant à l’utilité marginale, il importe de constater que les choix faits en Haïti depuis deux siècles ont réduit notre bien-être et révèlent notre pauvre capacité de discernement. Les résultats catastrophiques le prouvent. Des choix dictés par la tradition du « Pito nou lèd nou la » qui informe nos comportements.

Contre l’exclusion des masses populaires des activités scientifiques

L’incapacité de faire des choix intelligents sur les questions à discuter et les actions à entreprendre est donc au cœur de ce qui bloque notre avancement. C’est l’improvisation qui triomphe avec le stock de représentations, les refoulés et autres impensés. Les positions ne sont pas claires. C’est le « wounou wounou » du calbindage pour atteindre des fins, aussi confuses soient-elles. Nous en sommes conscients et, en ce sens, nous avions écrit en 2010 un texte intitulé « L’économie politique au service de la renaissance d’Haïti  [14] » dont nous extrayons les passages suivants :

« L’ignorance chez les peuples noirs et subalternes est consubstantielle au système économique esclavagiste et colonial et conditionne sa survie tout en limitant les options de ces hommes rabaissés au rang de serviteurs. Dans le cas haïtien, le système éducatif élaboré en français écarte la majorité de la population créolophone qui, de ce fait, n’arrive pas à produire sa propre intelligentsia. Les habitudes et les goûts créoles sont condamnés au profit uniquement des mœurs de la bourgeoisie francophone et francophile. Seules les voix de ces élites sont entendues, tandis que celles des masses populaires demandant une équitable distribution de la propriété terrienne, de l’éducation et de la santé seront ignorées et/ou marginalisées. Rares sont les intellectuels qui marchent sur les brisées de Christian Beaulieu en faisant la promotion du créole.

L’école en créole est combattue et les fleurs de l’enfance continuent de saigner dans un système éducatif en français que Yves Déjean qualifie « d’irrationalité démesurée et de suprême aberration [15] ». Les défenseurs et les promoteurs du créole n’ont jamais eu la masse critique pour permettre son enseignement sur le long terme, conformément aux vœux de la pensée libérale haïtienne. En effet, l’article 31 de la Constitution de 1843 et l’article 29 de celle de 1867 prônaient en clair l’établissement d’écoles publiques en spécifiant que « les langues usitées dans le pays seront enseignées dans ces écoles [16] ». Le pays n’a pas produit d’intellectuels créolophones capables de travailler au relèvement social de la paysannerie à travers des initiatives telles que le développement du créole et de sa littérature, de l’alphabétisation, de l’édition, bref de toute l’infrastructure nécessaire à la promotion des masses populaires en dehors des structures économiques et politiques de l’État postcolonial.

…… Mais, tant que les textes administratifs resteront en français, les concernés eux-mêmes, pris entre le poids de l’aliénation et celui de la méfiance ou du doute, continueront de réclamer un acte de naissance écrit en français (l’équivalent en créole n’existe pas), malgré le fait que le créole soit proclamé langue officielle au même titre que le français dans la Constitution de 1987. La refondation/reconstruction d’Haïti exige une valorisation du capital culturel créole afin, entre autres, que les élèves des écoles secondaires ne continuent plus d’avoir « 7 à 8 heures de cours de français par semaine contre une heure de créole [17] ». Les dominés sachant que les examens finaux sont faits en français, se préparent à cet ultime test en refusant de tomber dans ce qu’ils estiment être un autre piège de la langue pour les exclure.

…….. Cela ne signifie nullement que des intérêts de classe ne peuvent orienter les intellectuels créolophones vers la défense de leurs groupes sociaux au détriment des intérêts des masses populaires. Également, cela ne veut pas dire que les intellectuels francophones soient obligatoirement des intellectuels compradores et ne peuvent défendre les intérêts de la paysannerie pauvre. »

La promotion du créole est un élément essentiel de notre combat pour une nouvelle Haïti, et je le dis sans démagogie. Tout en voulant éviter toute polémique stérile, nous pensons que l’entrée de la langue vernaculaire dans l’arène officielle ne doit pas constituer un piège visant à continuer d’exclure les masses populaires des domaines exigeant une maitrise du français notamment les activités scientifiques. En Haïti, les conditions matérielles d’épanouissement de réseaux savants créolophones n’étant ni réunies ni près de l’être, nous appuyons la pratique actuelle du bilinguisme actif créole/français. Pour aller plus loin, il faut trouver les moyens adéquats. Conscient des limites de l’économie haïtienne, nous avons sonné l’alarme face au courant du « tout en créole » qui contourne inconsciemment la question de la diffusion du savoir . Il est indispensable de prendre une autre route pour ne pas déboucher sur un vide aux effets délétères, comme c’est le cas en politique aujourd’hui.

On connaît l’effondrement des idées progressistes occasionné par la profonde déception causée par le populisme de gauche dans la population haïtienne. Nous sommes en plein repli par rapport aux idées progressistes des années 1986-1990 qui ont suivi la chute de la dictature des Duvalier. La raison est que les résultats n’ont pas été significatifs, ils ont même été contraires aux intérêts du pays. L’occupation de la MINUSTAH, accompagnée de son cortège de viols et les 8 000 victimes de l’épidémie de choléra, le prouve amplement. À un moment où les temps s’assombrissent de plus en plus, on n’a pas besoin d’être grand clerc pour saisir ce qui est essentiel ou dérisoire, fondamental ou secondaire. À moins de vouloir faire le jeu d’un pouvoir qui est en train de déposséder la société civile haïtienne des acquis antidictatoriaux en lui imposant des élections frauduleuses et un schéma de réformes par le haut, donc arbitraires. C’est autour de cet enjeu majeur que le débat doit se cristalliser. S’il le faut, avec toute l’irrévérence du monde.

Aujourd’hui, Haïti est dans sa énième crise électorale depuis l’adoption de la Constitution de 1987. Cette dernière se déroule sur fond de procès d’anciens présidents organisés pour servir de diversion afin de masquer les manœuvres électorales occultes du pouvoir en place. La création du Conseil Electoral Provisoire (CEP) fait l’objet de toutes formes de manipulations. L’Éxécutif veut à tout prix contrôler la nomination des membres du CEP pour déterminer le résultat des élections législatives et locales. Dans cette conjoncture, il ne faut pas dévier l’attention du grand public sur la forfaiture en préparation. Intentionnels ou délibérés, tous les faux débats finissent par faire le jeu du pouvoir. Le mot d’ordre devrait donc être : ni silence de fausse courtoisie, ni paix des cimetières !

Le nouveau populisme veut masquer la vérité par le style et est estomaqué par le discours sans artifices. Continuation du même registre du « tikouloute » et du « bakoulou » . En perdant le temps sur le superficiel et en négligeant ce que demande l’urgence : la lutte contre l’occupation étrangère et pour la souveraineté nationale. La résistance des groupes conservateurs leur a permis non seulement de bloquer le changement de 1986 à nos jours mais aussi et surtout de reprendre le pouvoir. Leurs actions pour contrecarrer le processus démocratique dont le massacre des élections du 29 novembre 1987 ne se comptent plus.

On n’arrivera pas à contrecarrer la pensée cannibale qui tue les Haïtiens depuis 1804 avec une approche lakataw fè taw qui, au lieu de dévoiler les mécanismes cachés de cette mystification, prétend la présenter avec grâce. Quelle conscience de la réalité immédiate a besoin d’un tel langage, de telles échappatoires ? La contradiction antagoniste dans le champ du savoir, dans le domaine de la décision, est bien celle entre le fondamental et le superficiel. C’est à partir de cet antagonisme que les autres contradictions se pensent. Là est la question. À un moment où des choses se passent en profondeur dans notre pays sous occupation étrangère, il est sidérant de voir comment des valeurs superficielles peuvent monopoliser pendant cinq jours les réflexions d’une jeunesse. À moins de penser que cette écume faible soit la traduction de vagues sans cohésion. Or justement, les cerveaux produisant ces écumes sont capables de mieux. D’où notre cri de protestation contre cet encanaillement des esprits. Une critique qui ne veut rien dissimuler ni refouler mais aussi une critique qui se veut un soutien à des gens qui peuvent et doivent faire mieux.

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[1] Michel Tremblay, La Presse, Montréal, 16 juin 1973.

[2] Marie-Joëlle Parent, Nouveaux jeux Nintendo : un français lamentable, Canoë Techno & Sciences, Canada, 08/11/2007

[3] Jimmy D. Kandey, « What Does the ‘Militariat’ Do When it Rules ? Military Regimes : The Gambia, Sierra Leone and Liberia », The Review of African Political Economy, Vol.23 No.69, September 1996.

[4] Ibid, p. 388.

[5] Leslie Péan, « Diriger un pays au rythme de Fè Wana mache », Le Nouvelliste, 23-24 janvier 2013.

[6] Bruno Latour, Nous n’avons jamais été modernes, Paris, La Découverte, 1997, p. 21-22.

[7] Leslie Péan, L’ensauvagement macoute, Paris, Maisonneuve et Larose, 2007.

[8] Achille Mbembe, De la postcolonie, op. cit., p. 269.

[9] Tahl Kaminer, « The Triumph of the Insignificant », dans Gillian Pye. Trash Culture : Objects and Obsolescence in Cultural Perspectives, Oxford University Press, 2010.

[10] Renaud Piarroux et Benoît Faucher, « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, même les Haïtiens », Le Monde, Paris, 29 août 2011.

[11] Achille Mbembe, « La fête des cannibales », Mediapart, 25 septembre 2008.

[12] Achille Mbembe, « Le "lumpen-radicalisme " du président Jacob Zuma », Le Monde Diplomatique, Paris, Juin 2009.

[13] Antonio Damasio, L’Erreur de Descartes - La raison des émotions. 1994, 2e éd., Odile Jacob, 2006.

[14] Leslie Péan, « L’économie politique au service de la renaissance d’Haïti », dans Pierre Buteau, Rodney Saint-Éloi et Lyonel Trouillot, Refonder Haïti ?, Montréal, Éditions Mémoire d’encrier, 2010.

[15] Yves Déjean, « Créole, École, Rationalité », Chemins Critiques, Vol V, No. 2 , Octobre 2004, p. 243.

[16] Louis Joseph Janvier, Les Constitutions d’Haïti, 1801-1885, Paris, C. Marpon et E. Flammarion, 1886 ; Port-au-Prince, Fardin, 1977, p. 78 et 119.

[17] Louis Auguste Joint, Système éducatif et Inégalités Sociales en Haïti—Le cas des Écoles Catholiques, l’Harmattan, Paris, 2007, p. 139.



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