Antigua-et-Barbuda insiste pour obtenir le financement et les mécanismes de soutien avant d’accepter les ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis, les négociations avec Washington approchant de leur aboutissement.
Le Premier ministre Gaston Browne a déclaré, lors de son émission radio hebdomadaire, que les discussions sur l’arrangement migratoire touchaient à leur fin, mais que les questions de compensation et les accords avec une organisation internationale seraient traités séparément.
« La question de la compensation, ils nous ont demandé de négocier un accord distinct avec eux plutôt que de l’intégrer dans le cadre du TCN lui-même », a confié Browne à ses auditeurs, ajoutant que son gouvernement voulait s’assurer que les ressources nécessaires seraient disponibles avant d’accueillir les déportés.
« D’après ce que je comprends, certains pays pourraient avoir accepté des individus avant de mettre en place des dispositions… et pourraient ne pas avoir obtenu le financement d’appui. Nous voulons veiller à ne pas commettre cette erreur », a-t-il déclaré.
Plusieurs États membres de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) ont signé des accords ou sont en train de négocier des dispositions avec Washington pour accueillir des ressortissants de pays tiers expulsés des États-Unis, mais qui ne peuvent pas être renvoyés immédiatement dans leurs pays d’origine.
La plupart des pays CARICOM qui ont publiquement évoqué leurs accords indiquent travailler avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) afin de coordonner l’aide destinée aux personnes transférées. Cette assistance pourrait inclure des options de rapatriement volontaire vers leurs pays d’origine ou une intégration locale, selon les dispositions en vigueur.
Browne a déclaré qu’aucun transfert vers Antigua-et-Barbuda n’aurait lieu tant qu’un accord avec une organisation internationale acceptable par les deux gouvernements n’aura pas été finalisé et opérationnel.
Dans le cadre de l’arrangement envisagé, les États-Unis devraient financer une organisation internationale acceptée d’un commun accord par les deux gouvernements afin de fournir et de coordonner les services pour les personnes transférées.
Toutefois, la participation de cette organisation dépendrait de son mandat, de ses politiques et de son évaluation des risques, ainsi que d’un accord distinct avec le gouvernement d’Antigua-et-Barbuda.