L’ancien Premier ministre, le Dr Keith Rowley, appelle le gouvernement de Trinité-et-Tobago à révéler combien de nationaux se sont vus retirer leur visa américain, après que Washington a indiqué que des visas avaient été annulés pour des raisons incluant un comportement « mettant en danger la sécurité nationale ».
Dans une déclaration publiée sur Facebook lundi, Rowley s’est demandé si le gouvernement avait signalé des nationaux de Trinité-et-Tobago aux autorités américaines en vue d’une éventuelle annulation de visa.
Rowley a souligné que des appels avaient déjà été lancés par des personnes à Trinité-et-Tobago en faveur de l’annulation de son visa américain, ainsi que celui de l’ancien Premier ministre Stuart Young.
Il a également déclaré que, plus récemment, des membres du United National Congress (UNC), au pouvoir, et des personnes proches du parti avaient averti les citoyens du risque de perdre leur visa américain.
Rowley a déclaré vouloir remercier les autorités américaines « d’être sorties publiquement pour dire à la population traumatisée de ce pays les conditions dans lesquelles les visas peuvent être révoqués ».
Selon Rowley, le Département d’État américain a indiqué dans un communiqué publié le 10 août que des visas avaient été révoqués à des personnes qui violaient les conditions de leurs visas américains, commettaient des crimes, appelaient à la violence contre des citoyens américains, escroquaient des Américains, avaient abusé du système d’immigration ou avaient mis en danger la sécurité nationale.
Rowley s’est interrogé sur le fait de savoir s’il ou Young avaient commis l’un des délits cités par le gouvernement américain.
« Aujourd’hui, je veux demander à Mme Kamla Persad-Bissessar et à tous ceux qui ont lancé cet appel et même écrit au gouvernement américain demandant l’annulation des visas de Stuart Young et de Rowley : de quels délits les accusent-ils précisément ? »
Il a également remis en question les circonstances entourant l’annulation du visa d’une personne qu’il décrit comme une proche associée et messagère de la Première ministre Kamla Persad-Bissessar.
« D’ailleurs, la Première ministre est-elle prête à dire au pays laquelle de ces offenses son amie proche et messagère aurait enfreint, ce qui a entraîné l’annulation de son visa bien avant qu’elle n’arrive au pouvoir ? »
Rowley a en outre exhorté Persad-Bissessar à révéler si son gouvernement avait communiqué avec les autorités américaines au sujet d’autres ressortissants de Trinité-et-Tobago.
Il a demandé au Premier ministre de « dire au pays, au-delà de Rowley et Young, combien d’autres citoyens elle et son gouvernement ont signalés au gouvernement américain avec une recommandation d’annuler leurs visas ? »
Les propos de Rowley interviennent dans un contexte d’attention accrue à Trinité-et-Tobago concernant les révocations de visas américains et les circonstances dans lesquelles Washington peut annuler les visas détenus par des ressortissants étrangers.