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Faire des coopératives un levier de développement

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Josué Beaubrun, Reynald Charles et Manel Castel, trois membres du milieu coopératif, ont été invités, ce samedi 28 octobre, à Forum pour discuter de coopérative, en tant que vecteur de développement et de richesses. 

D’entrée, ils ont défini le mot de coopérative. Ils en ont également exposé les principes. Manel Castel, président de l’Association nationale des caisses populaires haïtiennes (Anacaph), la coopérative est pour lui une sorte de « coumbite ». Là, il se réfère à une pratique, à un mode de travail du monde rural, qui, malheureusement, tend à disparaître. C’est donc un acte d’entraide par lequel des paysans s’unissent pour planter ou récolter. Presque de la même manière, la coopérative se révèle une mutualité, une solidarité entre des personnes mobilisées autour d’un même projet ayant des objectifs précis. 

Reynald Charles, directeur général de la Kotelam, considère la coopérative comme une mise en commun, une société de personnes, axée sur des valeurs démocratiques, dans la mesure où chaque personne, membre ou sociétaire est une voix. Il a brièvement énuméré quelques types de coopératives, celles de logements, d’agriculture, d’enseignants, de santé… 

Pour sa part, Me Josué Beaubrun – avocat spécialisé dans des questions de coopérative –, s’est contenté d’en exposer les valeurs sur lesquelles est fondée toute coopérative: la démocratie, la solidarité, la responsabilité, la pérennité, la transparence, la proximité et le service. Il a, par ailleurs, évoqué les sept principes fondateurs de la coopérative : l’adhésion volontaire et ouverte à tous ; le pouvoir démocratique exercé par les membres ; la participation économique des membres ; l’autonomie et l’indépendance ; l’éducation, la formation et l’information ; la coopération entre les coopératives ; l’engagement envers la communauté. Le tout, pour donner à l’émission une dimension pédagogique.   

Invoquant les bienfaits et les opportunités des coopératives, Manel Castel considère ce modèle d’entreprise démocratique et d’économie sociale et solidaire (ESS) comme étant une révolution. C’est la raison pour laquelle, elle a été perçue, sous certains gouvernements, comme une activité subversive. 

Il reste que le mouvement coopératif a, depuis 90 ans d’existence dans le pays, connu des moments de bouleversements, de turpitudes. Kotelam semble en être un exemple vivant. Lors du séisme de janvier 2010, elle a enregistré, outre les pertes en vies humaines, des pertes s’élevant à plus de 20 M de gourdes. Son directeur général a également témoigné du relèvement de cette coopérative et de sa solidarité envers des employés d’autres coopératives du Sud, victimes des dégâts dévastateurs de l’ouragan Matthew.  

Aux mauvais moments qu’a connus ce secteur, il faut ajouter la grande et grave crise de 2002.  Celle qui imputée à ce que Me Josué Beaubrun hésite à appeler des « délinquants ». Ces derniers « ont profité d’un vide juridique  » pour créer des coopératives et caisses populaires. L’objectif : attirer l’épargne des citoyens en leur promettant des taux d’intérêts alléchants. On connait la suite de l’histoire : dilapidation des fonds des épargnants, puis fermeture de très nombreuses caisses populaires créées à ces fins. Cette situation n’est pas sans discréditer ce secteur, qui, jusqu'à maintenant, cherche à renaitre véritablement.      

Ce qui porte Me Josué Beaubrun à plaider pour un cadre légal des coopératives. Loin de s’opposer à cette idée, Manel Castel, lui, rêve d’une République coopérative. Dans sa plaidoirie en faveur de son secteur, il appelle à intégrer dans les curricula des enseignements secondaire et universitaire des cours sur la coopérative en vue de la formation des jeunes à ce mouvement d’économie solidaire. Pour lui, la coopérative constitue un atout économique dont le développement et l’extension profiteront au pays.

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