Le premier groupe de migrants en provenance des États‑Unis sera accueilli à Sainte‑Lucie d’ici la fin de cette semaine, dans le cadre d’un programme de ressortissants de pays tiers instauré par un accord bilatéral entre les deux pays, a annoncé le gouvernement lundi.
La ministre des Affaires étrangères, du Commerce international, de l’Aviation civile et des Affaires de la diaspora, Alva Baptiste, a précisé que six personnes — cinq hommes et une femme — seront autorisées à entrer à Sainte‑Lucie dans le cadre de ce dispositif.
« Au cours des deux prochaines années, Sainte‑Lucie recevra jusqu’à dix personnes par trimestre », a déclaré Baptiste lors de la conférence hebdomadaire du Cabinet.
Il a expliqué que cet arrangement faisait suite à des discussions avec Washington, après que le gouvernement américain a demandé à Sainte‑Lucie d’aider à mettre en œuvre le programme de ressortissants de pays tiers.
« Les États‑Unis restent un partenaire solide et apprécié de Sainte‑Lucie », a déclaré Baptiste. « Notre relation est fondée sur la coopération et un engagement commun à relever les défis régionaux et internationaux de manière responsable. »
En reconnaissant les préoccupations entourant l’accord, Baptiste a souligné que les personnes transférées n’ont pas été identifiées comme criminelles.
« Ces individus ne sont pas des criminels. Leurs circonstances relèvent d’un cadre administratif », a déclaré Baptiste. « Ils n’ont pas réussi à régulariser durablement leur statut d’immigration aux États‑Unis et ont donc été ciblés pour être expulsés. »
Baptiste a indiqué que le gouvernement de Sainte‑Lucie collabore avec l’Organisation internationale pour les Migrations pour offrir aux migrants deux options : le rapatriement volontaire vers leurs pays d’origine ou, pour ceux qui choisissent de rester à Sainte‑Lucie, une aide pour suivre les procédures légales appropriées et s’intégrer dans la société.
« Notre accord en faveur de ce programme reflète les valeurs que nous défendons fièrement en tant que nation », a déclaré Baptiste, citant « la compassion, la dignité humaine et le respect des droits fondamentaux tels qu’inscrits dans la Charte des Nations Unies ».
Baptiste a ajouté que le gouvernement continuerait à tenir le public informé au fur et à mesure de la mise en œuvre du programme.
Baptiste a également souligné que les migrants seraient traités avec dignité à leur arrivée à Sainte‑Lucie.
« Lorsque les migrants des États‑Unis arriveront ici, nous ne pouvons pas les traiter comme s’ils étaient des prisonniers », a déclaré Baptiste. « Nous allons les accueillir et les traiter avec respect — le même respect que nous attendons des personnes d’autres pays lorsqu’ils viennent chez nous. »
Baptiste a noté que de nombreux Saint‑Luciens vivent à l’étranger et a dit que le pays attend de ses nationaux qu’ils soient traités avec respect à l’étranger.
Il a ajouté que la migration est devenue, de plus en plus, une question politique majeure à mesure que les pays imposent de nouvelles restrictions, mais Sainte‑Lucie demeure liée par le droit international à la protection des droits et de la dignité des migrants.