Haïti.- Au moins 20 personnes ont été tuées lors d’une attaque menée par des gangs armés à Kenscoff, à l’est de Port-au-Prince, dans la nuit du 23 au 24 août, selon l’agence EFE. Certains médias haïtiens ont évoqué un bilan pouvant atteindre 40 morts. La violence a conduit le gouvernement haïtien à placer les forces de sécurité en alerte maximale.
Dans la commune de Kenscoff, l’attaque a impliqué des groupes armés qui ont incendié des domiciles et des véhicules pendant que les habitants fuyaient les lieux. EFE a signalé avoir retrouvé au moins 20 corps dans des zones accessibles à ses journalistes, tandis que les coups de feu et les explosions se poursuivaient ailleurs.
La police a été déployée pour repousser les assaillants, mais la violence aurait également fait d’autres blessés et forcé des centaines d’habitants à quitter leur domicile. Une église utilisée comme abri pour les personnes déplacées par des violences antérieures a aussi été visée.
Plusieurs personnalités haïtiennes de premier plan seraient parmi les personnes touchées, notamment le docteur William Pape, fondateur des centres de santé Gheskio, dont le domicile a été attaqué.
Le gouvernement haïtien a condamné ces violences et a annoncé le déploiement de forces de sécurité supplémentaires afin de restaurer l’autorité de l’État à Kenscoff. Les autorités n’ont pas communiqué de bilan officiel, mais elles ont assuré que la zone ne serait pas abandonnée aux groupes armés.
Selon les informations disponibles, l’attaque serait liée à la coalition de gangs Viv Ansanm, qui cherche à étendre son emprise dans Kenscoff, une zone stratégique située près du département Sud-Est et de la ville de Jacmel.