Accueil | Tele Caraibes 22 | Forum | Ils disent oui au retour de l’armée !

Ils disent oui au retour de l’armée !

Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image

Le 18 novembre 1803 est pour les Haïtiens une date hautement historique. C’est la Bataille des Vertières, guerre fratricide mais décisive de notre indépendance moins de deux mois plus tard, soit le 1er janvier 1804. Elle constitue l’un des symboles fondateurs de la nation haïtienne, de la souveraineté, de la victoire d’une masse de va-nu-pieds sur la plus grande armée de l’époque, l’armée napoléonienne. Les militaires d’aujourd‘hui – ceux des anciennes forces armées d’Haïti qui sont sur le point d’être reconstituées après leur démobilisation en 1995 – se réclament de cette Bataille pour ce qu’elle constitue comme emblème de combat mais aussi pour ce que ses vaillants guerriers indépendantistes représentent pour eux en tant que leurs pères fondateurs. 

C’est en ce 18 novembre, en ce 214e anniversaire de la Bataille des Vertières, qu’un arrêté présidentiel a été pris, créant le nouvel état-major, intérimaire, habilité à remobiliser la nouvelle Force armée ayant cette fois de nouvelles mission, formation et orientation. C’est en cette occasion, combien significative, qu’à Forum, ce samedi 18 novembre 2017, ont été invités le colonel des anciennes Forces armées d’Haïti, Himmler Rébu, le major Patrick Henry Bastien et le professeur d’histoire, Jean Reynold Jean Pierre, à discuter de la Bataille des Vertières et de la nécessité d’avoir une nouvelle force armée. 

Comme le moment l’obligeait, les invités de Jean Rommel Pierre ont, d’entrée de jeu, souligné la signification de la Bataille des Vertières, ou du 18 novembre 1803, de sa dimension hautement historique et culturelle, de son imprégnation de notre imaginaire de peuple. En effet, pour Jean Reynold Jean Pierre, sans le 18 novembre 1804 il n’y aurait pas 1804, soit notre indépendance. Grâce à cette Bataille, les héros de l’indépendance, indique le professeur Jean Pierre, ont pu mettre à genou tout un système esclavagiste, colonialiste et ségrégationniste. Le 18 novembre 1803 a été marqué par une bataille en faveur de l’autodétermination. 

Himmler Rébu s’est lui contenté de rappeler les luttes successives qui ont amené à la Bataille des Vertières, sans oublier les luttes des marrons qui constituaient ce qu’on nommera plus tard, au XXe siècle en Amérique latine, la guérilla. Le colonel Rébu a tenu à mentionner la technique de communication employée par les guerriers de Vertières ainsi que l’utilisation de la masse dans le cadre de cette grande bataille historique et décisive. Celle-ci va permettre surtout, selon Himmler Rébu, aux noirs de vaincre l’armée napoléonienne.   

Le major Patrick Henry Bastien a campé le général Toussaint Louverture comme un stratège militaire dans les guerres précédant la grande Bataille des Vertières. Il assimile sa technique de combat à celle de la guérilla, tout en louant sa capacité de négocier avec les Blancs et les puissances esclavagistes et coloniales. Ce qui lui a valu le titre d’un grand diplomate avant la lettre.  

Après avoir effleuré les questions portant sur les changements de couleurs du drapeau national au cours de notre histoire et celles de la figure emblématique, nationale du père fondateur Jean-Jacques Dessalines, les invités de Forum ont abordé le dossier de la reconstitution de l’armée. Ils sont tous les trois unanimes à saluer la décision du président de la République de doter le pays d’une nouvelle force armée. Mais Himmler Rébu se dit en faveur d’une armée nationale au service de la population, du développement du pays ; une armée professionnelle vouée à l’éducation, à la santé et axée sur des valeurs citoyennes, républicaines. Il rêve d’une armée telle que le veulent les autorités. A en croire Jean Reynold Jean Pierre, l’armée est inhérente au pays. L’Etat haïtien a été créé, selon lui, par l’armée qui est le garant de la souveraineté, le symbole de notre fierté, du nationalisme. La remobilisation des forces armées – qui seront au service de la nation – est donc nécessaire. 

Se disant longtemps orphelin de la démobilisation des Forces armées d’Haïti, le major Patrick Henry Bastien avoue se sentir réconforté aujourd’hui de la décision de l’exécutif de remettre sur pied l’armée. Cette démobilisation a causé, selon lui, bien des torts irréparables au pays.



Audionow:
Etats Unis: 641.552.5200 T-Mobile/MetroPCS: 360.398.4333 Canada: 438.795.4395 514.900.6012 Bresil 021 40 42 11 31 France: 01.90.14.14.75 Republique Dominicaine 849.936.7140 Mexique 08.99.27.46.700
Studio: 718) 355-9853 / (718) 303-2551 / (509) 2813-9450 / (509) 2813-9452 / (509) 2813-9456 Adresse: 45, Rue Chavannes Port au Prince, Haiti
Email: radiocaraibesfm<at>yahoo.fr
Tél: (509)4300-4300 / 3701-4300
WhatsApp: (509) 3701-4300

-->
Notes
Pas de note pour cet article
Estimez cet article
0