L’ambassadrice des États-Unis en République dominicaine, Leah Francis Campos, a déclaré que la relation bilatérale traverse l’un de ses meilleurs moments, marqués par la coopération en matière de sécurité, de commerce et de valeurs partagées.
Lors d’une interview spéciale diffusée sur CDN, la diplomate a souligné l’existence d’un « environnement sain de liberté d’expression » dans le pays, tout en insistant sur le fait qu’elle doit être exercée de manière responsable.
Campos a souligné la chaleur et le patriotisme des Dominicains, les comparant au peuple américain, et a défendu la priorité que l’administration Trump a accordée à la région. Cependant, ses déclarations sur des questions sensibles ont suscité un débat public.
Parmi celles-ci figuraient l’annonce d’accords prévoyant des déportations ordonnées de migrants en situation irrégulière, la fermeture de l’agence USAID pour « déviation d’objectifs », et la proposition de stabiliser Haïti à l’aide de forces de l’ONU.
La diplomate a aussi mis en garde contre l’influence de la Chine dans la région et défendu les valeurs chrétiennes ainsi que le droit à la vie, tout en précisant qu’elle n’interviendrait pas dans les débats internes dominicains. Sur le plan sécuritaire, elle a réitéré que le trafic de drogue représente un enjeu de sécurité nationale pour les États-Unis et a réaffirmé l’engagement en matière de formation et d’opérations conjointes avec les autorités locales.
Les réactions ont été rapides. Si des secteurs pro-gouvernement ont salué la coopération en matière de sécurité et de démocratie, les critiques ont remis en cause le positionnement concernant Haïti et la fermeture des programmes d’aide, évoquant les conséquences potentielles pour les communautés vulnérables. D’autres analystes ont interprété ses déclarations sur les valeurs et la souveraineté comme une tentative d’influencer l’agenda des débats sociaux internes.